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 Remise en question -LIBRE-

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MessageSujet: Remise en question -LIBRE-   Mar 15 Jan - 19:13

    There's no time for us
    There's no place for us
    What is this thing that builds our dreams yet slips away from us
    Who wants to live forever ?
    Who wants to live forever ?


    Dereck marchait dans les allées du jardin botanique du Bronx. L’après midi bien que fraîche offrait à la population de New York, un beau soleil. Pourtant, un homme se fichait totalement qu’il vente, qu’il neige ou qu’il pleuve. Et cet homme n’était autre que Dereck Sharks, en plein conflit intérieur. Durant des années, il avait cru que la musique était ce qu’il avait toujours voulu faire mais maintenant qu’il se trouvait pris dans l’engrenage du système, ça le dégoûtait plus qu’autre chose. En réalité, il avait perdu toute sa liberté si durement gagnée et ça lui faisait mal car il avait l’impression de se perdre. Tout allait très vite dans vie et il ne regrettait rien. Le problème c’est qu’il ne savait pas quoi faire. Devait-il continuer dans la musique, ou abandonner son groupe pour trouver sa propre voie ?

    There's no chance for us
    It's all decided for us
    This world has only one sweet moment set aside for us
    Who wants to live forever ?
    Who wants to live forever ?
    Who dares to love forever ?
    When love must die


    De sa façon de s’habiller à sa façon de poser sur la couverture de la jacket de l’album, tout était dicté, rien de bien spontané et ça, ça le faisait enrager. Dereck, depuis sa plus tendre enfance, haïssait les gens bien pensant qui voulait le formater dans un rôle bien précis. Il n’aimait pas qu’on pense à sa place, qu’on cherche à faire de lui quelqu’un qu’il n’est pas. Et qu’il ne sera jamais. Le mutant restait un esprit libre qui refusait de se soumettre un quelqu’un. Quoi de plus naturel pour quelqu’un d’électrique comme lui. Voila pourquoi, il avait de plus en plus de mal à rester à l’Institut. Dereck ne voulait pas finir par être un mouton ou un joli toutou à sa mémère. Il en avait assez de se cacher des humains, de toujours faire attention à ne pas utiliser son pouvoir devant un public. Pourquoi ? Ce mot qu’il voulait hurler à la face des gens. Il voulait cesser cette hypocrisie, que ça s’arrête. Qui voudrait vivre dans le mensonge toute sa vie ? Bien sur, Alix attendait leur enfant et il était plus prudent de jouer la carte de la discrétion. Mais est-ce un monde comme celui-ci qu’il voulait offrir à son enfant ? Un monde où les mutants doivent se cacher pour rester en vie parce que des crétins ne sont pas capables de sortir des jupes de leurs mères à cause de l’inconnu qui fait peur ? Non, assurément non.

    Rageusement, il éteignit son Ipod pour le fourrer dans la poche de sa veste en cuir puis replongea les mains dans les poches de son jean. Encore une fois, il repensait à la confrérie des mauvais mutants. Mauvais mutant ? Pff tout ça parce qu’ils voulaient que cesse ce mensonge absurde. Les mutants existent et ils ne sont pas une menace. Certes, leurs actions n’étaient pas des plus angéliques mais quand on voyait celles des non mutants, ça se valait au final non ? De plus en plus tenté, Dereck se demandait encore ce qui le retenait de partir à la recherche d’un confrériste. Surtout à New York, il devait y avoir foule mais ces derniers faisait plus dans la discrétion qu’autre chose depuis la mort de leur leader. De mauvaise humeur, il shoota dans un caillou et sans faire attention, une dose d’électricité s’enroula autour de la pierre, faisant d’elle, un projectile ma foi un peu dangereux. Heureusement, il ne fit pas de victime jusqu'à ce qu’un petit de deux ans le mette dans sa bouche. Aïe, ça fait mal un coup de jus. Dereck aurait du ressentir de la pitié pour cet enfant mais rien ne le touchait en ce moment. Comme s’il était éteint de l’intérieur.

    « Si quelqu’un connaît le remède au doute qu’il se fasse connaître. »

    Une phrase lancée à voix haute, plus une question personnelle qu’une véritable demande. Ne s’attendant pas à une réponse, il reprit son chemin jusqu'à ce qu’une personne lui réponde, le faisant s’arrêter en pleine lancée. Dereck se retourna alors vers ladite personne, son visage toujours aussi impénétrable.

    « Vous disiez ? »


[HJ] Pas fameux comme post, mais si quelqu’un veut Rp avec moi, qu’il n’hesite pas ! [/HJ]
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MessageSujet: Re: Remise en question -LIBRE-   Mer 23 Jan - 1:37

    « Maman, je veux rester avec toi, s’il te plaît ! »
    « Je suis désolée ma puce, je dois vraiment travailler aujourd’hui. Mme Jenkins veillera sur toi, et on dinera tous les quatre en famille, ce soir. Rachel doit sortir de l’hôpital dans quelques heures. »
    « Papa va rentrer à la maison pour le dîner ? »
    « Il va essayer, il l’a promis. »

