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 .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.

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Claire Estefan
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MessageSujet: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Mer 26 Déc - 14:17

    Il faisait un temps exécrable en cette froide matinée d’hiver. A l’heure du déjeuner, Claire était encore dans les rues de New York, continuant, malgré la température, à chercher une nouvelle tenue de soirée. Elle avait envie d’inviter son patron à dîner, mais elle n’avait rien à se mettre et elle voulait l’impressionner. Une robe de préférence pour allonger ses traits fins et doux. Pourquoi avait-elle tant besoin de séduire ce garçon particulier. Il était vrai qu’il lui plaisait beaucoup mais il était avant tout son patron et elle ne pouvait pas se permettre de faire la moindre erreur sous peine d’être renvoyée. Mais bon, dans ses petites folies, nous pouvons désormais ajouter qu’elle tente désespérément de séduire son patron…

    Elle entra dans une des boutiques de mode les plus connus part ici: Aéropostale. Ce magasin proposait une gamme de vêtements pour hommes, femmes et enfants. Elle proposait aussi un large éventail de style qui permettait de satisfaire les envies de chacun. Il faisait bon dans ce magasin. La chaleur ambiante submergea Claire. Elle monta au premier étage, qui lui exposait des tenues de soirées et de travail. Elle choisirait sa robe ici, les prix étaient intéressants et les robes jolies. Pendant les quelques minutes qui suivirent elle s’évertua à choisir la plus belle robe. L’on aurait dit qu’elle se préparait pour la bal du siècle alors qu’il ne s’agissait que d’un « repas ».

    Elle avançait telle une nymphes entre les différents porte cintres, virevoltant presque. Certaines personnes lui lançaient des regards amusés tandis que d’autres passaient leur chemins sans même un regard. Soudain, ses yeux s’arrêtèrent, sur l’objet tant convoité. Une robe d’un rouge éclatant, longue. Une robe de princesse, ou mieux encore, une robe d’impératrice. Elle arracha la robe à sa prison cintrés et après un essayage qui ne fit que confirmer sa perfection, elle se rendit en caisse.

    « Bonjour, je vais prendre cette robe »
    «Très bien Mademoiselle, et c‘est qu‘elle est très jolie, elle ira parfaitement à une beauté comme vous »
    « Merci… »
    « 99$ s’il vous plait »

    Après avoir légèrement pris une teinte rosée au compliment du jeune homme qui tenait le comptoir, elle fit chauffer sa carte bancaire. C’est son petit paquet à la main qu’elle repartit vers la sortie. Elle se faisait déjà toute la représentation mentale de cette soirée qu’elle passerait avec Mike Lowrey. Tout à coup, alors que ses pensées s’étaient élevées vers d’autres sphères, ses yeux, eux, remarquèrent quelque chose, ou plutôt quelqu’un. Agissant comme un électrochoc, toute l’attention de Claire fut portée sur cette jeune femme blonde qui avançait vers les caisses. N’était-ce pas son amie/ennemie d’enfance qu’elle avait perdu de vue ? Et que faisait-elle à New York ?

    Le choc fit un bruit d’enfer dans le magasin. Elle était rentrée en collision avec une étagère qui avait déversé son contenu sur le sol dans un sacré vacarme. Déjà, le vendeur qui la complimentait plutôt fulminait de derrière son comptoir. Il ne pouvait pas bouger étant donné la queue qui ne demandait qu’à payer et à s’en aller. La jeune femme blonde avait disparu.
    Claire commença à ramasser honteusement tout ce qu’elle avait fait tomber…
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Ven 28 Déc - 21:19

    « Jason, j’en ai marre, ça va faire la cinquième fois que tu rates le rendez-vous avec nos avocats ! »
    « Ecoutes, ce n’est pas de ma faute, si j’étais sur une enquête, je viendrais au prochain. »
    « Tu as intérêt sinon je fais en sorte qu’un juge te l’ordonne Tyrell. »

    Jason raccrocha le combiné en soupirant. Sa femme ou plutôt sa future ex-femme venait une nouvelle fois de lui passer un savon. Il ne comprenait pas pourquoi elle le prenait tant à cœur ; Ok, la procédure de divorce traînait mais ce n’était que de la paperasse. Si elle voulait voir d’autres hommes, elle le pouvait ! Enervé, Jason lança son stylo avant de s’appuyer bien au fond de son fauteuil. Encore une journée qui commençait mal. Un rapport à taper alors qu’entre vous et lui, il détestait ce genre de tâche incombant à son job, son ex-femme au bout du téléphone. Il manquerait plus qu’une chose ! Devoir se farcir toute la galerie commerçante pour aller chercher son costume pour le réveillon de bienfaisance donné par le Maire de New York. Jason ne souhaitait aucunement y aller mais on craignait des attaques mutantes, or, son boulot, c’était justement d’arrêter cette catégorie de la population de la ville. Vers midi, il se dépêcha de prendre sa voiture et d’aller en direction de time square où se trouvait son teinturier. Arrivé à destination, il eut la désagréable surprise de voir que ce dernier se trouvait en congé et qu’il ne reviendrait pas avant mi-janvier. Génial, et il faisait comment pour son costume. La solution s’imposa d’elle-même, il devait en acheter un autre. Journée vraiment pourrie !

    « Décidément je devrais tenir mon agenda à jour ! »

    Jason entra dans la première boutique qu’il lui tomba dessus et commença à parcourir les rayons à la recherche d’un costume à la fois sobre, bon marché et correct. N’étant pas un fan de mode, il ne cherchait donc pas quelque chose d’excentrique ou de grandes marques. Il préférait investir son argent autrement que dans des fringues. Un truc de bonnes femmes ! Voila un préjugé typiquement macho mais disons que notre agent du FBI n’aimait pas les femmes du moins celle qui se voulaient l’égal des hommes dans certains boulots. Egalité homme/Femme des conneries inventaient par les féministes. Vous ne méprenez toutefois pas, Jason ne pensait pas que la place d’une femme se trouvait dans la cuisine, juste qu’il fallait de temps en temps, laisser des boulots aux hommes et d’autres aux femmes. Finalement, il trouva la perle rare et l’attrapa rapidement sans passer par la case essayage. Tant pis si ça ne lui allait pas mais plus vite il sera sortit du magasin, plus vite il pourra respirer tranquillement. C’est à ce moment là qu’une jeune femme, la vingtaine, recula brusquement contre un présentoir, faisant tout tomber. En soupirant, Jason s’approcha d’elle et commença à l’aider à ramasser les articles tombés.

    « Vous allez bien ? On dirait que vous venez de voir un fantôme. Jason Tyrell, et vous êtes ? »
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Claire Estefan
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Sam 29 Déc - 20:06

    Comme d’habitude Claire s’était encore mise dans l’embarras, c’était quelque chose qui devenait courant chez elle. Premier jour à l’Institut Monroe et déjà elle se retrouvait nue devant tous les élèves. Elle s’empressait de ramasser et de remettre en ordre l’étalage qu’elle venait de renverser, essayant tant bien que mal d’oublier les fulminements du vendeur derrière son comptoir. Après quelques secondes de rangement quelque peu désordonné, deux nouvelles mains vinrent se joindre à celle de Claire pour cette mise en ordre hâtive. Elle leva les yeux vers un beaux jeune homme d’une certaine classe, un costume sous le bras. Tout d’abord ce fut dans un certain silence qu’ils ramassèrent les affaires quand une voix viril s’éleva avec douceur.

    « Oui…ça va merci, j’ai cru voir quelqu’un… »



    ~Flash-back~

    « Christelle, tu sais très bien que j’allais prendre cette robe, alors pourquoi t’as acheté la même, t’as vraiment décidé de me pourrir la vie jusqu’au bout ! »
    « Non Claire, si je l‘ai acheté c‘est simplement parce que je savais qu‘elle m‘irait beaucoup mieux qu‘à toi et que tu serais ridicule avec »
    « Si tu savait comme j’ai envie de défigurer un peu plus ta face de poulet ! »
    « Et moi ta tête de cocker enragé ! »

    ~Fin du Flash-back~



    Que faisait-elle ici ? Christelle Perez, amie et ennemie d’enfance de Claire. Elles s’étaient séparées dès leur entrée en université, gardant chacune le secret de l’autre. Depuis, elle ne s’était jamais revu même dans San Francisco et Claire avait vaguement entendu dire qu’elle avait déménagé en Europe. Elle était donc à New York. Une fois de plus le destin souhaitait qu’elle se retrouve. Pour quelles raisons ? Cela resterait un secret. Elle leva la tête pour apercevoir une dernière fois celle qui l’avait faite souffrir pendant si longtemps mais elle avait déjà disparu. C’est avec une petite moue de déception qu’elle se remit à l’œuvre pour enfin terminer de ranger l’étalage.
    Son regard se posa sur le bel homme qui se présentait à elle.

    « Claire Estefan, enchantée »

    Il s’appelait Jason Tyrell. Claire lui fit un sourire poli avant de lui tendre sa main, ultime signe de bonne éducation.

