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 Manoir des Winchester

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MessageSujet: Manoir des Winchester   Dim 21 Oct - 17:04




Situé dans un quartier calme de la ville, le Manoir des Winchester offre à ses habitants, un zeste de sécurité, de calme et de bonheur. Quatre chambres, deux salles de bain, une grande cuisine, etc.. Bref, la maison idéale pour une famille unie et heureuse.

- Fonctionnement -

Rp privé donc interdiction de s'incruster sans l'accord préalable d'un Winchester

- RP en cours -

Aucun pour le moment
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MessageSujet: [T]aquinons de la petite soeur   Lun 19 Nov - 21:15

** Privé avec Maddison Winchester **


    "Bon les enfants, je vous laisse au bon soin de la nounou, soyez sage !"
    "Mais oui papa, gizmo sera sage !"
    "Rachel?"
    "Bon ok je serais sage aussi !"

    Un sourire innocent sur les lèvres, Rachel croisa ses doigts derrière son dos car elle ne comptait pas être sage. Elle n'était jamais sage, surtout pas quand il y avait une nounou à traumatiser. Cela faisait hum la cinquième qu'elle faisait partir depuis qu'elle avait débarqué par une belle nuit à l'ancien Institut. Pour une raison qu'elle ignorait, leur maman à Maddy et elle, ne venait plus les voir. Dean leur avait expliqué hier, que leur maman avait beaucoup de travail mais qu'elle reviendrait très vite. Etrange quand même car leur mère, malgré son travail venait au moins les bercer la nuit. D'ailleurs, le regard de son père s'était éteint depuis une semaine, comme s'il était malheureux. Rachel ne disait rien mais elle comptait bien mener son enquête. Or, il fallait absolument qu'elle oblige son père à les garder avec lui et non les refourguer à une nounou. Tant pis, Maddy allait devoir subir ses expériences. La dernière fois, elle l'avait ligoté à une chaise et elle l'avait torture en lui chatouillant la plante des pieds. Sa petite soeur en pleurait de rire et quand la nounou était arrivée, elle avait vite jeté la plume pour sortir un vieux briquet. Pauvre vieille femme qui avait cru que Maddison se faisait torturé par Rachel.

    Elle ne vous racontait pas la belle engueulade qu'elle s'était prise le soir même par son père. C'était d'ailleurs la première fois qu'il élevait la voix sur elle et disons que ça calmait même le plus intrépide des suicidaires. Durant deux jours, elle fit profil bas mais maintenant, les choses ne pouvaient plus durer ainsi ! Il fallait absolument qu'elle découvre la vérité. L'enfant jeta un regard oblique vers sa petite soeur qui se demandait sûrement ce que son aîné allait encore lui réserver. Finalement, Rachel l'aimait bien son gizmo mais disons qu'elle lui montrait d'une drôle de façon.

    "Dis Gizmo, ça te dirait de jouer à cache cache? Je compte jusqu'a 100 et je vais te chercher?"

    Après avoir obtenu un oui des plus enthousiastes, Rachel commença à compter et vers les alentours des 30, elle arrêta et prépara son diabolique plan. Tout d'abord, elle couru dans la chambre de sa petite soeur pour récupérer sa poupée grande taille. Vous savez, celle qui mesure la même taille que l'enfant? Bref, ça tombait bien, elle était blonde comme Maddy. Après, encombrée de son fardeau, elle redescendit les marches et s'éclipsa rapidement vers leur piscine privée. La bas, elle habilla la poupée avec des vêtements de Maddy et la jeta dans la piscine. Un sourire sadique plus tard, elle fonçait, le visage apeuré vers la nounou.

    "Madameeee Maddy, elle s'est noyée !!!"
    "Oh mon dieu !!"

    La vieille dame se mit à courir vers la piscine et Rachel attrapa son appareil photo pour immortaliser le moment. Et voila comment on arrive à énerver une nounou en la forçant à sauter dans la piscine pour sauver une poupée. Excédée la vieille dame en ressortit et attrapa la demoiselle par le bras, bien décidée à lui mettre une bonne fessée. Rachel lui donna un coup de pied dans le tibia et se mit à courir comme une dératée vers la maison. C'est à ce moment là qu'elle rentra en collision avec Maddy. A voir sa tête énervée, elle n'avait pas apprécié la blague. Tant pis, elle avait plus urgent à faire, comme sauver ses fesses.

    " Pas le temps ! Elle veut déculotter !! Dépêche sinon je crois que tu vas y avoir le droit toi aussi !"