    Maddison hocha la tête et déposa un baiser sur la joue de sa mère, qui ébouriffa bien gentiment sa chevelure blonde, avant de quitter le grand Manoir qu’ils habitaient tous les quatre. La gamine se retourna vers Mme Jenkins, la tortionnaire que son père avait engagé pour veiller sur elle en l’absence de ses parents. Elle était loin d’avoir la douceur et le ton chaleureux de Penelope. En fait, on pouvait facilement la comparer à une mégère de la pire espèce. La blondinette détestait passer des après-midis entiers avec cette vieille bique, mais en temps normal, elle avait sa grande sœur pour s’amuser. Malheureusement, depuis quelques jours, elle se trouvait à l’hôpital à des fins médicales. Sa maman avait parlé d’une opération, mais Maddie n’avait pas très bien compris de quoi il s’agissait. Elle s’était contenté des quelques informations qu’on avait bien voulu lui donner, sans poser trop de questions. Rachel se trouvait entre les mains d’experts, et elle ne tarderait pas à être libérer de cette affreuse prison dans laquelle elle logeait, par simple mesure de précaution. La cadette aurait bien aimé tenir compagnie à sa sœur à l’hôpital, mais apparemment, Dean n’avait pas apprécié leur petite disparition dans l’établissement. La petite s’apprêta donc à se rendre dans sa chambre, pour tenter de s’amuser avec ses nombreuses poupées. Une voix dure et sévère s’adressa cependant à elle, et Maddison s’arrêta, par respect, pour l’écouter.

    « Si tu me promets de ne pas prendre la fuite, je veux bien t’amener faire une balade au parc. Habille-toi chaudement, il fait froid dehors, et ne tarde pas trop. »
    « D’accord ! Je ne ferai pas de bêtises, c’est promis ! »

    La gamine se dirigea dans sa chambre pour enfiler des vêtements chauds. Dix minutes plus tard, elle attendait sagement dans l’entrée le départ pour le parc. La petite prit place à l’arrière de la voiture de sa nounou, et le trajet se déroula dans le silence le plus complet. La vieille dame et sa protégée se retrouvèrent finalement dans une rue passante. Maddison glissa sa petite main dans celle de Mme Jenkins, pour éviter de la perdre dans la foule toujours plus nombreuse. Cette dernière devait d’abord s’arrêter en ville pour faire une course, avant de se rendre au parc, comme elle l’avait promis à Maddie. Elle observait attentivement les hauts buildings qui se dressaient aux alentours, et elle eut soudainement un flash. Elle s’était déjà rendue dans un lieu pratiquement identique avec sa mère et Rachel, pour rendre visite à son père qui bossait dans l’un de ces imposants bâtiments pour lui faire une surprise. Une idée germa rapidement dans son esprit. La blondinette était persuadée d’arriver à retrouver l’endroit où son père travaillait. Elle voulait le voir, s’asseoir sur ses genoux et faire des tas de grimaces avec lui. Dean était trop souvent absent ces derniers temps. Penelope passait la majeure partie de ses journées en leur compagnie, mais la présence de son père lui manquait terriblement. Maddison, qui avait été terrorisée à l’idée de perdre sa maman lorsqu’elle avait soudainement cessé d’habiter le Manoir, quelques semaines plus tôt, voyait cette peur qu’elle croyait chassée à jamais revenir à la charge.

    Mme Jenkins, concentré sur la vitrine d’une boutique quelconque, laissa échapper par mégarde la petite main de sa protégée, qui en profita, bien évidemment, pour partir à la recherche de cette immense tour dans laquelle son papa travaillait. La petite entama donc ses recherches, confiante. Malheureusement, elle comprit bien vite qu’elle avait eu tort de prétendre arriver à le retrouver dans ce dédalle sans fin de rues et de quartiers. Maddie avait froid, elle était complètement perdue, et personne ne semblait se préoccuper de ce petit ange sur pattes. Elle avait tenté, à maintes reprises, de quérir l’aide d’un inconnu, mais de nature timide, elle hésitait, et au final, on lui claquait la porte au nez. La blondinette avait envie de s’effondrer sur le sol, pour pleurer. Malgré son jeune âge, elle développait déjà une certaine fierté. Maddison refusait de pleurer, d’abandonner. Le temps avançait, et ses résolutions commençaient à flancher. Elle voulait sa maman, et la serrer dans ses bras pour lui faire un énorme câlin. Elle aurait tant aimé que Dean débarque soudainement pour la ramener à la maison. Baissant la tête, une larme roula sur sa joue. Une voix vint toutefois troubler ses pensées, et la petite s’approcha dans sa direction, dans l’espoir de trouver un sauveur qui pourrait lui venir en aide.

    « Je connais pas de remède, mais j’aimerais bien qu’on m’aide à rentrer chez moi. »

    Qui aurait pu dire non à ce petit ange, aux yeux larmoyants, qui ne demandait qu’un peu d’aide pour rentrer chez elle ? Le jeune homme se retourna vers elle. Il n’avait rien du visage chaleureux et avenant de son père, et encore moins son sourire et ses yeux rieurs. Elle devait pourtant tenter quelque chose.

    « Je m’appelle Maddison. Je suis perdue, vous voulez bien me ramener chez moi m’sieur ? Tu t’appelles comment, toi ? Toi aussi, tu es triste ? »
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MessageSujet: Re: Remise en question -LIBRE-   Mer 23 Jan - 22:53

    Dereck se baladait dans les jardins botaniques du Bronx. Il venait de prendre congé de son groupe, ne voulant pas se prendre la tête une fois de plus avec leur producteur. Si ça continuait ainsi, il allait finir par l’électrocuter. Ça ferait tâche mais qu’est ce que ça le soulagerait ! Depuis son adolescence, et la disparition de son frère aîné, Dereck avait développé un sale caractère et notamment une proportion à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Il détestait quand on essayait de prendre le contrôle de sa vie, de se pensées ou qu’on le jugeait sur la première impression. En fait, il n’aimait pas ses congénères surtout les adultes. Les enfants, eux, étaient innocents, ils n’avaient encore rien fait. Les autres, et bien disons que c’était une autre paire de manche. Eliminons quand même son meilleur pote et sa petite amie du lot. Si vraiment, il ne pouvait pas les supporter, cela ferait belle lurette qu’il aurait dit ciao tout le monde, je me casse en Alaska.