    « Je suis vraiment désolé Monsieur Tyrell, je peux vraiment être tête en l’air quelque fois, j’espère que vous ne m’en voulez pas trop de vous avoir fait perdre du temps… »

    Elle passa une main dans ses cheveux et jeta un regard furtif au costume qu’il avait sous le bras. Sobre et classe. Quelque chose pour une soirée ou un gala sûrement. C’est avec un nouveau sourire qu’elle lui dit avec malice:

    « Très bon choix »
    « Hey ! Mademoiselle ! Venez voir ! »

    De l’autre bout du magasin, le vendeur faisait de grands signes et appelait Claire. Que lui voulait-il encore ? Elle inspira calmement, pour essayer de ne pas céder à quelconque forme de colère ou panique et lança:

    « J’arrive ! Je vais vous accompagner à la caisse Monsieur Tyrell, comme ça je vais voir ce qu’il peut bien me vouloir »

    Ce fut, cette fois, sans un sourire qu’elle lui emboîta le pas.
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Dim 30 Déc - 0:35

    Jason marchait dans la galerie marchande, cherchant vainement un costume pour remplacer celui de chez le teinturier. En effet le maire de New York donnait un grand bal de charité, et lui ainsi que d’autres agents s’étaient vus réquisitionnés pour assurer la sécurité. Encore une soirée comme il les détestait mais disons le aussi, ça faisait partie de son travail. Par ailleurs, le grand patron redoutait une attaque mutante alors autant avoir sous la main, ses bons soldats. Ses pas le conduisirent à une boutique et il entra sans grande conviction. Le shopping et lui faisant deux le plus souvent et puis à quoi dépenser des dollars dans des fringues ? Il préférait de loin investir dans ses gadgets high-tech ou ses jeux vidéo ! Chacun ses goûts. Ah les gadgets, ça lui faisait penser au bon vieux temps, où agent pour la FMI, il enfilait mission sur mission. Dans ce temps là, il ne se posait pas de question, il vivait l’instant présent sans ennuis. Du moins si on ne qualifiait pas les criminels et autres organisations voulant sa mort. Sa vie actuelle lui paraissait assez morne, sans rien d’exceptionnel. Aujourd’hui sa femme demandait le divorce, enfin façon de parler puisqu’elle l’avait fait il y a quelques mois déjà. Le boulot ? Routine lassante. Enquête, arrestation, retrait ! Pas de quoi fanfaronner.

    Passant dans les rayons, il ignora superbement les regards plus qu’appréciateurs des vendeuses et des clientes. Il manquerait plus que Jason sorte sa plaque et là, elles tombaient toutes en pamoison à ses pieds. Allait savoir pourquoi, les uniformes faisaient fantasmer les femmes. Lui, ça le laissait plus ou moins de glace. Depuis sa séparation d’avec sa femme, il avait connu quelques aventures mais rien de bien sérieux, il ne voulait pour le moment pas s’engager et puis la perle rare ne s’était pas encore présentée à sa porte. Au bout d’un moment, il trouva son costume. A la fois sobre, classique et élégant. Idéal quand on devait travailler à la sécurité sans dénoter avec l’environnement. Ce dernier se composait d’une veste et d’un pantalon noirs et d’une chemise blanche. Rien de bien compliqué pour un homme aimant la simplicité avant toute chose. Et puis, il n’aimait pas être le centre d’attention de tout le monde. Tiens en parlant de ça, une jeune femme recula brusquement et fit tomber tout un présentoir dans un bruit assourdissant. Jason profita de son inattention pour la détailler avant de lui porter main forte. Dans la vingtaine, brune, élancée, elle devait certainement faire tourner la tête aux hommes. Qui sait, peut être que s’il avait quelques années de moins, il tenterait sa chance. Quoi ? Il ne désirait peut être pas l’engagement mais de temps en temps, une charmante compagnie ne lui déplaisait pas pour un week end.

    Comme tout gentleman qui se respecte, il s’accroupit à ses côtés et commença donc à l’aider à ranger avant de s’interrompre quelques instants pour se présenter. Ainsi, elle se nommait Claire, joli prénom pour une belle demoiselle mais ne nous égarons pas. Claire lui tendit alors sa main pour clôturer les présentations et il la serra bien volontiers avant de se relever pour reposer ce qu’il avait ramassé sur l’étagère.

    « Ne vous inquiétez pas, j’ai tout mon temps et puis je préfère ça que faire les boutiques à me trouver un costume. »

    En souriant gentiment, il hocha la tête en guise de remerciement quand elle le complimenta sur son choix de tenue. Bon et bien si elle l’aimait bien, c’était ok pour lui. Jason ne la connaissait pas mais elle s’habillait bien du moins selon ses critères donc, elle devait s’y connaître un peu plus en mode que lui.

    « Appelez moi Jason, Monsieur Tyrell me fait l’impression d’avoir le double de votre âge et je ne suis pas si vieux que ça. Trente ans c’est vieux pour les jeunes ? » Ajouta-t-il pour la taquiner un peu.

    Jason s’effaça ensuite pour la laisser passer devant et tous deux rejoignirent la caisse où il régla son achat tout en suivant du coup de l’œil l’échange entre le vendeur et Claire. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait que quelque chose se tramait et qu’elle n’allait sûrement pas apprécier. En tout cas, il se tenait prêt à intervenir en cas de problème.

    « Tout va bien Claire ? Il ne vous importune pas ? »
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Claire Estefan
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Mer 2 Jan - 1:23

    Un sourire d’une douceur angélique…

    « Très bien ce sera donc Jason avec plaisir… »

    Avec une Estefan n’importe quelle sortie pouvait être pleine de surprise. La preuve une fois de plus, une simple partie de shopping avait tourné en rencontre intéressante. Pourquoi rencontre intéressante ? Tout simplement car ce n’était pas tous les jours que Claire avait l’occasion de rencontrer de si beau spécimen de la gente masculine. Jason Tyrell était apparu, costume à la main pour justement tendre l’une d’elle à la rescousse d’une demoiselle en détresse. La conversation avait débuté simplement mais les présentations furent rapidement écourtées par les beuglements du vendeur qui souhaitait absolument discuter avec Mademoiselle.

    Tandis que Jason intégrait la courte queue, elle avança doucement vers le vendeur, son paquet à la main. Ce dernier avait la partie supérieur du visage congestionné par un sentiment inconnu du commun de mortel. Mélange de colère, d’ennui et d’envie délibérer d’embêter tout le monde. Elle se trouvait maintenant à moins de 30 centimètres de cet « homme », il l’inspecta de bas en haut et eut un petit rictus malsain quand ses yeux passèrent deux voir trois fois sur ses formes voluptueuses. Ce n’est que quelques secondes qui parurent des heures pour la pauvre Claire, qu’il lança sa requête, d’une voix sèche et grésillante:

    « Ouvrez votre sac mademoiselle »

    Ses deux yeux bleus s’écarquillèrent. Pourquoi souhaitait-il vérifier ses affaires ? Il la prenait pour une voleuse. Une goutte de colère s’ajouta aux autres dans le vase des émotions déjà presque plein. Elle lui tendit son sac qui contenait la robe qu’elle venait d’acheter. Le vendeur regarda à l’intérieur avec insistance cherchant quelque chose à dire. Il siffla doucement entre ses dents d’attendre car il souhaitait faire passer ses clients en premier.
    Jason passa et demanda à Claire si tout allait bien.

    « Je te répondrais quand je serais ce que ce charmant monsieur me veut »

    Elle du, avec un inaudible soupir de déception, quitter le regard profond de Jason pour reporter son attention sur l’idiot de Time Square. Ce dernier avait un regard des plus déplaisant, un regard qui semble examiner chaque partie du corps et des vêtements, un regard malsain. C’est avec un sourire hybride, mélange de rictus incontrôlé et de grimace pour enfant qu’il annonça.

    « Je vais vous fouiller, si vous voulez bien coopérer »
    « Vous rigolez ? »

    La goutte d’eau en fit en déborder une autre. Le vase en était à son extrême limite.

    « Non Mademoiselle je suis très sérieux, veuillez vous approcher du comptoir et ne pas bouger pendant que je procède à la vérification »

    Claire lança un regard doux mais porteur de sens à Jason. Que surtout il n’intervienne pas. Elle se positionna droite, devant le comptoir. Déjà le vilain vendeur posa ses mains sur elle pour « fouiller ou tripoter » à sa guise.
    Malheureusement pour lui, l’une de ses mains fut trop baladeuse pour les yeux de Jason et pour le goût de Claire qui fit entendre le son de la peau qui claque dans tout le magasin. Au moment où, sa main nue toucha la peau de joue du vendeur, une sensation de chaleur la traversa progressivement…Son pouvoir s’était actionné sans qu’elle ne l’ai réellement souhaité, mais heureusement le vendeur n’avait aucun don. Il vacilla et du s’appuyer sur son comptoir pâle comme un mort….

    Elle se tourna rougissante vers Jason et lui dit d’une voix tremblante:

    « Je suis désolé, mais il m’a vraiment tripoté, si tu veux y aller, je ne te retiens pas. Je ne fais qu’attirer les yeux honteux sur moi donc, je préfère ne pas te mêler à tout ça… »

    Elle sourit tristement attendant une réaction du jeune homme si charmant qui la fixait sans honte aucune…
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Mer 2 Jan - 20:16

    Jason attendait de pouvoir payer son achat tout en continuant de surveiller du coin de l’œil Claire et ce type qui semblait tout droit sortit des jupes de sa mère. Vous savez le genre fils à maman, pourri gâté qui aime user de son statut pour regarder les jeunes femmes se changer dans les cabines d’essayage. En gros, le champion du monde dans la catégorie lourdingue. Au passage, il glissa à la jeune femme une simple question mais lourde de sens. Est-ce qu’il l’importunait. Dans le cas où elle dirait oui, il n’hésiterait pas du tout à intervenir mais Claire semblait être le genre de femme à régler ses problèmes toute seule. Une qualité qu’il appréciait grandement même s’il espérait qu’elle n’était pas du genre à refuser automatique une quelconque aide. Ça existait faut pas croire ! Un peu hypocrite venant de sa part quand on songeait au fait qu’il n’aimait pas avoir recours à une aide extérieure. Question de fierté, d’orgueil ou de tout ce que vous voulez. Jason passa enfin à la caisse mais son attention restait focalisés sur le couple, ne donnant pas ainsi à la caissière toute l’attention qu’elle désirait avoir de sa part. Il n’avait pas le temps de jouer les jolis cœurs. Non, son flingue le démangeait mais aussi sa plaque. Il rêvait de faire fermer le clapet à cet arriviste.