    Attrapant Maddison par le bras, elle la releva et la força a monter les escaliers en courant avant de grimper sur une commode pour sauter en l'air, histoire d'attraper la ficelle ouvrant la trappe menant au grenier. Arf elle n’était pas assez lourde !!

    "Maddyyyy tire moi par les pieds !! Ça s'ouvre pas !"

    Maddy l'aida à ouvrir la trappe et les petites eurent juste le temps de la refermer que la vieille dame arrivait en hurlant qu'elles auraient le droit à une bonne fessée chacune si elle leur mettait la main dessus. Fiou, il était moins une ! Son père semblait décidé à les tenir loin de quelque chose pour qu'il engage une nounou pareille.

    "Fiou, c'est pas passé loin !"
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Jeu 22 Nov - 2:01

    Maddison appréhendait l’heure de départ de son père. Elle aurait préféré rester avec lui, mais apparemment, on ne pouvait pas se passer de lui, au boulot. La petite ne voulait pas le voir partir, pour la simple et bonne raison qu’elle avait peur qu’il ne revienne pas. Sa maman ne venait plus les voir depuis une semaine, et même si son père affirmait qu’elle serait bientôt de retour, Maddie en doutait de plus en plus. Elle comptait peut-être seulement sept printemps, mais elle n’était pas dupe. Penelope venait les bercer à tous les soirs, mais elle entrait dans leur chambre de façon peu conventionnelle, c'est-à-dire, en passant par la fenêtre. Sa mère lui avait également interdit de révéler ce fait à leur père, mais elle n’avait pas voulu leur en dire plus. Bien évidemment, Maddie respecterait la promesse qu’elle avait faite à sa maman, mais elle était terriblement inquiète quant au sort de sa famille. Dean leur demanda d’être sages, et Rachel répondit à sa place. La gamine, quant à elle, enlaça les jambes de son père, et elle leva la tête en souriant.

    « Promis papa ! Tu vas revenir tôt ce soir, hein ? Je veux plus de nounou ! »

    Dean quitta ses deux filles, et Rachel se retourna vers Maddison, avec ce petit sourire innocent aux lèvres qui lui permettait d’amadouer Penelope si facilement. La gamine de sept ans était curieuse de savoir ce que sa grande sœur lui réservait pour la journée. Son aînée semblait décidée à embêter la pauvre vieille dame qui était en charge des deux sœurs pour la journée. Disons que la dernière fois, Maddie avait eu la peur de sa vie. Elle avait été ligotée par Rachel, et cette dernière s’était amusée à la torturer en lui chatouillant la plante des pieds, jusqu’à ce qu’elle en pleure de rire. Jusque là, tout se déroulait bien, Maddison s’amusait bien avec sa grand sœur, du moins, jusqu’à ce que la nounou débarque et que Rachel sorte le briquet pour faire croire à Mme Jenkins que la pauvre Maddie subissait les expériences sadiques de Miss Winchester. Cette dernière faisait profil bas depuis que leur papa s’était mis en colère contre elle. Toutefois, un grand sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle lui proposa de jouer à cache-cache. Enfin une bonne idée ! Au moins, elle ne risquait pas de finir l’après-midi à l’hôpital. Quoique, n’importe quel jeu pouvait devenir dangereux avec Rachel (XD).

    « Ouiiiii ! C’est mon jeu préféré ! Tu ne me trouveras pas ! Quand je jouais avec papa et maman, je finissais toujours par gagner ! »

    Maddison s’approcha de Rachel pour lui faire un énorme câlin. En souriant, la petite courut se cacher, pendant que sa sœur comptait. Elle grimpa l’escalier qui menait au deuxième étage, et se trouva une petite planque pour se dissimuler. Maddie préféra ne pas jouer trop dur dès le début, des plans pour que la gamine de huit ans abandonne la partie, et pour une fois qu’elle aimait l’activité que proposait Rachel, elle n’allait certainement pas tout gâcher. Elle s’installa donc, et sans faire de bruit, elle attendit qu’on la découvre, en songeant à sa famille. Maddison avait désormais une grande sœur qu’elle adorait, même si cette dernière avait une façon bien spéciale de lui retourner son affection. Elle savait que l’aînée des Winchester avait eu une enfance difficile. Maddison n’avait pas été très choyée côté famille, du moins, avant qu’elle rencontre Penelope et Dean, mais elle avait toujours eu une maison. Rajoutez à cette histoire un père merveilleux, qui n’hésitait jamais à faire la quatre cent coups avec ses deux filles, et une mère toujours de bonne humeur, qui ne résistait jamais au charme des gamines.