    Tiens pourquoi ne pas partir loin de toute civilisation, à la campagne tiens ! Vivre par ses propres moyens, sans téléphone, sans ordinateur sans rien que sa femme, son enfant et sa guitare. Ça, ça serait vraiment le pied et puis, il pourrait assurer l’électricité et Alix, le chauffage grâce à son pouvoir. Malheureusement, il doutait sérieusement que sa petite amie soit heureuse de ce mode de vie. Elle était trop citadine pour aimer la campagne et la vie à la dure. Dereck pouvait toujours lui proposer. Qui ne tente rien à rien. Cette maxime l’amena à penser à sa propre existence. Ou plutôt à ses pouvoirs. Dans la société actuelle, il n’était pas bon d’être mutant. Il fallait toujours se cacher, faire comme si de rien n’était. Seulement voila, il en avait marre de faire semblant, de se complaire dans cette existence d’assisté. Si les non mutant n’était pas prêt à l’accepter comme tel et bien tant pis ! A quoi bon avoir des pouvoirs si c’est pour ne pas les utiliser ? Dereck doutait donc de plus en plus des principes de l’Institut Munroe. Surtout depuis les attentats. Le mutant n’était pas du genre à tendre l’autre joue quand il se prenait une gifle. Il attaquait. Wolverine disait souvent que la meilleure défense, c’est l’attaque. Au moins un homme sage. Sans trop attendre de réponse, il formula sa question à voix haute et Dereck eut la surprise en entendant la voix d’une fillette lui répondre. Se retournant, il aperçut la petite. Elle ne devait avoir 7/8 ans à tout casser. Blonde aux yeux bleus. Comme lui tiens ! Le mutant s’approcha d’elle, sans sourire ni rien, jusqu'à se mettre à sa hauteur en posant un genoux à terre.

    « Dereck, c’est comme ça que je m’appelle. Et donc toi tu es Maddison. Dis moi, tu ne serais pas l’une des filles de la directrice de l’Institut ? Pour répondre à ta question, non je ne suis pas triste, juste en colère contre les adultes. Où sont tes parents ? »

    Faisant un effort, Dereck lui sourit alors gentiment, serrant sa petite main frêle dans la sienne pour la saluer comme une lady. Malgré tout ce que les gens pouvaient dire sur son compte, il aimait bien les enfants et puis Maddison ne semblait pas aussi terrible alors il devrait pouvoir réussir à s’en sortir vivant.

    « Comment tu as fait pour te retrouver dans le Bronx ? Tu habites où ? Oui je sais, on me dit souvent que je suis trop curieux. » Plaisanta-t-il en lui faisant un clin d’œil.
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MessageSujet: Re: Remise en question -LIBRE-   Lun 28 Jan - 6:10

    Maddie était complètement terrorisée. Elle ne s’était jamais retrouvée seule sans ses parents dans un lieu inconnu. Personne ne semblait prêt à lui venir en aide, et à cet instant, elle avait peur de ne plus jamais revoir sa famille. La gamine s’en voulait d’avoir cru pouvoir retrouver l’établissement dans lequel travaillait son père. Elle aurait dû, pour une fois, écouter les conseils de Mme Jenkins et rester bien sagement à ses côtés. Si elle avait gentiment obéi, elle se trouverait probablement dans un parc et s’amuserait avec des enfants de son âge. Parce qu’elle avait préféré faire à sa tête et croire en son talent inexistant en orientation, elle se retrouvait désormais dans un quartier des plus inquiétants, voir même lugubre. Elle était complètement perdue, et personne ne savait qu’elle se trouvait ici. Penelope et Dean s’inquiéteraient sûrement beaucoup pour elle en apprenant qu’elle s’était enfuie. La petite voyait déjà venir une terrible conséquence, mais pour le moment, elle s’en fichait. Elle aurait absolument tout donné pour que son père débarque et la ramène à la maison. La blondinette était transie de froid, et son ventre criait famine. Elle n’avait pas un sous sur elle, donc, impossible de téléphoner à la maison. Pour la première fois depuis son arrivée dans la famille Winchester, elle se sentait seule. Elle avait toujours eu une certaine appréhension de la solitude. Elle n’aimait pas le silence pesant qui régnait dans son ancienne maison, chez les Findley. Au manoir, pas une journée ne s’écoulait sans que le rire cristallin de sa maman retentisse. Une ambiance chaleureuse régnait en permanence dans la demeure victorienne qu’habitait cette famille.