    « Monsieur !! Ça vous fera 95$ ! »
    « Hum, oui, désolé. Je vais payer par carte bancaire. »
    « Bien monsieur, vous pouvez l’insérer. »

    Comme un bon client bien élevé, il inséra sa carte bancaire tout en grimaçant. Ah oui, je vous avais pas dit. Le monsieur est ce qu’on appelle un picsou. Pas un radin mais disons qu’il n’appréciait pas des masses de mettre 95$ dans un costume alors qu’il en avait déjà un. La prochaine fois, il ferait attention aux dates de congé de son pressing. Il ne pouvait s’en prendre qu’a lui-même mais quand même ! Des fois, il se demandait comment les femmes pouvaient faire pour ressortir avec trente six tonnes de sacs et s’en tirer pour moins de 150$ pour les meilleures d’entre elles. Encore un mystère qu’il n’arriverait pas à éclaircir. Enfin si, il n’avait qu’à accompagner une amante durant une partie de shopping. Mouais plutôt se prendre une balle que de subir ça. Jason récupéra son achat tout en tentant de réguler sa colère. Mais ce type la tripotait devant tout le magasin, mais il était taré ! S’il n’en tenait qu’à lui, il l’aurait coffré. Quoi, il pouvait le suspecter d’être un dangereux criminels ou un mutant, comme ça, hop en taule et les jeunes femmes respirerait tranquillement pendant quelques jours. Claire régla le problème en lui administrant une belle gifle qui laissa le type un peu faiblard sur le coup. Etrange, une gifle ne faisait pas cet effet et puis, il était plutôt corpulent. Tu deviens parano mon pauvre gars ! Prends des vacances se sermonna-t-il tout seul. Jason salua la vendeuse et s’approcha de Claire qui prit les devants en s’adressant à lui.

    « Ne t’inquiète pas j’ai remarqué mais effectivement je compte partir ! Je ne suis pas fana des boutiques au point de camper ici toute la journée. Je t’offre un café ou quelque chose d’autres à boire pour te remettre de tes émotions ? Quant à vous, si vous ne voulez pas que je lance une enquête à votre sujet, vous avez intérêt à cesser votre manège. »

    Jason, pour montrer qu’il ne rigolait pas, écarta le pan de sa veste pour laisser voir son arme et sa plaque de flic. Il n’était pas du genre à user de cet argument mais de temps en temps ça ne faisait pas de mal. Le vendeur hocha vivement la tête mais il se promit de mener son enquête ou alors d’aiguiller une personne compétente pour la faire à sa place. Sa nouvelle rencontre accepta l’offre (je prends les devants si ça te va pas j’édite !) et ils se retrouvèrent dans un petit café de la galerie marchande à discuter de tout et de rien.

    « Au fait, je dois te féliciter. Tu as eu beaucoup de patience avec ce type ! Si j’avais été une femme et à ta place, ça ferait belle lurette qu’il se serait pris mon poing dans la figure. Mais oublions le ! Si tu me parlais de toi ? Désolé si je me montre indiscret, mais on va mettre ça sur le compte de la déformation professionnelle. » ajouta-t-il en la regardant malicieusement.
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Claire Estefan
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Jeu 3 Jan - 2:15

    Après cet événement quelque peu gênant et surtout incorrigible, Claire s’excusa d’apporter la honte sur tous ses faits et geste. La honte Estefanienne. Un fait qui avait réussi à être prouvé pendant des générations et des générations, la malédiction s’abattait cette fois sur la pauvre jeune femme. Elle en vivait très bien pour le moment, mais il se pouvait que dans quelques années elle se retrouve à aller voir un psychologue, à cause de névroses développées à la suite de ses hontes. Pour le moment la bonne humeur était revenue au beau fixe et elle se voyait même proposer un café…Se laissant rougir une nouvelle fois, elle accepta timidement:

    « Ce sera avec Plaisir Jason… »

    Elle le suivit hors du magasin, sans même un regard qui aurait fait trop plaisir au vendeur. Sa froideur dans ce genre de situation était son meilleur tout, car elle restait fière et ne supportait pas se voir manquer de respect.. Quelques minutes plus tard, voilà qu’elle se trouvait autour d’un café, ou plutôt d’un thé pour elle à discuter de tout et de rien avec un garçon qui attirait les regards des plus belles jeunes femmes . C’est avec une fierté supplémentaire qu’elle but une gorgée de son thé fraîchement arrivé et qu’elle répondit à l’une des phrases de Jason:

    « Ce n’est pas vraiment de la patience, je n’aime juste pas créer de problèmes alors tant que les situations ne dépassent pas les limites, je peux accepter mais par contre, si comme tout à l’heure l’on dépasse les bornes, je n’ai plus aucune raison de garder une once de self control »

    Elle acheva sa phrase sur un timide sourire. Pour elle, le fait qu’une femme se mette à frapper des garçons n’était pas vraiment se*y. Elle espérait que Jason n’en tienne pas rigueur dans son jugement à son égard. Puis vint l’éternelle demande qui consistait à essayer d’en savoir plus sur les personnes que l’on rencontrait. Demande que Claire n’avait jamais vraiment eut de mal à mettre en application, pourtant à cet instant précis, elle ne savait plus quoi répondre. Les informations se mélangeait dans sa tête et elle ne savait pas trop quoi répondre…Autant commencer par des choses simples.

    « Et bien, que pourrais-je dire ? J’ai vécu toute mon enfance à San Francisco et j’ai déménagé il y a très peu de temps à New York, donc je ne connais pas encore grand monde. Je cherche un travail pour me stabiliser et pouvoir prendre un appartement…c’est à peu prêt tout ce que je consens à te dire pour le moment… »

    Elle termina sa phrase par un sourire qui, contrairement au dernier, était plus sûr de lui et qui montrait qu’elle prenait son malaise au troisième degré. Sa réponse avait été concise mais lui avait permis de répondre sans vraiment s’impliquer personnellement. De plus elle n’avait pas vraiment de choses passionnante à raconter.
    C’est après avoir replacé une mèche de cheveux qu’elle se lança:

    « Et toi Jason que pourrais tu me dire sur toi ? »

    Il allait se lancer comme pour répondre quand un marchand de rose se posta devant leur table. C’est avec la pêche que ces gens ont qu’il invita Jason:

    « Une rose pour votre jolie fiancée Monsieur ? »

    C’est avec un inaudible soupir de surprise que tout le visage de Claire s’empourpra. Fiancée ? Avaient-ils vraiment l’air d’un couple ? Elle baissa la tête et fixa de ses yeux azur l’eau encore fumante de son thé….Comment allait réagir Jason face à cet drôle d’intrusion verbal ?
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Dim 6 Jan - 2:36

    Claire et Jason se trouvaient présentement dans un petit café de la galerie marchande où ils venaient de se rencontrer après un petit couac avec le vendeur du magasin. D’ailleurs, Jason se promit de revenir un peu plus tard. Il n’aimait pas ce genre de type et un petit avertissement ne lui ferait pas de mal. Il avait préféré sur le moment, respecter la demande de la jeune femme. Si elle voulait régler ce problème, elle-même, il ne devait pas aller à l’encontre de sa requête. Après, ça restait son histoire et il comptait bien régler ce petit différent d’opinion. Une serveuse approcha d’eux, et prit leur commande. Claire décida de boire un thé et lui, il prit un café. Ces derniers temps, il carburait au café. Une sordide enquête concernant un mutant récidiviste. Si ça continuait, il allait finir par commettre une bavure dans le service, tant tous les agents semblaient sur les nerfs. Traquer et enfermer les mutants. Pour certains un boulot indigne, pour d’autre un boulot nécessaire. Pour Jason, ça restait tout simplement un boulot. Que vous soyez mutant ou non, il existe des lois et elles doivent être respectés. Bien sûr, il était pas crétin au point de croire tout ce que lui raconte ses supérieurs. Une partie de l’iceberg restait bien cachée mais de vous à lui, il s’en fichait comme de sa première chaussette. Ayant bossé pour une organisation secrète, tuer un homme ne lui posait pas de problème. Le bon vieux temps ! Pas de méprise, ce n’est pas le fait de tuer des gens qui lui manquait tant. Non, c’est ne rendre compte à ses supérieurs qu’au final pour dire que la mission était réussie. Peu importe les moyens, ils voulaient une réussite. Et sans se vanter, il n’avait jamais échoué.