    Au bout d’une vingtaine de minutes, Maddison commença à se poser des questions. Elle n’entendait pas les pas de Rachel, et c’était étonnant que la gamine ne l’est pas encore trouvée. La petite réfléchit quelques instants, avant de sortir de sa planque pour partir à la recherche de sa sœur. Son petit doigt lui disait qu’elle s’était encore empêtrée dans une situation impossible. Sa maman ne cessait de dire que Rachel était le portrait tout craché de son père, autant au niveau physique que caractère. Maddie était un peu plus posée que son aînée, mais elle possédait cet instinct et cette curiosité qui caractérisait les Winchester. On s’amusait même à dire que les deux sœurs représentaient Sherlock Holmes, et son fidèle ami, Watson. En descendant le long escalier qui menait au hall, elle croisa sa sœur, qui était dans un état de quasi-panique. Elle lui annonça qu’une fois de plus, la nounou était en colère.

    « Rachel, qu’est-ce que tu as fait ? Mais attends-moi !! »

    Maddison rattrapa l’aînée qui courrait en direction du grenier. Elle n’avait peut-être rien fait, mais elle aimait sa grande sœur, et elle se devait de lui filer un coup de main. De toute façon, elle ne l’aurait jamais laissé entre les mains de cette horrible nounou. D’accord, elle était efficace dans la mesure où elle supportait les mauvaises blagues de Rachel. Mais Mme Jenkins était loin d’être aussi douce et gentille que leur maman.

    « D’accord, je vais t’aider, mais c’est la dernière fois !! »

    Maddie s’exécuta, et les deux gamines eurent tout juste le temps de s’enfuir dans le grenier. La cadette entendit les paroles de la nounou, qui était loin d’être de bonne humeur. Rachel avait sûrement fait un truc horrible pour que la vieille dame soit aussi en colère !

    « Qu’est-ce que tu as fait cette fois ?! Allez, raconte, puisqu’on est coincée ici jusqu’au retour de papa ! Tu sais qu’il va encore se fâcher ? Tu as vu, il est toujours triste depuis une semaine, et maman ne vient plus à la maison le jour, mais elle vient nous voir la nuit !! »

    La gamine se laissa tomber sur l’un des fauteuils du grenier, et attendit que Rachel lui raconte toute l’histoire, ensuite, elles parleraient de leurs parents.

    « Tu crois qu’on devrait le dire à papa pour maman ? »

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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Sam 24 Nov - 23:28

  • Première phase du plan, terminé ! Le poisson est ferré et Maddison allait exactement faire ce qu’elle avait envie qu’elle fasse sans que bien sur, elle ne le sache ! Avec un sourire avenant, et surtout bien calculé malgré son jeune âge, Rachel lui répliqua quelque chose dans le genre de : cool j’adore les défis ! File te cacher petite sœur. Ne vous méprenez pas, elle adorait sincèrement Maddison mais après toutes ses années à l’orphelinat, elle ne connaissait aucun moyen de lui montrer ou de lui dire clairement. A la place, elle testait ses inventions, un peu pour lui dire : Tiens regarde, on fait des choses ensemble car je t’aime petite sœur. Une fois sûre que sa sœur filait se cacher, Rachel passa à l’action et prépara toutes les facettes de son plan avant de prévenir la vieille bique qui leur servait de nounou que sa « sœur » se noyait dans la piscine. Elle espérait que cette dernière ne lui en veuille pas trop d’avoir utilisé sa poupée préférée. Hélas, son plan ne se passa pas comme prévu. Au lieu d’être traumatisé, la nounou se transforma en véritable mégère en colère. Oups pensa Rachel ! Prenant ses jambes à son cou, elle fila en direction du manoir avant de percuter Maddy qui redescendait.

    « Pas le temps de t’expliquer ! Il faut qu’on se planque ! »

    Rachel n’attendit pas plus et fila à grande vitesse vers les escaliers qu’elle monta presque quatre par quatre, sa sœur sur ses talons. Le seul endroit où leur nounou ne chercherait pas à les trouver, c’était le grenier. Elle avait entendu une conversation entre son père et la vieille dame. Celle-ci souffrait de vertige, or, jusqu'à preuve du contraire, le vieil escalier ne disait rien qui vaille. Rachel monta sur un meuble et sauta pour s’accrocher à la corde, censée descendre la trappe. Malheureusement, elle était pas assez lourde, alors, aussi, demanda-t-elle à Maddison de l’aider en la tirant par les pieds. Bon gré mal gré, sa sœur coopéra et l’aida à ouvrir cette fameuse entrée.