    Les choses étaient bien différentes dans ce quartier. Il commençait à se faire tard, et la petite marchait déjà depuis plusieurs heures. La nuit arriverait bien vite, et Maddison, qui avait encore une virulente peur du noir, tremblait déjà à l’idée de devoir dormir dehors, dans le froid. Envahie par le désespoir, la gamine laissa finalement les larmes coulées sur ses joues bien rondes. Qu’allait-elle devenir si ses parents ne la retrouvaient pas à temps ? À peine âgée de sept ans, la petite se posait mille et une questions concernant la suite des évènements. Elle imaginait déjà les pires scénarios possibles, de sorte que la peur qui assombrissait ses pensées ne tarda pas à croître encore un peu. Si seulement elle avait fait preuve d’un peu plus de jugement ! Sa maman lui avait promis un dîner en famille, qui se faisait de plus en plus rare ces derniers temps. Dean passait la majeure partie de ses soirées au boulot. Si habituellement, elle encaissait plutôt bien le coup, ces derniers temps, elle avait eu un peu plus de mal à supporter ses absences, compte tenu du fait que Rachel s’était vue dans l’obligation de demeurer quelques jours à l’hôpital suite à son intervention chirurgicale. C’est dans l’espoir de pouvoir passer une partie de la journée en sa compagnie qu’elle avait fui sa nounou, pour partir à la recherche de son plus grand héros, son père. Elle n’avait peut-être aucun lien de sang avec la famille Winchester, mais chose certaine, elle avait hérité de leur goût pour l’aventure. La gamine baissa la tête, et sanglota, silencieusement, avant d’apercevoir une silhouette humaine à une dizaine de mètres d’elle. L’homme laissa tomber quelques mots, et Maddie de sa petite voix innocente, répondit à sa question, sans toutefois lui donner une réponse très satisfaisante. L’inconnu se pencha à sa hauteur, et la blondinette sourit craintivement.

    « Oui, je m’appelle Maddison Winchester. Tu habites à l’Institut et tu connais ma maman ? Dis, tu crois que tu pourrais me ramener à la maison ? Je suis perdue. Tu sais où on est, toi ? Je sais pas où sont mes parents. Ma maman travaillait aujourd’hui, et mon papa, il est à l’Empire machinchouette. Et pourquoi tu es en colère contre les adultes ? »

    Maddison retrouvait peu à peu son courage. Elle était heureuse de savoir que Dereck, son nouvel ami, connaissait sa maman. Elle espérait sincèrement qu’il aurait la gentillesse de la ramener chez elle. La petite resserra son écharpe autour de son cou, après avoir serré la main du jeune homme.

    « Ma nounou m’a amenée faire une promenade. Elle est terrible, je te jure, alors j’ai décidé d’aller rejoindre mon papa. Je croyais pouvoir retrouver le chemin, mais je me suis perdue. J’habite dans un grand Manoir, dans, comment ça s’appelle déjà, Matanan ? Et toi, tu habites où ? Si tu connais ma maman, ça veut dire tu peux faire plein de trucs bizarres !? C’est quoi ton pouvoir ? »

    C’est fou le nombre de questions qu’un enfant peut poser en un laps de temps aussi court. La gamine observa Dereck, attendant des réponses à ses nombreuses interrogations.

    « J’ai froid et j’ai faim, tu as quelque chose que je pourrais manger, s’il te plaît ? »

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MessageSujet: Re: Remise en question -LIBRE-   Lun 28 Jan - 16:11

    Dereck regarda sa montre, il était peut être temps de rentrer à l’appartement où devait l’attendre Alix. Ce n’est pas l’envie qui lui manquait mais une chose le poussait à rester. A errer dans le Bronx, quartier peu fréquentable même si le maire essayait de faire évoluer les choses pour redorer le blason de cette circonscription de New York. Il poursuivit sa balade jusqu'à ce qu’une fillette complètement paumée interrompit sa retraite spirituelle. Petite, blonde qui semblait tout de même débrouillarde. Il avait déjà vu cette blondinette quelque part mais très vite sa mémoire lui revint. L’institut. Dereck s’approcha d’elle jusqu'à s’agenouiller devant elle pour la saluer. La pauvre, elle était terrorisée. Dans tous les cas, il réussit à obtenir confirmation de son intuition mais il ne s’attendait pas à flots de question qu’elle déversa sur lui à une vitesse phénoménale. Amusé, il lui ébouriffa les cheveux. On aurait presque dit Alix petite mais ne connaissant sa petite amie que depuis cinq ans, il ne pouvait pas trop s’avancer là dessus.

    « Tentons de répondre à toutes tes questions dans l’ordre si tu veux bien Maddison. Oui je connais ta maman, c’est Pénélope, une des directrice de l’Institut. Et oui je peux te ramener chez toi ou si tu ne connais plus l’adresse à l’Institut, sauf si tu as peur en moto. Tu es déjà monté sur une moto ? »

    En attendant, il n’allait pas rester toute la nuit dehors, surtout que la température commençait à chuter à mesure que le soleil se couchait et autant le dire, ni l’un ni l’autre, n’était suffisamment vêtu pour survivre toute une nuit dehors. La petite continua de lui poser des questions, ce qui le fit encore plus sourire. Autant de la part d’un adulte ça pouvait l’énerver que de celle d’un enfant, ça l’amusait. Dommage que les gens perdent cette petite part d’innocence en grandissant. Prenant la main de Maddison, il commença à faire machine arrière pour sortir du parc où ils se trouvaient présentement. Le Bronx n’était pas un quartier où devaient traîner les petites filles de son âge. Surtout quand on connaissait la richesse des parents.

    « Je suis en colère contre les adultes pour plusieurs raisons ! L’une d’elle étant que je n’aime pas quand on me dit quoi faire de ma vie. Enfin, tu comprendras par toi-même quand tu seras plus âgée. »

    Dereck lui servit alors un petit clin d’œil sur un plateau d’argent tout en continuant à marcher. Il failli éclater de rire quand Maddison répondit à sa question concernant les renseignements qu’il lui demandait. Un sacré petit caractère cette petite. Dommage pour elle, ça lui attirait plus d’ennuis qu’autres choses. Une nouvelle fois Maddison lui posa un nombre incalculable de question et il tenta de répondre à toute mais pas facile de se rappeler avec exactitude.