    « Tu as eu raison ! Par les temps qui courent, vaut mieux savoir se défendre surtout pour les femmes. Tous les psychopathes sont de sortis malheureusement et plus le temps passe et moins la police a de moyens. Tout est mis en œuvre pour lutter contre les mutants et la menace qu’il représente. »

    Jason répondait ainsi à Claire, sans se douter qu’il avait à faire à une mutante. Ses propos pouvaient être mal interprétés et le faire passer pour un de ses américains à l’esprit fermé. Une sale réputation que se traîner derrière les Etats-Unis. A tord ou à raison, chacun pense ce qu’il veut quand il veut. Voilà la devise de Tyrell. Chacun est libre d’agir à sa guise tant que cela n’entrave en rien les libertés des autres. Peut être un peu trop idéaliste. Dans tous les cas, il se trouvait bien loin de ce genre de pensées. Non, il profitait de la ravissante Claire, tellement adorable quand elle rougissait ainsi. La demoiselle semblait avoir une personnalité assez dualiste. Un côté chaton innocent et adorable et un côté tigresse prête à se défendre à la moindre attaque. Assez déstabilisent quand on ne connaissait pas les femmes. Jason se demanda sans trop savoir pourquoi si elle était célibataire ou non. A dire vrai, il ne voyait pas trop l’intérêt Il devait avoir quoi? Dix, onze ans d’écart. Au mieux, elle allait le considérer comme une sorte de grand frère au pire comme un vieux qui préfère les jeunes. En réalité, Jason ne fréquentait pas beaucoup de femmes en ce moment. Depuis la séparation avec sa femme, il avait du avoir quelques aventures par-ci par là. Et puis ne nous emballons pas. Jason préférait vivre le temps présent et non se projeter dans l’avenir. Pour apprendre un peu plus sur elle, il lui demanda quelques informations sur elle. Claire lui répondit succinctement, ce qui lui arracha un sourire amusé. Il allait répondre à sa question quand un marchant de roses intervint, le coupant ainsi dans son élan.

    Jason espérait que le fait que ce type la prenne pour sa fiancée ne la gêne pas trop. En ce qui le concernait, cela l’amusait plus qu’autre chose et pour tout vous dire, il trouvait plus ça flatteur qu’autre chose qu’une femme de sa beauté soit ainsi considérée comme sa petite amie potentielle.

    « Je vais prendre une rose merci ! »
    « Tenez Monsieur, ça vous fera 3$. »

    Il attrapa son portefeuille dans sa veste, prenant bien garde à ce que son holster ne soit pas visible par qui que ce soit. Autant ne pas déclencher une panique générale pour des prunes. Après avoir payé et salué le marchant, il regarda Claire avec un charmant sourire.

    « Est-ce que vous accepteriez cette rose mademoiselle Estefan? »

    Tel un gentleman, il lui tendit alors la rose, sans se démunir de son sourire presque charmeur puis revenant un peu au sujet de conversation, il but une gorgée de son café avant de reprendre la parole.

    « Et bien on peut dire que tu vas droit au but dans les présentations. Je reviens un peu à nos moutons. Et bien comme tu le sais, je m’appelle Jason Tyrell, je travaille au FBI en tant qu’agent de terrain et sinon je suis en instance de divorce. Rien de bien passionnant. Tu cherches du travail dans quoi? »

    Il passait vraiment un bon moment en sa compagnie. Elle était à la fois agréable à regarder et à écouter. En temps normal, il aurait vraiment tenté de la séduire mais dans la tête de Jason la barrière de l’âge semblait insurmontable et puis quelle jeune femme s’encombrerait d’un homme qui n’est même pas encore divorcé.

    « Tu te plaisais à San Francisco? Je suis passé deux ou trois fois dans toute ma vie mais le coin était sympa. »
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Claire Estefan
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Mer 9 Jan - 0:14

    Une journée qui avait commencé tranquillement pour se transformer en une sorte de cauchemar n’était pas une bonne journée. Pourtant une personne était venue éclairer la journée de Claire Estefan, il s’agissait simplement du très séduisant et gentleman : Jason Tyrell. Ne disons pas qu’elle avait flashé sur lui car ce n’était pas vrai, mais la manière dont il se conduisait avec elle était quelque chose qu’elle n’avait jamais expérimenté et pour dire vrai cette nouvelle expérience lui plaisait grandement. Voilà pourquoi, elle se retrouvait à l’instant présent, juste en face de ce jeune homme si craquant, à siroter un thé dans un petit café branché des alentours de Times Square.

    Jason la faisait sourire avec des mots tournés galamment. Il la faisait rougir avec des attentions nouvelles et surprenantes pour une jeune femme comme elle. Il lui faisait oublier sa condition de personne spéciale, femme et mutante. D’un autre coté, il faisait naître en elle une pointe de nostalgie, celle de ne jamais avoir rencontré avoir rencontré d’autres hommes de son attitude. Nostalgie de ne pas avoir eut beaucoup d’amis dès son âge adulte. Regrets également, d’avoir préféré la solitude à l’amitié et l’amour. Si elle ne devait plus jamais voir Jason, Claire se promis de changer et de compter plus sur les autres et moins sur ses propres capacités.

    C’est pendant cette considération, qui ne prit même pas quelques secondes qu’un marchand de roses, proposa à Jason d’offrir l’une d’elle à sa fiancée. Annonce qui surpris et gêna Claire à un point qu’elle n’aurait pas cru connaître dans sa vie. Elle n’était pas facilement gênée, alors pourquoi ce soudain sentiment. Peurs, envies refoulées ? Malheureusement pour elle, c’est en entendant la voix virile mais rassurante de Jason accepter l’offre de la rose qu’elle se mit à rougir de plus belle. Une couleur qui aurait put transformer tout autre fille en monstre de foire mais qui faisait ressortir ses yeux bleus d’une manière enchanteresse.

    « J’accepte avec Plaisir Monsieur Tyrell »

    Elle avait décidé de se calmer et de jouer le jeu, qui n’en était peut-être pas un. Le sourire avec lequel il accompagnait la rose fit sourire timidement Claire. Elle n’avait pas l’habitude de ce genre d’attention mais ce comportement lui plaisait. Elle prit la rose de ses doigts nue, d’habitude gantés. Elle la porta doucement à son nez pour en inspirer le parfum qui était exquis. Ses yeux se fermèrent comme sous un irrésistible hypnotisme, et de douces images lui vinrent à l’esprit, dont une qui impliquait Jason. Cette pensée qui n’était pourtant pas bien grave, sortirent Claire de sa rêverie. Elle replongea ses yeux dans ceux de Jason, sans peur et lui dit d’une voix douce:

    « Les Roses sont mes Fleurs préférées »

    Il revint ensuite sur ce qu’elle avait dit quelques minutes plus tôt sur sa vie à San Francisco et qu’il n’avait put commenter à cause de l’intervention du fleuriste. Ses paroles déclenchèrent un doux rire cristallin emprunt de beaucoup de retenue. Il présenta ensuite son travail, agent du FBI. Un métier qui ne devait pas être déplaisant mais qui nécessitait une prise de risque dans la plupart des cas mortelles. Elle n’avait jamais vraiment été attiré par ce genre de métier, pensant que la place d’une femme ne devait pas être avec une arme dans les mains aux cotés d’hommes forts mais plutôt dans d’autres genres de mission nécessitant plus de finesse.

    « Et bien, sur San Francisco, j’avais postulé pour être équipière d’un détective privé, j’avais d’ailleurs été engagé mais mon récent déménagement m’a forcé à quitter ce travail avant même d’y avoir mis les pieds. Je cherche maintenant un travail tranquille, peut-être dans la vente ou la restauration, quoi que je pense que l’action me manquera un peu. »

    Une nouvelle fois Claire afficha un sourire enjôleur après avoir achevé son explication quelque peu longue. C’est en le regardant avec l’attention qu’elle lui accordait maintenant qu’elle se sentait vraiment à l’aise qu’elle remarqua qu’ils ne devaient pas vraiment avoir le même âge. Il semblait vraiment mure physiquement et devait tout au plus approcher de la trentaine. Pourquoi était-elle toujours attiré par les hommes plus vieux ? Sûrement parce que leur expérience la rassurait…

    « Oui…San Francisco était vraiment sympa, j’ai encore ma famille là bas, mais des événements dans mon entourage m’ont poussés à changer de ville et par la même occasion de vie. Pas que j’ai des choses à cacher, juste que vivre dans un endroit qui ne représente plus aucun souvenir joyeux peut-être dure… »

    Elle avait dit ça sans la moindre tristesse dans la voix. Elle semblait tout simplement déterminée et innocente dans ce moment de confession. Son aveux n’était pas dans le but de se faire plaindre mais vraiment dans le but de répondre à Jason en toute sincérité. Elle eut juste une pensée pour son amie qui était morte dans l’explosion de l’Institut. Les deux jeunes filles qui ne se connaissaient pas vraiment avait tout de même vécu une prise d’otage ensemble ainsi que de nombreuses parties de rigolade ensemble. Elle irait déposer des fleurs sur sa tombe dès qu’elle en aurait l’occasion….