    « De toute de manière tu as pas le choix ! Si elle nous attrape, on est puni toutes les deux ! »

    Oui, en règle générale, sa petite sœur se voyait punir en même temps qu’elle car il faut l’avouer Maddison participait toujours à ses bêtises. Bon de temps en temps intentionnellement mais au final, ça revenait au même. Chose que ne savait pas Maddy, c’est que Rachel prévenait toujours leurs parents qu’elle n’avait rien fait, histoire qu’elle ne soit pas trop puni sévèrement. Rachel possédait bien des défauts mais la méchanceté gratuite non. Elle comprenait qu’on pouvait la croire ainsi mais elle, elle savait exactement où elle se situait et pas besoin de parlementer là-dessus. Les deux petites se hissèrent dans le grenier et armées de leurs petits bras musclés, elles relevèrent la trappe juste à temps pour entendre la nurse rouspéter et les menacer d’une punition exemplaire. Rachel se laissa tomber en arrière en respirant bruyamment car mine de rien, cette course l’avait essoufflée. Elle rigola bêtement quand sa sœur lui demanda des explications.

    « Je lui ai fait croire que tu t’étais noyée en me servant de ta poupée. Tu sais, celle qui mesure ta hauteur. Tu m’excuseras mais c’est un cas de force majeure. J’ai remarqué aussi que m’man venait que la nuit une fois que papa a éteint sa lumière. Je n’aime pas ça alors je dois absolument éloigner les nurses pour qu’on retourne à l’Institut. Le hic c’est que p’pa commence à comprendre mon manège et engage des dures à cuir. »

    En soupirant, elle se releva et rejoignit sa petite sœur sur un des fauteuils se situant en face du sien. Berk c’était tout poussiéreux mais comme l’avait signalé Maddy, elles se trouvaient la pour un moment maintenant. Quand sa sœur lui demanda s’il fallait le dire à papa, Rachel médita silencieusement avant de lui répondre.

    « Non, sinon maman va avoir des problèmes. Je crois que nos parents vont se séparer. Maman agit bizarrement. La dernière fois, je lui ai posé une question sur notre projet d’aller à Disney et elle avait comme oublié et toi, elle se rappelait plus que tu n’aimais pas le pyjama que grand-mère t’a offert. C’est bizarre je trouve. Tu en penses quoi ? »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Dim 25 Nov - 20:29


  • Les deux gamines, respectivement âgées de sept et huit ans, se réfugièrent sur le canapé du grenier, puisque apparemment, elles devraient y séjourner jusqu’au retour de leur père adoré. Une fois de plus, Rachel avait réussi à mettre la vieille dame qui leur servait de nounou en colère. Dire qu’elles étaient simplement sensées jouer à cache-cache, comme deux petites filles normales. Enfin, aussi normales que peuvent l’être les gamines du couple le plus taré qui existe sur cette planète. Le terme est peut-être un peu fort, mais si Penelope et Dean formait un tout légèrement spécial, personne ne pouvait nier qu’ils s’aimaient d’un amour sincère. Maddie ne pouvait s’empêcher de rigoler quand son papa embrassait sa maman tout fort sur la bouche. La petite s’amusait à comparer sa mère à la belle princesse des films de Disney, et son père, au preux chevalier qui délivrait la pauvre demoiselle.

    Rachel la tira de ses rêveries en lui racontant ce qu’elle avait fait comme bêtise. Une boue boudeuse se dessina sur son beau visage angélique lorsque sa sœur lui apprit qu’elle avait utilisé sa poupée préférée pour son plan diabolique. Maddison adorait son aînée, mais plus le temps passait, et plus sa collection de jouet diminuait. La gamine de huit ans semblait tirer une certaine joie à massacrer toutes les poupées de Maddie (XD). La dernière fois que cette dernière lui avait proposé de jouer, Rachel avait décidé d’utiliser les cosmétiques de sa mère pour maquiller la cadette des Winchester. Si au départ, elle lui avait promis de la rendre encore plus jolie, Maddison avait plutôt l’air d’un clown après la transformation extrême de sa grande sœur. Apparemment, elle avait encore été victime d’une des expériences de Rachel ! Sa maman était absente ce jour-là, et c’est son papa qui avait dû la débarbouiller. Pas facile quand on est un homme, et qu’on doit enlever on ne sait combien de couche de maquillage à une gamine de sept ans, qui refuse de rester en place plus de dix secondes (XD).

    Le sujet suivant était plus délicat, et le sourire de Maddison s’effaça rapidement pour laisser place à un regard inquiet. Sa maman lui manquait terriblement, et son papa aussi. Les deux semblaient passer tout leur temps au boulot. Les deux gamines se retrouvaient donc entre les mains de nounous, plus horribles les unes que les autres. Mme Jenkins supportait peut-être les bêtises de Rachel, mais elle était loin d’être sympa avec elles. Une vraie tortionnaire, même pour Maddie qui était aussi douce et fragile qu’un petit agneau.