    « La prochaine fois, ne t’aventure pas dans New York toute seule. Tu aurais pu tomber sur de méchantes personnes ! Que ça te serve de leçon jeune fille. Tes parents doivent être inquiets et ta nounou même si elle est méchante, doit se faire du souci pour toi. Allez ne soit pas triste, tu leur demanderas pardon et tout ira bien. »

    Nos deux vadrouilleurs quittèrent enfin le parc et remontèrent le trottoir pour s’arrêter devant un passage piéton. La circulation était abondante puisque tout le monde rentrait du boulot à cette heure là. Faisant bien attention de garder la petite à portée de main, Dereck continua à répondre à toutes les questions de la fillette, prenant garde à ce que personne n’entende leur conversation. Sait-on jamais qui pouvait traîner dans les rues de ce quartier.

    « Manhattan ? Tu sais c’est assez grand comme quartier. Tu ne connais pas l’adresse exacte ou un détail qui pourrait nous dire où tu habites exactement ? J’ai mieux, tu connais le numéro de tes parents ? Comme ça on leur passe un coup de fil et ils viennent te chercher. Moi j’habite l’Institut et Brooklyn. Tu connais Brooklyn ? »

    Maddison lui posa alors la question de son pouvoir et il lui expliqua grosso modo qu’il contrôlait l’électricité mais qu’il pouvait aussi la créer. C’est à ce moment là que la petite se plaignit d’avoir froid et faim. Avisant un petit snack, il lui proposa d’y aller manger, histoire de se réchauffer en même temps. Dereck la fit donc traverser puis entrer dans le snack avant de prendre place avec elle sur une banquette. Certes, c’était pas du grand luxe mais ses moyens étaient on ne peut plus limités.

    « Alors que veux-tu manger ? C’est moi qui régale. »
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MessageSujet: Re: Remise en question -LIBRE-   Sam 2 Fév - 5:21

    Quelle idée stupide de s’éloigner ainsi de sa nounou pour partir à la recherche de son papa ! Maddie aurait dû réfléchir avant d’agir, mais apparemment, elle possédait les gênes Winchester qui l’empêchait d’utiliser sa matière grise à plein régime. Sa maman tentait avec difficulté de lui apprendre à penser avant d’agir, même si, dans certaines situations, cette dernière se révélait une vraie tête brûlée. La gamine, du haut de ses sept ans, préférait passer à l’action, au risque d’en subir les conséquences un peu plus tard. Mais cette fois, elle regrettait amèrement d’avoir fui. Qu’allait-elle devenir ? Maddison se retrouvait seule dans un quartier qu’elle ne connaissait absolument pas. Elle n’avait pas Rachel à ses côtés pour la rassurer ou inventer un plan d’enfer qui les sortirait du pétrin en moins de temps qu’il ne le faut pour dire ouf. La blondinette frissonnait, et comme Dean et Penelope ne se trouvait pas dans le coin, personne pour la réchauffer grâce à un énorme câlin. La demoiselle s’était très vite attachée à ses parents adoptifs, plus vite qu’on ne l’aurait cru, d’ailleurs. Elle vouait un véritable culte à son aînée, qu’elle suivait pratiquement partout. Heureusement, cette dernière adorait avoir une petite sœur sur qui elle pouvait tester toutes ses expériences, plus farfelues les unes que les autres. À force de marcher, la cadette de la famille Winchester aperçut la carrure d’un homme assez imposant. De profil, il semblait beau et gentil, c’est ce qui, au final, la convainquit de tenter sa chance. Qui sait, peut-être accepterait-il de l’aider. La petite lui posa un millier de questions, auxquelles il répondit en lui ébouriffant les cheveux.

    « Je n’ai jamais fait de moto, mais j’ai pas peur, je suis plus un bébé ! Rachel et moi, on a essayé de faire démarrer celle qui se trouvait dans le garage de l’Institut, mais papa nous a vite retrouver. »

    Maintenant qu’elle se savait entre bonnes mains et qu’elle avait enfin découvert une façon de rentrer à la maison, Maddie délaissa la peur et la tristesse pour retrouver ce sourire angélique qui faisait craquer tous les adultes, y comprit ses parents. C’est fou ce que les vieux pouvait se montrer innocent. Une gamine de son âge pouvait pratiquement obtenir tout ce qu’elle désirait, simplement affublée d’une mine adorable. Elle vivait chez les Winchester depuis un peu plus de six mois, et ils étaient toujours sous son charme, même si ces derniers temps, elle multipliait les bêtises. Rachel avait décidément, une très mauvaise influence sur sa cadette. Penelope n’appréciait pas toujours leurs multitudes de bêtises, mais Dean se montrait toujours très réceptif à leurs conneries, du moins, quand il était à la maison, chose devenue rare depuis quelques temps. Maddie consentit à glisser sa petite main dans celle de Dereck, et le suivit sans trop le questionner. Elle écouta silencieusement les dires du jeune homme, qui lui expliqua qu’il était en colère contre les personnes de son âge.

    « Je comprends pas de quoi tu parles, mais moi je dis que tu es un gentil adulte ! Tu es le premier à bien vouloir m’aider, et je cherche depuis des heures. »

    Maddison lui révéla ensuite, non sans une once de fierté, qu’elle avait réussi à échapper à sa terrible et méchante nounou, même si au final, elle avait fait une belle connerie, puisqu’elle s’était tout bonnement perdue dans l’une des plus grandes villes des Etats-Unis. Compte tenu du fait qu’elle n’avait aucun sens de l’orientation, sans l’aide de Dereck, elle n’avait absolument aucune chance de rentrer chez elle. Le jeune homme lui servit quand même un court sermon, mais la petite ne s’en formalisa pas, puisque pour une fois, elle était d’accord. Maddie n’avait pas voulu inquiéter ses parents. Pour l’instant, elle croisait plutôt les doigts pour éviter la colère de ses parents, et espérait qu’elle aurait droit à un câlin à son retour. Mine de rien, elle était complètement terrorisée, et même si son nouvel ami était très gentil, il ne pouvait remplacer la douceur et la tendresse de sa maman.