    « Et toi, tu apprécies New York ? Je ne connais pas très bien étant donné que j’y suis que depuis très peu de temps, peut-être que si tu as le temps un de ces jours tu pourras me faire visiter des coins sympa… »

    Quand elle se rendit compte qu’elle était presque en train d’inviter Jason à sortir, elle rosis comme à son habitude. Ses yeux ne se baissèrent pas pour autant, même si de la timidité se faisait ressentir de son coté…
    Après avoir réfléchi quelques secondes, elle continua doucement, avec une pointe d‘humour:

    « Sinon Agent Tyrell, d’autres questions à me poser ? »
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Sam 12 Jan - 14:51

    Qui ne connaît pas le marchand de roses dans les restaurants ou autres cafés ? Une personne, souvent avec un accent arrive dans l’établissement et fait le tour des tables pour que les hommes, puisse étaler tout leur savoir vivre devant leur conquête ou leurs conjointes. Certains jouaient aux goujats et déclinaient l’offre du vendeur, s’attirant en règle générale, un regard déçu de leurs compagnes. Là, rien ne le forçait à en acheter une. Il ne connaissait Claire que depuis quelques minutes, trois quarts d’heure pour être précis mais pour une raison qu’il ignorait, son petit sourire timide le faisait craquer. Jouant le jeu, Jase lui offrit cette simple rose et se satisfit de son geste puisqu’elle lui affirma qu’il s’agissait de ses fleurs préférées. Tant mieux, ça aurait été dommage qu’elle lui sorte : désolée, je suis allergique aux roses. Disons que ça ne l’aurait pas trop fait.

    « Ça me fait plaisir dans ce cas ! »

    La conversation reprit son cours normal et Jason l’interrogea sur sa vie, ses projets. Appelez ça déformation professionnelle mais il aimait connaître en profondeur les personnes qu’il rencontrait au détour d’une rue. De plus, le courant passant très bien entre eux, pourquoi se priver d’une conversation normale. Qu’est ce qu’une conversation normale pour lui ? Peut-être une qui ne parle pas de boulot, de divorce ou de rencontre avec le juge. Il lui avait rapidement fait un topo sur sa vie car s’il advenait que leurs rapports évoluent, Jason préférait jouer franc jeu. Oui, vous avez bien lu, monsieur ne serait pas contre une aventure avec cette douce et ravissante jeune femme. Claire lui faisait penser à la rose qu’elle affectionne tant. Beauté piquante si on ne fait pas attention où on met les doigts. L’écoutant attentivement, il essaya de se forger sa propre opinion de l’énigme Estefan. Femme d’action ? Peut être bien mais quelque chose lui disait que la miss n’était pas pour autant une folle de la gâchette. Tant mieux après tout.

    « Tu n’as pas essayé de retrouver un cabinet de détective qui embauche dans les parages ? Si tu veux, je peux me renseigner dans mes contacts. L’avantage d’avoir un boulot comme le mien c’est qu’on est au courant de plein de chose. Sinon je sais que près de Central Park, il y a un petit café qui embauche en ce moment. Le Central Perk. J’y ai mes habitudes et la patronne est sympa. »

    Claire afficha un sourire enjôleur une nouvelle fois, et Jason se sentit fondre comme neige au soleil. Etait-elle au courant qu’elle pouvait séduire n’importe qui avec son mélange d’assurance et d’ingénuité ? Cette candeur qui semblait l’habiter était vraiment craquante et attirante. S’il ne se retenait pas, il essayerait bien de la séduire mais quelque chose lui disait qu’elle serait peut être pas candidate au poste de petite amie d’un week end. Dommage ! Allez ne nous emballons pas, voyons comment se passe le reste de la pause déjeuner car malheureusement, à un moment donné, il fallait qu’il retourne au boulot. Jason lui demanda, comme elle venait de San Francisco, si cette ville lui manquait enfin plutôt si elle s’était plus dans cette ville. La réponse qu’il obtenu le laissa perplexe mais il laissa ses questions de côté. Elle n’était pas un suspect alors qu’il la laisse tranquille.

    « Tout le monde à le droit à son jardin secret, je comprends tout à fait. Quant à moi, je me plais bien à New York, cette une grande ville où l’on peut vivre anonymement tout en étant en communauté. C’est une ville que j’apprécie oui mais des fois, j’ai la nostalgie de la campagne et je me dis que je serais bien mieux à la tête d’un ranch. Mon vieux rêve de gosse. Sinon ça serait avec plaisir que je te servirais de guide. Si tu veux, le week end, je suis relativement libre sauf si une enquête décide de pointer le bout de son nez. »

    Un sourire charmeur plus tard, Jason terminait son café sans la quitter du regard. Etait-ce une invitation de sa part ou des paroles en l’air ? La psychologie féminine, tout un mystère qu’il n’était vraiment pas en passe de percer. Plutôt le contraire. Jason arrivait à résoudre des enquêtes tortueuses mais devant une femme, il restait interdit. Trop compliquée pour son cerveau cartésien. Claire du se rendre compte qu’elle venait de lui lancer une invitation car, elle se mit à rosir pour son plus bonheur. Une pensée absurde le prit : rougissait-elle de partout ? Ne soyons pas pervers, c’est un coup à la faire fuir. Il rigola cependant quand sur le ton de l’humour, elle lui demanda s’il n’avait pas d’autres questions.

    « Et bien si j’en ai une. Est-ce que tu accepterais que je t’invite à déjeuner ? Il me reste encore une grosse heure avant de reprendre le travail et j’apprécie ta compagnie alors tu veux bien faire preuve d’une âme charitable en partageant le repas d’un pauvre agent du FBI esseulé ? A moins que tu ne doives rejoindre ton petit ami. Je comprendrais tout à fait. »

    Faisant signe à la serveuse de revenir, il lui demanda quels étaient les plats du jour. Faisant mine de réflechir, il laissa ainsi le temps à Claire de peser le pour et le contre au sujet de son invitation. Quand il eut passé commande, il se retourna vers elle, un sourire charmeur toujours planté sur son visage.

    « Alors puis-je vous compter sur votre présence miss Estefan ? Une si belle rose égaillerait mon repas, soyez-en assurée. » ajouta-t-il dans un clin d’œil complice.
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Dim 13 Jan - 22:00

    La timidité de Claire amusait sûrement ce jeune homme qui ne se lassait pas de la dévorer du regard et de lui sourire avec un charme inimaginable. L’assurance de Jason gênait Claire d’une manière si douce que ce gêne se transformait en plaisir. Le plaisir d’être en compagnie de quelqu’un qui ne cesse d’apprécier ses charmes. Elle était là, et pour la première fois de sa vie, elle était l’objet d’attention particulière qui la touchait. Était-ce pareil de l’autre coté ? Jason appréciait-il vraiment sa compagnie ou était-il un homme à femme qui possédait la technique ancestrale de toutes les faire tomber au fond de son lit ? Question qui resterait non résolue jusqu’à la fin de cette séance. Ils étaient toujours autour de la table, leurs boissons maintenant vide reposaient froidement à coté d’une magnifique rose rouge, cadeau des plus charmants.

    « Pour ce qui est du travail de détective, j’accepte ta proposition, c’est vrai qu’on ne refuse pas un coup de main de ce genre. Sinon j’irai faire un tour du coté du Central Perk histoire de prendre des renseignements mais en attendant d’être vraiment bien installée, je pourrais toujours y travailler »

    Il y avait ses habitudes. Devait-elle comprendre qu’il l’invitait pour un second rendez-vous sous formes d’aide à l’emploi cachée ? Ne pas se monter toute une histoire, voilà ce qui lui passait par la tête à ce moment. Jason lui plaisait, du moins au fil des minutes qui s’étaient écoulées, elle avait fondu face à son charme et à ses compliments. Elle espérait juste que l’once d’espoir qui était née il y a peu de temps se verrait confirmé et qu’elle plairait de manière réciproque à Jason. Mais étant sûrement un peu plus âgé, il devait préféré les femmes plus mûres ou du moins se démarquant de la catégorie midinette. Elle avait maintenant répondu à toutes ses questions et avait même lancé, elle-même, une invitation sous entendue pour un second rendez vous. En fait, elle voulait vraiment le revoir et même allez plus loin avec lui, est-ce que ses années d’abstinence refaisait surface ? Passons… Jason l’invita donc d’une manière plus que galante à ne pas le quitter et à prendre un repas en sa compagnie…

    « Je ne voudrais pas abuser de ta bonté, tu as été vraiment adorable… »

    Elle avait commencé un semblant de phrase qui fut effacé par sa réelle envie. Même si elle devait rentrer à l’Institut, il ne lui était interdit de manger sur New York. La serveuse pointa le bout de son nez, retira les tasses vides et pris la commande de Jason, pendant le laps de temps, où elle était censée réfléchir à l’invitation de Jason…La voix de se dernier s’éleva d’ailleurs et fut éteinte par un clin d’œil des plus complice et qui emballa Claire pour de bon :

    « Mon célibat me permet d’accepter votre invitation Monsieur Tyrell, j’espère juste que cette seconde partie de la soirée sera à la hauteur de la première…, je refuserais juste le dernier café chez toi... »

    Elle lui sourit d’une manière à la fois mutine et pleine de timidité, encore un sourire dont seule Claire Estefan avait le secret. La serveuse était restée sur place et attendait maintenant sa commande étant donné qu’elle restait.

    « Je vais prendre la même chose que Monsieur S’il vous plait »

    Claire passa une main dans ses cheveux et plongea son regard dans celui de Jason. Ce dernier était vraiment un des garçons les plus adorable et séduisant qu’elle n’avait jamais rencontré et elle se félicitait d’être assise en face de lui, malheureusement, le bonheur est de courte durée chez les Estefan, car une sensation de chaleur anormale l’enveloppa. C’était la même sensation que quand elle volait des pouvoirs en beaucoup plus intense. A ce moment précis, elle espérait juste ne pas faire cette sorte de crise de rejet qui était plus ou moins impressionnante et où les pouvoirs qu’elle avait emmagasiné se libérait les uns après les autres…Ne pas montrer ses pouvoirs à Jason…Respirer calmement….continuer de sourire…Jason….Contrôle…Jason…sourire…Jason…libération…

    Son regard devint vitreux l’espace d’une seconde et elle eut comme une vision. Les pouvoirs de Mike. Jason était en posture plutôt…galante avec une femme, puis une autre…et encore une autre…Cet homme était sans doute l’un de ses dragueurs invétérés que l’on trouve dans les rues de New York. La chaleur augmenta mais cette fois si un des pouvoirs revenait à la surface, elle serait découverte…Sourire…Jason…Retenue….Jason….Mépris….Jason….Honte…

    Ses yeux bleus regardèrent Jason et un sourire forcée apparut sur ses lèvres. Le regard intrigué de ce dernier eut l’effet d’un antipoison sur elle, car soudainement elle se calma laissant place à une surprise sans nom...



    [Désolé de la médiocrité du contenu^^]
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Mar 15 Jan - 20:00

hj : t'inquiete l'est tres bien ton rp !

    Allez fais un effort Tyrell, retiens le sourire stupide qui v eut pointer le bout de son nez !! Pourquoi le simple fait de la savoir célibataire provoquait en lui un raz de marrée de joie aussi infantile ? Jason avait l’impression de se retrouver dans la peau d’un adolescent pré pubère face à son premier rendez-vous galant ? Sans être un dragueur des plus acharnés, il reconnaissait sans fausse pudeur qu’il aimait la compagnie des femmes. Le seul problème c’est que son cœur restait de glace aux sentiments amoureux. Comment aimer quand votre première petite amie s’était suicidée sous vos yeux car elle ne voulait pas choisir entre sa famille et vous ? Puis il y avait eu sa femme et leur petit bébé mort, un mois après sa naissance. Non, Jason refusait catégoriquement de se lier à une femme. Tout ceux qu’il aimait finissait par mourir ou souffrir par sa faute. Or, il restait un homme et les plaisirs de la chair ne le laissaient pas indifférent. Claire avec ses yeux bleu et sa crinière brune provoquait en lui le même effet mais se rattrapa-t-il à temps, la barrière de l’âge restait un des inconvénients de taille. Il ne voulait pas devenir un de ses hommes approchant la quarantaine (bien qu’il en soit encore loin) qui ne fréquentaient que des midinettes de vingt ans pour se prouver qu’ils sont toujours aussi jeunes et fringuant. Cependant quand il la voyait rougir ou sourire ainsi, il ne ressentait qu’un seul besoin, la prendre dans ses bras et la protéger. Allez savoir comment elle faisait pour attiser sa flamme protectrice dans son vieux cœur desséché.

    « Tu me fends le cœur ! Moi qui avait tout prévu jusqu’aux pétales de roses sur le lit. Ça m’apprendra à jouer au méchant loup. »

    Jason éclata de rire pour montrer qu’il la taquinait plus qu’il n’était sérieux. C’est fou ce qu’elle était craquante avec son sourire à la fois mutin et timide. Un vrai appel à la luxure. Il espérait simplement qu’elle ne la jouait pas à la Lolita de Stanley Kubrick. De nos jours il fallait plus se méfier des jeunes et ingénues jeunes femmes que des femmes avoisinant la trentaine. Peut-être se montrait-il trop méfiant à l’égard du sexe opposé ou alors était-ce du à une déformation professionnelle quelconque. Seul l’intéressé pouvait nous renseigner mais laissons cela de côté. La serveuse prit alors leur commande, un steak frite avec des haricots verts. Un repas équilibré enfin dans ses critères à lui. N’empêche bon point pour elle, Jason n’était jamais attiré par les mannequins anorexiques. Il préférait de loin partager un bon steak avec une femme que d’en voir une, picorer une salade sous prétexte de faire attention à sa ligne.

    Sans qu’il ne comprenne ce qu’il advenait, Jason participa bien malgré lui, à une scène assez spéciale. C’était comme si Claire venait d’entrer dans une espèce de transe. Quelle fille étrange tout de même. Il se passait de drôle de choses en sa présence mais pour le moment, il préférait ne pas assembler les pièces du puzzle. Peut être ne désirait-il pas voir la vérité en face. D’un regard chargé en incompréhension, Jason l’observa, attendant qu’elle se reprenne. Quand elle lui offrit un sourire forcé, il posa doucement sa main sur son avant bras, protégé par son chandail (j’édite si ça te va pas !), comme pour la faire réagir.

    « Claire ? Tout va bien ? Tu es toute pâle, tu veux un peu d’eau ? »

    Faisant signe à la serveuse d’approcher, il commanda de l’eau fraîche tout en commençant à s’inquiéter quelque peu pour la jeune femme. Celle-ci revint finalement à elle juste au moment où l’employé du café arrivait avec de l’eau et leurs plats. Aussitôt, Jason servit un grand verre d’eau fraîche à son invitée puis le lui tendit, lui intimant doucement l’ordre de le boire.

    « Tiens bois un peu, ça devrait te faire du bien. Tu es sûre que ça va aller ? Tu veux que je t’emmène voir un médecin ? Tant pis si je suis en retard au boulot, je préférais ça que tu fasses un malaise toute seule dans la rue. Si tu es venue en bus, je te ramènerai chez toi en voiture. Pas de discussion, ça fait partie de mon boulot que de protéger les habitants de New York et puis je le fais aussi à titre personnel. Même si on ne se connaît pas depuis très longtemps, j’avoue que j’apprécie réellement ta compagnie. »

    Jason lui serra gentiment l’avant bras avant de lui sourire chaleureusement puis regardant leurs assiettes, il lui souhaita bon appétit avant d’entamer son plat. Pour une fois, il n’était pas pressé de retourner au boulot. Bien la première fois de sa vie d’ailleurs.

    « Dis moi, changement de sujet radical, tu te cherchais une robe pour quelle occasion ? Je suis peut être indiscret sur ce coup non ? »
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Claire Estefan
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Lun 21 Jan - 1:10

    Claire laissa échapper un petit rire cristallin quand ce dernier lui assura qu’il était vraiment déçu de ne pas pouvoir lui offrir un dernier café chez lui. Le pauvre, lui qui avait tout préparé, même les pétales de roses sur le lit. Avait-il reçu un diplôme de serial lover ? En tout cas il avait un humour bien à lui qui avait pour effet de la faire fondre un peu plus à chaque seconde. Elle l’écoutait avec attention et réagissait d’une manière ou d’une autre à tous ses compliments, ses boutades et ses regards. Il savait comment s’y prendre et à l’instant qui était le présent, il avait quasiment gagner la partie, mais pour combien de temps ? En effet ce moment de bonheur avait rapidement disparu pour laisser la place à une crise de pouvoirs. Ceux de Claire perdirent du contrôle sous l’effet d’une petite émotions et elle entra par inadvertance dans le passé de Jason. Elle y vit les conquêtes qu’il avait ramené chez lui et à qui il avait fait l’amour. Ce qui ne la rassura pas vraiment. Était-elle tombée sur l’exemple du dragueur invétéré qui n’avait aucun scrupule dans ce genre de pratique.

    Son assiette arriva sans qu’elle ne l’ai remarqué…Jason lui demanda si ça allait mais les mots lui manquait…et puis ses pensées lui revinrent…c’est avec un sourire forcée qu’elle revint à elle…la main de Jason se posa sur son avant bras…Rassurante…chaude…ce contact déclencha en elle un trouble qu’elle n’avait encore jamais connu…comme si sa tête se trouvait à proximité d’une source de chaleur…comme si des papillons voletaient dans son estomac…comme si un vent frais venait déclencher une série de frisson sensuels…Pourquoi lui faisait-il cet effet là ?

    « Ca va Merci, un simple étourdissement….merci de t’inquiéter »

    Elle dégagea d’une manière maladroite mais quelque peu sèche, son bras. Sa main encore vacillante attrapa le verre d’eau que Jason lui avait tendu tout en lui proposant de la raccompagner…Était-ce une manière de la mettre dans son lit ou était-ce vraiment un geste sympathique ? Cette vision l’avait vraiment retourné mais son attraction pour le jeune homme reprenait doucement mais sûrement le dessus. Au fond, il n’avait pas l’air d’avoir simplement envie d’user des plaisirs de son corps…

    « Merci pour la proposition Jason, mais je vais mieux…Pour le médecin ne t’en fais vraiment pas, ça peut arriver ce genre de chose et ne te met pas dans l’embarras avec ton travail pour moi, si ça peut te rassurer je vais prendre une chambre d’hôtel sur New York étant donné que je vis un peu en dehors de la ville. Moi aussi j’apprécie ta compagnie Jason…un peu trop d’ailleurs… »

    Sa fin de phrase se perdit comme un écho. Elle l’avait prononcé plus bas que le reste comme partagé entre l’envie irrésistible de le dire et celle de le taire. Ses joues s’empourprèrent et comme pour détourner l’attention, elle se mit à piquer dans son assiette. Elle refusait de regarder Jason après cet aveux. Si ce dernier comptait la mettre dans son lit, il se sentirait ravi et ne perdrai pas une seule seconde, mais si au contraire il était un vrai gentleman, il se contenterai d’agir comme tel…

    Gentleman ou simple ignorance de sa part. Il prit à parti de ne pas répondre à la fausse dissimulation de sentiment de Claire et se lança sur un sujet totalement différent. Pourquoi avait-elle choisi cette robe déjà ? Pour un jeune homme qui lui plaisait et qui avait été pendant peu de temps son patron. Maintenant à quoi lui servait de l’avoir acheté puisque qu’elle ne le reverrait sûrement pas et que ses yeux ne regardait qu’une seule autre personne…

    « Je l’avais acheté pour….en attendant d’avoir une bonne occasion de la porter…Peut-être très superficiel comme choix mais je voulais juste avoir quelque chose à me mettre si jamais l’occasion se présentait… »

    Le sourire lui revint doucement.