    « Promis ! Je compte pas recommencer de sitôt ! Je voulais pas que ma maman s’inquiète pour moi. J’essayais juste de retrouver mon papa. Tu le connais lui aussi ? »

    Les deux amis se retrouvèrent finalement hors du parc, et lorsque Maddie remarqua qu’ils devaient traverser cette rue remplie de voitures, se rapprocha un peu de Dereck, histoire d’éviter de se faire renverser par l’un de ces véhicules.

    « Je crois que maman a écrit l’adresse de la maison et son numéro de portable quelque part dans mon manteau, elle avait peur que je me perde ! »

    On ne pouvait pas faire plus mère poule que Penelope. Cette dernière avait pris soin d’indiquer les coordonnés de leur demeure, au cas où notre adorable petite peste se perde en cours de route. Elle avait vu juste en agissant de la sorte. Dereck lui expliqua ensuite qu’il contrôlait l’électricité, et Maddison le regarda, impressionnée. Elle applaudit vivement lorsqu’il proposa d’aller se réchauffer dans un petit snack. L’endroit n’était pas idéal et impeccable, mais la gamine ne s’en formalisa pas. Il faisait chaud, et c’est tout ce qui comptait.

    « Je peux avoir un chocolat chaud et une pointe de pizza, s’il te plaît ? Dis, tu as une petite amie toi ? Est-ce que tu essais de lui manger sa langue toi aussi ? (XD) »
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MessageSujet: Re: Remise en question -LIBRE-   Dim 3 Fév - 19:15

    « Oui, je le connais un peu ! Il s’appelle Dean n’est ce pas ? Je crois qu’il est policier. Ne t’inquiète pas, on va arranger les choses avec tes parents et tout rentrera dans l’ordre. »

    Dereck lui fit un petit sourire pour la réconforter. Il ne voulait pas la voir triste. Elle était tellement adorable avec sa frimousse de petit ange diablotin. Nul doute là dessus qu’elle devait en commettre des bêtises avec sa sœur. Il suffisait de l’écouter. Beaucoup de candeur dans ses propos. Si elle ne voulait pas se faire prendre, elle allait devoir apprendre à ne pas trop en dire. Surtout aux inconnus. Dereck laissait ce rôle aux parents de la gamine, car, ça ne le concernait en rien et puis on verra bien comment il s’en sortirait avec son garçon ou sa fille. En attendant, il allait s’occuper de la petite et la ramener en bonne santé à ses parents. Disons qu’il ne souhaitait pas mourir trop jeune.

    Il lui demanda si elle connaissait le numéro de chez elle ou son adresse au moins pouvoir joindre ses parents ou la ramener chez elle. Dereck ne souhaitait pas trop rentrer à l’Institut ce soir. Plus le temps passait et moins, il s’y sentait bien. Comme s’il n’était plus à sa place mais il n’osait pas l’avouer à Alix. Elle ne comprendrait pas que son petit ami désirait rejoindre leurs ennemis, les confréristes. Perdu dans ses pensées, il lui proposa d’aller se réchauffer dans un petit snack, après lui avoir expliqué en quoi consistait ses pouvoirs.. Il entendit faiblement Maddison applaudir. Il ne cessait de penser à ce qu’il pourrait dire à Alix pour ne pas la perdre elle ou le bébé. Est-ce qu’elle pourrait comprendre sa motivation ? Non, sa princesse était trop innocente et trop gentille. En même temps, il ne se voyait pas jouer la comédie plus longtemps.

    Maddison et lui entrèrent finalement dans le petit snack et se dirigèrent vers une petite banquette. Pas le grand luxe mais ça convenait amplement à son budget et puis dans le Bronx, valait mieux ne pas être très exigeant en matière de gastronomie. Dereck, revenu du pays des songes, demanda si elle voulait manger quelque chose et Maddison lui demanda un chocolat chaud et une pointe de pizza. Il allait lui dire qu’il n’y avait pas de problème mais elle rajouta quelque chose qui déclencha une quinte de toux et un léger rougissement. Bon sang, ils apprenaient quoi à cette gamine ??

    « Maddison, ce n’est pas une question qu’on pose aux grandes personnes. C’est très indiscret. Je vais quand même te répondre, oui j’ai une petite amie. Pour le reste, je ne répondrais pas. Tu sais, les grandes personnes n’aiment pas trop quand des enfants parlent de ça. C’est très mal. Tes parents auraient du te le dire. »

    Dereck leva les yeux au ciel en soupirant. Finalement, il aurait du continuer son chemin. Quelque chose lui disait qu’elle n’allait pas arrêter de lui poser des questions maintenant. Certes, elle était mignonne comme tout mais le mutant n’était pas un modèle de patience. La serveuse arriva en roller et prit leurs commandes. Dereck demanda donc un chocolat chaud et une pizza pour deux et un coca pour lui. Une fois la jeune femme partie, il se retourna vers Maddison pour lui demander son manteau.