    « Jason, je ne suis pas sûre d’avoir très faim en fait, je suis désolé de t’avoir fait commander pour moi, je dois avoir un peu d’argent pour au moins payé ce que je n’ai pas mangé…si tu veux je t’attend mais je ne vais pas tarder à rentrer…si je veux pouvoir dormir quelque part ce soir il faut que je m’y prenne assez rapidement … »

    Elle lui sourit une nouvelle fois et poussa doucement l’assiette qui ne lui faisait plus du tout envie. Elle se sentait vraiment mal de ne pas avoir goûté, mais elle ne pouvait rien avaler. Elle espérait juste que Jason ne la prendrait pas pour une de ses filles anorexiques qui commande un grand repas et qui prétexte ensuite ne plus en avoir envie. Elle avait vraiment eut faim mais sa petite crise avait eut l’effet de dix hamburgers sur son estomac.
    Elle cherchait quelque chose à faire ou dire pour passer outre sa gêne, pendant que Jason mangeait un morceau et ses deux prunelles bleus s’arrêtèrent sur une trace anormale de bronzage. Annulaire gauche…

    « Tu es marié Jason ? »

    Les yeux de Claire s’embuèrent d’une manière quasi invisible et un nœud apparu dans son ventre. Il était marié, et s’il ne portait pas d’alliance ce n’était que pour deux possibilités. Soit il était divorcé, soit il était à la recherche d’une proie pour froisser les draps. La vision revint rapidement dans l’esprit de Claire…Elle ne pouvait pas y croire…

    Son espoir se porta sur une vérité négative qui la rassurerait…Mais aurait-elle le pouvoir de discerner une vérité d’un mensonge ?
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Lun 21 Jan - 2:33

    « Il n’y a pas de quoi ! »

    Jason se trouva très étonné de la relative froideur dont faisait preuve Claire à son égard. Tout allait bien et l’instant d’après, il avait l’impression d’être placé dans le rôle du lépreux de service qu’il faut éviter le plus possible. Etrange comme revirement de situation. Une pensée saugrenue le prit : et si elle se montrait douce un instant pour l’appâter puis après le rejetait ? On a beau être un homme, on connaissait les mêmes affres que le beau sexe. Désolé mesdames mais les râteaux, tout le monde en distribue à croire que dieu en créant l’homme, lui avait donné la passion du jardinage. Pelle, râteaux, tout y passait et Jason, comme tout être humain, restait pétrifié devant un non. Enfin pétrifié était quelque peu exagéré mais il subissait les tourments de l’échec amoureux comme tout à chacun. Il ne se cachait pas, Claire lui plaisait énormément mais il préférait de loin, y allait étape par étape. Un divorce lui convenait suffisamment, pas la peine d’aller jusqu'à deux. Quoi ? Les avocats ça coûte cher et il avait une voiture à rembourser le monsieur ! Claire sembla se reprendre puisqu’elle le remercia une nouvelle fois. Quand elle émit le fait qu’elle ne souhaitait pas le mettre dans une position inconfortable vis-à-vis de son travail, il balaya ça d’un geste de la main.

    « Ce qui me rassurait, c’est que tu recommences à me sourire comme avant, je m’inquiéterais plus. Je sais, on ne se connaît pas beaucoup mais je m’inquiète pour toi, et ça, je ne peux pas l’empêcher. Je conçois que des tas d’hommes doivent te dire la même chose mais crois moi ou non, je suis sincère. »

    Et pour une fois, il l’était ! Pas qu’il draguait en mentant aux femmes, tout le contraire même puisqu’elles savaient exactement à quoi s’attendre mais dans son travail, bluffait revenait presque à dire converser gentiment avec une personne. Hors, toute sa vie, Jason avait du mentir, surtout quand il faisait partie de la FMI. Toutefois, son intuition de flic lui soufflait que mentir à Claire se révélerait bien suicidaire. Peut être qu’il ne se passerait rien entre eux, dieu seul sait de quoi est fait leur avenir. Cependant, pour une raison inconnue, il souhaitait se montrer tout à fait honnête avec elle. Pour lui changer les idées, il orienta la conversation sur son choix de robe. Et elle lui répondit qu’elle l’avait acheté comme cela, sans aucun autre but que de la sortir quand l’occasion se présenterait. Jason sentait qu’elle lui dissimulait la vraie raison mais une nouvelle fois, il prit le soin de se taire. Au diable ses instincts de flic, il n’avait pas à faire à une suspecte mais bien à une inconnue qu’il aimerait connaître dans le sens biblique du terme ! L’auteur tient d’ailleurs à s’excuser pour toutes les allusions à la religion. Trop de moquette nuit à la santé mentale d’un écrivain. Bien sûr, il avait tout à fait relevé les quelques petits mots chuchotés mais il préférait que Claire veuille de son propre chef et non la forcer en profitant de ce moment de faiblesse. L’appétit de la jeune femme l’ayant déserté, Claire l’informa qu’elle n’avait plus faim et Jason s’en inquiéta. Qu’avait-elle pour avoir aussi vite changé de comportement en sa présence ? Etait-ce à cause de son malaise ? Quoiqu’il en soit, il s’en inquiétait grandement et pas seulement parce qu’il voyait ses chances s’amoindrirent. Plus par le fait qu’il l’appréciait sincèrement.

    « Je t’ai invité alors je paierai la note ! Laisses moi juste finir mon assiette et on y va ! Contrairement aux femmes, j’ai tendance à manger pour deux sans prendre un seul gramme. Bon j’arrête d’être prétentieux, je cours une heure et demie tous les matins. »

    Jason lui fit un petit clin d’œil pour détendre l’atmosphère et termina son assiette pour pouvoir raccompagner, comme prévu la belle Claire à son domicile ou du moins à son hôtel. Tout en mangeant, il chercha le moyen de la mettre à l’aise pour retrouver le sourire qu’il aimait tant la voir arborer. C’est fou l’effet qu’elle lui faisait alors qu’il ne savait rien d’elle. En quelque sorte, elle lui rappelait sa douce et défunte Ophélia. Brune, les yeux d’un bleu magnifique et un sourire à faire pâlir tous les anges du paradis. Jason n’arrivait tout simplement pas à s’enlever cette ressemblance de l’esprit bien qu’il fasse la différence entre rêve et fiction. Alors qu’il terminait sa bouchée, Claire lui posa une simple question et en suivant son regard, il remarqua la marque de son ancienne alliance. Reposant ses couverts à côté de son assiette, il s’essuya la bouche avant de prendre une respiration et de lui répondre, gravement.

    « Oui je suis marié ! Du moins pour le moment. Ma femme a demandé le divorce, il y a quelques mois et j’oublis toujours de signer ces foutus documents mais dans ma tête et mon cœur, je suis déjà divorcé. Pourquoi ais-je l’impression d’avoir dit ou fait quelque chose qui t’a mis mal à l’aise depuis tout à l’heure ? J’ai le sentiment que tu m’évites tout d’un coup. Si tu ne veux pas que je te ramène, je peux t’appeler un taxi. »

    Jason fit signe à la serveuse de leur apporter l’addition. Conservant un sérieux inébranlable, il paya avant d’aider Claire à se relever pour l’inviter à sortir de la brasserie où ils s’étaient réfugiés une heure plus tôt. Tout en l’aidant à enfiler son manteau, il réfléchissait à vive allure. Pourquoi se sentait-il autant noué à l’idée d’avoir blessé cette femme ? Etrange question n’est ce pas.

    « Alors taxi ou tu fais confiance au grand méchant loup pour te conduire à l’hôtel le plus proche. Mauvaise tournure de phrase, je vais passer pour un pervers si je dis ça ! Mais bon tu as compris le principal j’espère. » Ajouta-t-il en lui souriant gentiment.
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Claire Estefan
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Mar 22 Jan - 10:49

    Il était vrai que Claire avait été quelque peu chamboulé par cette vision et que du coup son comportement avait un petit peu changé. Mais que conseilleriez vous à une jeune femme qui vient d’apprendre qu’un de ses rares rendez vous était plus porté sur l’anatomie féminine que sur les sentiments qui la constituait ? Il y avait eut cette déception qui l’avait emporté sur sa bonne humeur. C’était dans ces moments là qu’elle détestait ses pouvoirs, tellement destructeurs et protecteurs à la fois. En l’espace d’une seule seconde son joli petit rêve avait basculé, et pourtant un élément très important était à prendre en compte dans ce remue ménage sentimentale. Depuis qu’elle avait rencontré Jason, elle s’était senti étrangement guillerette. Une sorte de lumière dans l’obscurité. Pourquoi lui faisait-il cet effet là alors qu’elle se croyait fermé à tous sentiment ? Jason Tyrell, prince d’une journée qui avait gâché la partie malgré lui.