    « On va appeler ta mère, tu me donnes ton manteau s’il te plait ? » après avoir composé le numéro, il tendit son portable à l’enfant « tiens rassures là. Dis lui que tu es avec Dereck Sharks et qu’une fois qu’on a mangé, je te ramène chez toi. »

    D’une oreille distraite, il écouta la conversation, se retenant de sourire. Ses parents devaient avoir déclenché les grandes recherches. A sa place, il aurait fait pareil. Ce constat le fit frémir. Quel père allait-il être pour son futur enfant ? Maddison termina la conversation et Dereck rangea son portable avant de faire de la place pour la serveuse qui arrivait avec leur pizza et leurs boissons.

    « Bon appétit ! Mange autant de part que tu veux, c’est moi qui invite. Alors tu te plais bien à New York ? Tu as des amis ? »
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MessageSujet: Re: Remise en question -LIBRE-   Jeu 14 Fév - 5:56

    « Oui, c’est Dean Winchester ! Le Groupe W, c’est à mon papa, aussi. »

    Divulguer une information de ce genre à voix haute dans un endroit aussi paumé qu’est ce petit snack bar situé dans le Bronx, quartier peu fréquentable, se révélait très risqué. Les caïds de la drogue, tueurs à gage, bref, la crème des criminels new yorkais se concentraient principalement dans ces lieux que les gens de bonne famille évitaient en règle générale. Maddison étant la fille du Président de la plus grande multinationale des Etats-Unis, Dean s’assurait toujours qu’elle soit sous la garde d’une nounou aux compétences plutôt spéciale. Les Winchester n’engageaient pas une simple vieille dame comme les autres pour veiller sur les deux gamines. Ce n’est pas la douceur et la gentillesse que l’on priorisait, mais bien la sécurité. En d’autres termes, vous pouviez oublier le poste si votre curriculum vitae ne contenait pas plusieurs années de travail dans une agence gouvernementale ou bien de service militaire. Maddie, du haut de ses sept ans, n’était pas du tout consciente du danger auquel elle s’exposait en agissant de façon aussi irresponsable. Penelope et Dean se montraient bien évidemment très protecteurs, parfois même un peu trop dans le cas de son père, mais la cadette y voyait plutôt une marque d’affection. Comme tous parents dignes de ce nom, il veillait à ce que la petite ne courre jamais aucun risque, mais elle n’avait jamais songé à la possibilité d’être kidnappée par des types malveillants, qui souhaitaient simplement extorqués quelques millions à son papa.

    Malgré les épreuves tristes et sombres qu’elles avaient dues affronter par le passé, Maddison avait conservé cette innocence, caractéristique des enfants. Elle avait toujours impressionné ses parents par sa capacité à surmonter des obstacles qui auraient complètement détruit des adultes. Comme quoi, les enfants peuvent se montrer beaucoup plus forts et résistants qu’on peut le croire. D’ailleurs, elle avait cet instinct ou plutôt cette manie, d’accorder sa confiance au premier venu. La gamine avait toujours démontré une grande naïveté, qui causerait peut-être un jour sa perte. Du moins, c’était la crainte de Dean, pas la sienne. Lorsque Dereck lui avait proposé son aide, elle n’avait pas cherché à en savoir plus. Elle l’avait certes questionné pendant plusieurs minutes, mais elle n’avait pas même songé à se méfier de lui. La blondinette se fiait à sa première impression, et lui, elle l’aimait bien. Maddie, qui se comportait en véritable détective, lui demanda sans aucun tact et de façon plutôt spéciale, s’il avait une petite amie. Elle haussa doucement les épaules lorsque Dereck affirma que c’était mal de parler ainsi. La cadette des Winchester connaissait ce sermon par cœur, pour avoir entendu ses parents le répéter en boucle depuis l’arrivée de Rachel (XD).

    « Elle s’appelle comment ta petite amie ? Elle est jolie ? Tu sais, moi ça me gêne pas de parler de ça. À force de voir mes parents se manger la langue, je commence à avoir l’habitude ! »

    Un grand sourire sur ses lèvres, Dereck lui tendit son téléphone portable, pour qu’elle passe un coup de fil à sa maman, histoire de la rassurer. Avec un peu de chance, elle n’aurait pas encore fait appel à l’armée (XD).

    « Maman !! »
    « Maddie, ma chérie ! Où es-tu ? Est-ce que tu vas bien ? Tu n’es pas blessée ? Mon bébé, j’ai eu tellement peur de te perdre ! »
    « Je vais bien, c’est promis ! Je suis avec Dereck Sharks, c’est un de tes élèves, non ? Il va me ramener à l’Institut dès qu’on a terminé notre casse-croûte. Maman… je suis désolée de… »
    « Ne t’en fais pas, mon chaton ! Tout ira bien, tu es en santé, et c’est l’important. Je t’embrasse Maddie, ne fais pas de bêtises. »

    Maddie raccrocha et posa le portable sur la table. Les plats qu’ils avaient commandés quelques minutes plus tard arrivèrent finalement à destination, et la blondinette ne tarda pas à engloutir sa part de pizza. Pendant qu’elle mangeait, Dereck eut tout le loisir de lui poser à son tour, quelques questions. Polie et bien élevée malgré les apparences, elle termina de manger avant de lui répondre, histoire qu’il comprenne ce qu’elle racontait.

    « Merci ! Oui, c’est chouette, mais depuis qu’on est ici, mon papa travaille tout le temps. Et puis, j’ai pas encore beaucoup d’amis, mais j’ai ma sœur ! On fait plein de bêtises ensemble ! »

    Le discours de Maddison fut toutefois interrompu par la venue inattendue et non désirée de plusieurs mecs plutôt costaux. Manque de chance, ils avaient entendu la gamine affirmer être la fille de l’homme le plus riche de cette ville. Évidemment, les problèmes s’annonçaient.