    Un doux sourire triste se dessina sur ses lèvres. Sa sincérité était-elle simulé ou réelle ? Personne n’avait la réponse mais Claire sentit quelque chose au fond d’elle. Comme si les papillons qui était née au creux de son ventre s’agitait tout à coup. Elle prit la décision de lui faire confiance, après tout qu’avait-elle à perdre à part un peu de sa dignité et sa virginité dans l’affaire ? Jason serait faire la bonne décision et être sincère au moment donné, elle en avait la certitude et ne se laisserait de toute manière pas abuser sans répliquer.
    A l’annonce de sa sincérité, la jeune femme approcha timidement sa main de celle de Jason et la posa avec une douceur inhumaine sur celle de son chevalier servant avant de lui dire de sa voix la plus prévenante:

    « Je te fais confiance Jason, je ne sais pas pourquoi mais j’ai envie de croire en ta sincérité »

    Claire avait réussi à vaincre cette peur irrépressible qui la tenaillait depuis quelques minutes. Savoir que Jason lui offrait une sincérité, quoi que peut-être fausse, lui faisait plaisir. Elle avait envie de se laisser prendre au jeu et de se laisser complètement guidé parce qu’elle ressentait.

    Le reste du repas se passa pour le mieux. Une boutade fut lancé par Jason ce qui eut pour effet de détendre quelque peu l’atmosphère. Il avait bien de la chance de ne pas prendre un seul gramme, elle qui devait faire attention après les fêtes. Claire n’était pas du genre à se restreindre car elle adorait manger, mais il était vrai que comme toutes les jeunes femmes aimant être apprécié de la gente masculine, il lui arrivait de faire plus attention à ce qu’elle mangeait pour ne pas ressembler à Willy l’orque qui a bercé vos enfances.

    Le mariage. Point important que Claire voulait éclairer. Elle avait remarqué que l’annulaire gauche de Jason supportait une belle marque de bronzage, qui avait certainement été faite à cause d’un objet circulaire du nom d’alliance. Bien sûr la bague avait été enlevé, mais l’on ne trompe pas une Estefan et elle souhaitait en savoir plus. Il lui expliqua le plus simplement du monde. Un divorce était en cours et après tout il avait bien le droit de ne pas vouloir se presser pour quitter quelqu’un avec qui il avait eut des habitudes et des sentiments.

    « Non ne t’en fais pas Jason, tu n’as rien dit, ni rien fait….la vérité…c’est….que tu commences à me plaire et j’avais peur que tu sois comme tous ces tombeurs qui ne cherchent qu’à mettre les filles dans leur lit …! »

    Elle l’avait enfin dit. Elle avait enfin oser dire ce qu’elle avait sur le cœur depuis maintenant plusieurs heures, ou minutes…le temps n’avait plus d’importance, il savait maintenant qu’elle était attirée par lui…Un sourire réapparu sur ses lèvres. Celui du contentement d’avoir enfin put dire ce qu’elle avait sur le cœur. Une rougeur apparut également sur ses joues, et la fin du repas arriva doucement mais dans un calme divin, qui réussi à la remettre à l’aise…

    [J’éditerais, si ça ne te vas pas] Ils sortirent du restaurant après encore quelques longues minutes de calme. Arrivés à hauteur de la voiture de Jason, ce dernier se permit de lancer une petite plaisanterie qui fit rire Claire doucement. Elle lui fit un clin d’œil amusé et lui dit:

    « Bien sur que je veux monter avec toi… »

    Elle entra dans la voiture de Jason, mais à peine avait-il posé un pied à sa place que le cœur de Claire se mit à s’emballer étrangement. Elle seule savait ce qu’il se passait et elle remédierait à la situation assez rapidement. Elle ouvrit son petit sac et fouilla rapidement avec des gestes désordonnés pour trouver sa petite boite de pilules. Rien…Son cœur continua de s’emballer puis ralentit d’un seule coup provoquant une chaleur dans tout son cœur. Non elle avait oublié ses médicaments à l’Institut. Son souffle disparaissait doucement et sa vision se réduisait. Elle dit d’une voix faible mais toujours emplit d’une douceur innommable:

    « Je vais….Bien….crise….De…. »

    Elle sombra dans l’inconscience….
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MessageSujet: Re: .::.Chapitre n°4: New York, New York.::.   Mer 23 Jan - 0:24

    « Tu peux me croire, je ne mens jamais aux femmes surtout pas quand elles sont aussi adorables que toi. »

    Jason posa sa propre main sur celle de Claire en lui souriant chaleureusement, ses yeux brillant de cette douce mélancolie qui le caractérisait tant. Il cherchait encore à savoir sur quel pied danser en sa présence mais ce n’était pas non plus désagréable. Certes, elle possédait un physique que nul homme ne pourrait nier l’attraction mais aussi improbable que ça puisse paraître, ce détail passer en troisième position pour lui. La première chose qui l’avait frappé, c’était sa timidité et sa douceur, la deuxième, son regard bleu qui pouvait vous conduire autant au paradis qu’en enfer. Après bien sûr, ça serait très hypocrite de sa part de dire qu’elle ne l’attirait pas physiquement mais elle semblait jeune qu’il n’osait pas trop sortir le grand jeu pour la mettre dans son lit et puis, il se voyait mal lui dire : Ecoute Claire, je t’apprécie, ça te dirait de venir faire un séjour dans mon lit, mais attention, je suis pas du genre à m’engager. Ouais ça ne le faisait pas trop. Le repas continua sur une note moins tendue, à son plus grand plaisir.

    Il tenta de blaguer pour détendre l’atmosphère mais autant le dire, il réfléchissait aussi de son côté. Devait-il continuer sur sa lancée ou au contraire laisser tomber et la raccompagner gentiment à son hôtel en se comportant tel un gentleman. Bon ok, il violait jamais ses conquêtes mais il connaissait suffisamment les femmes pour savoir comment les mettre dans son lit. Or, avec Claire, il ressentait comme un besoin protecteur. Comme si la peiner reviendrait à commettre le crime le plus ignoble. Ça venait peut être du fait qu’elle était vraiment plus jeune que lui, donc peut être un peu plus innocente que les autres femmes qu’il fréquentait habituellement. Arrive donc la fameuse question de Claire au sujet de la marque faite pas son ancienne alliance. Avec sincérité, il lui répondit qu’il se trouvait actuellement en instance de divorce. Il omit quand même de dire que sa femme le harcelait pour qu’il vienne devant le juge, histoire de se libérer de cette formalité. Autant ne pas lui montrer que lui et les formalités administratives ça faisait trente six milles. Jason en profita pour lui poser la question qui le démangeait, à savoir s’il avait fait quelque chose de mal. Son sourire s’accentua à la réponse de la jeune femme dont les joues rosies, le faisait complètement craquer.

    « Je vais être franc avec toi Claire car je pense que tu peux comprendre mes raisons. Je ne suis pas un moine loin de là. J’aime les femmes et leurs compagnies mais je ne m’engage jamais plus d’un week end car mon passé fait que je ne souhaite pas renouveler mes erreurs. Si je te dis cela, c’est parce que tu me plais également et que je tenais à être honnête avec toi. »

    Jason lui sourit gentiment avant de lui faire un baise main puis il demanda à la serveuse de lui apporter l’addition. Le couple prit ensuite congé du restaurant et sortirent dans la rue pour rejoindre sa voiture. Au passage, il lui redemanda avec humour ce qu’elle comptait faire et Claire lui répondit que oui, il voulait bien qu’il la conduise à un hôtel. Galant, il lui ouvrit la portier et l’aida à s’installer avant de faire le tour de sa voiture et s’installer derrière le volant. Sa compagne commença à se sentir mal et avant qu’il n’ait eu le temps de faire un geste, elle perdait connaissance. Inquiet, Jason se mit à réfléchir à une vitesse impressionnante. Il pouvait toujours l’emmener à l’hôpital mais il ne connaissait pas assez la jeune femme pour remplir les papiers d’admission et elle ne serait pas prioritaire, les services d’urgence n’ayant pas les informations sur sa sécurité sociale. Jason décrocha son téléphone portable et appela son médecin personnel, qui travaillait toujours à la FMI.

    « McCoy j’écoute ! »
    « Mack, c’est Tyrell, j’ai besoin de tes lumières, j’ai une jeune femme inconsciente dans ma voiture et faut que tu me dises si elle nécessite ou pas un séjour à l’hôpital. »
    « Eh bien, toujours aussi doué pour faire tomber les filles. Son pouls est comment ? »
    « Lent mais régulier » lui répondit-il en prenant le pouls de Claire.
    « Ok, dilatation des pupilles ? Sa respiration ? »
    « Normale, régulière ! »
    « Ok ok, elle s’est cognée la tête en perdant connaissance ? »
    « Non, elle était déjà assise. »
    « Ok, emmène la dans un endroit calme et au chaud, et comme je présume que tu vas l’emmener à ton studio, je passerais dans la soirée pour l’examiner. En attendant, surveille ses constantes. »
    « Merci Mack, je te le revaudrais. »

    Jason vérifia une nouvelle fois ses constantes avant de s’infiltrer dans la circulation tout en prévenant le boulot qu’il ne pourrait pas s’y rendre cette après-midi. Après avoir emprunter le pont le menant à Long Island où il habitait, il arriva finalement chez lui, Claire toujours inconsciente.


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