    « Elle est mignonne cette petite ! Écoute-moi bien, le gamin. Je te fais une faveur, tu files immédiatement, et tu me donnes la blondinette, et j’épargne ta vie. La fille d’un Winchester, on va se faire un max de pognons les gars. »

    La gamine écarquilla les yeux, et ouvrit la bouche, en signe d’incompréhension. Qui étaient ces inconnus qui leur cherchaient des embrouilles ? Maddie fronça les sourcils, et émit un gémissement plaintif. Mentalement, elle se promit de ne plus jamais désobéir à sa nounou. Décidément, son père avait raison, elle avait hérité du don de sa mère pour se mettre les pieds dans les plats.

    « Dereck, j’ai peur ! Je veux retourner à la maison ! »

    « Oh, mais tu y retourneras… peut-être un jour. Enfin, ça dépend de ton père. Il va devoir payer, très cher pour te retrouver, sale gosse ! »

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MessageSujet: Re: Remise en question -LIBRE-   Sam 16 Fév - 16:24

    "Moins fort Maddison ! Tu dois faire attention à ce que tu dis petite puce sinon tu vas t'attirer des ennuis."

    Dereck sentait que c'était comme parler à un sourd mais qui ne tente rien n'a rien et comme il aimait bien l'enfant, il préférait lui prodiguer son petit conseil. Par ici, les personnes aisées ne faisaient pas long feu alors autant se montrer prudent même si Dereck n'hesiterait pas à se servir de ses pouvoirs. A l'époque, ça lui avait valu de nombreux rendez-vous dans le bureau de Sofia McPherson mais désormais, il n'y avait plus personne pour brider le mutant. Son avenir semblait pourtant tout tracer. Alix, l'enfant, son groupe de musique mais était-ce suffisant? Dereck avait soif de vengeance, il voulait vivre sa vie pleinement, ne plus être bridé. L'enfant le questionna alors sur sa vie privée, d'une drôle de façon et il tenta tant bien que mal de s'en sortir par une pirouette hélas, sans effet. Reprenant contenance, il se racla la gorge avant de de répondre à sa ribambelle de questions.

    "Oui, elle est très jolie et elle s'appelle Alix, tu la connais peut être, elle est à l'Institut elle aussi."

    Et elle peut se montrer aussi gamine qu'une enfant de huit ans mais il se garda bien de le dire à voix haute. Maddison ne comprendrait surement pas son cynisme habituel. Dereck se garda bien de lui dire qu'il allait bien s'amuser à taquiner sa mère la prochaine fois qui la verrait. Il faut bien s'amuser de temps en temps vous savez et puis, il resterait poli. Gentil? C'est une autre histoire ! Plongé dans ses pensées, Dereck tendit son téléphone à l'enfant pour qu'elle puisse rassurer ses parents puis, ils reprirent leur conversation avant d'être interrompu par une bande de malfrat. Génial, ça allait encore mal finir cette histoire.

    "Elle est mignonne cette petite ! Écoute-moi bien, le gamin. Je te fais une faveur, tu files immédiatement, et tu me donnes la blondinette, et j’épargne ta vie. La fille d’un Winchester, on va se faire un max de pognons les gars. "

    Encore un qui avait réussi à le mettre en rogne ! De un, il detestait quand on le traiter de gamin, de deux, il haissait les types de son espèce qui faisait du mal à des enfants. Résultat? Dereck allait lui faire rergretter sa naissance.

    « Dereck, j’ai peur ! Je veux retourner à la maison ! »
    « Oh, mais tu y retourneras… peut-être un jour. Enfin, ça dépend de ton père. Il va devoir payer, très cher pour te retrouver, sale gosse ! »

    Gardant son calme, il demanda à Maddison de fermer les yeux et de se boucher les oreilles. Une fois que la petite eut obtemperé, froidement, il planta son couteau dans la main du malfrat qui s'appuyait sur la table. Bien sûr, il y eut hurlement de douleur, menaces etc... La routine habituelle.

    "Tu vois mon gars, tu as fait une énorme erreur. Cette petite va rentrer chez elle et je vais y veiller. Toi et tes potes, vous allez gentiment regagner votre table et ne plus vous manifester."
    "Va te faire foutre, la gamine vient avec nous et toi, on va te faire ta fête."
    "Tss ! Dis moi, tu sais que le métal est un très bon conducteur?"
    "Conducteur de quoi?"
    "Devine."

    Prenant la main de Maddison dans la sienne, Dereck se releva, laissant une étincelle d'électricité se faufiler entre ses doigts pour balancer un petit coup de jus au leader du gang. Les autres décidèrent de venger leur camarade mais ils n'eurent pas le temps de faire un seul geste que Dereck les envoyait valser avec une dose massive d'électricté. Pas très discret mais il se fichait de se cacher.

    "Allons-nous en Maddy !"

    Dereck se baissa vers la petite pour la soulever dans ses bras, quittant ainsi le snack en balançant des billets sur leur table pour payer leur repas. Une fois dehors, il se dirigea vers sa moto pour y asseoir la petite. Il lui fit promettre de garder cette petite mésaventure pour elle. ça serait leur petit secret. Le mutant lui enfila alors un casque de moto sur sa petite tête blonde avant de prendre lui-même place derrière elle. Autant la garder bien en sécurité dans ses bras.

    "Direction l'Institut jeune fille !"

    Aussi, joignant le geste à la parole, il démarra en trombe pour s'engager dans la circulation, direction l'institut Munroe pour rendre l'enfant à sa famille.

    [HJ : Désolé, c'est pourri mais j'ai pas d'inspiration en ce moment. Je te laisse conclure le RP?]
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