    « La prochaine fois, demande avant d’utiliser ma poupée préférée ! Je veux que maman revienne, et qu’on soit tous les quatre ensemble. Elle me l’avait promis quand je suis arrivée. Ils avaient dit qu’on formerait une famille et qu’on ne se séparerait plus jamais. Et maintenant, maman vient nous voir que la nuit, et papa est toujours au travail. »

    Maddie se souvenait très bien de la promesse de sa maman. La petite était enfin heureuse, entourée de Dean, Rachel et Penelope. Jamais auparavant, elle ne s’était sentie aussi à l’aise. Elle avait l’impression d’avoir enfin trouvé sa place auprès d’une famille aimante, qui lui accordait tout le bonheur et la tendresse qu’une gamine de sept requérait. Lorsque sa sœur affirma qu’elle croyait que ses parents étaient sur le point de se séparer, les yeux de Maddison se remplirent d’eau. Elle n’avait pas envie de pleurer, parce qu’elle ne voulait pas que Rachel se moque d’elle. Mais tout au fond d’elle, cette pensée s’insinuait tranquillement. La gamine refusait d’imaginer sa vie loin de son papa et sa maman. Maddie souhaitait vivre entourée des quatre membres du clan Winchester.

    « Je veux pas que maman et papa se séparent !! C’est pas possible, papa embrasse maman tout le temps, et tu dis toujours que les bruits bizarres qu’on entend la nuit, c’est papa et maman qui s’aiment ! »

    Maddie ne comprenait toujours pas ce que Rachel voulait dire à propos des bruits bizarres qu’elles entendaient parfois en pleine nuit. Enfin, c’était peut-être mieux ainsi, après tout, Maddison avait seulement sept ans, et évitons de la traumatiser pour l’instant. La cadette refusait l’éventualité de voir ses parents se quitter. Mais si elle était honnête avec elle-même, elle ne pouvait nier que Rachel disait vrai. Son petit cœur souffrait à l’idée de revivre un cauchemar semblable à celui qu’elle avait vécu en voyant ses véritables parents mourir dans un accident de voiture. Elle aimait beaucoup les Findley. Mais ils étaient si différents des Winchester ! Elle avait reçu plus d’amour de la part de ses parents adoptifs en trois mois qu’en sept ans auprès des Findley. Au Texas, Maddie avait une amie dont le père et la mère étaient divorcés. Elle n’avait pas envie de vivre un enfer pareil. Elle aimait sa maison, sa famille, et pour rien au monde, elle ne voulait les quitter.

    « On doit trouver quelque chose Rachel ! On peut pas laisser papa et maman se quitter. Maman est toute bizarre depuis le mariage. Tu crois qu’ils nous cachent quelque chose ? Tu aurais pas une idée de plan ? Je sais bien que tu as essayé de faire fuir la vieille, mais c’est impossible !! P’pa a fait exprès pour en engager une qui supporte nos bêtises ! Et puis, vaut mieux pas le mettre en colère, tu vas comment il a réagi la dernière fois ? »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Dim 25 Nov - 23:49

    Tout d’abord, Rachel éclata de rire quand Maddison bouda car une fois de plus, elle avait dégradé une de ses poupées. Pas de sa faute, elle agissait pour la science après tout. Bon la première fois, elle avait coupé les cheveux de sa barbie. Conclusion, Rachel n’allait jamais être coiffeuse. La deuxième fois, elle avait déclenché un mini incendie, conclusion : pas non plus pompier. Disons que la petite se cherchait encore à son âge et que les jouets de sa petites sœurs en faisant les frais, tout simplement. Cependant en voyant le regard triste de sa petite sœur, Rachel afficha un sérieux déconcertant. Elle n’aimait pas voir les yeux larmoyant de son petit gizmo personnel. D’habitude, elle se moquait d’elle mais là, la situation semblait sérieuse. Trop sérieuse pour des petites filles de leur âge. Un peu gauche, elle se releva et alla s’asseoir sur le fauteuil de Maddy pour prendre sa cadette dans ses bras, comme le faisait leur mère quand elle cherchait à consoler la petite blondinette.

    « Ne t’inquiète pas, je suis sûre que tout va s’arranger. Il doit y avoir une explication derrière tout ça et je te promets que je vais la trouver. Tu sais, même quand j’étais à l’orphelinat, m’man m’a jamais laissé tomber et regarde comment papa est au petit soin avec nous. Il y a quelque chose mais je sais que nos parents s’aiment. »

    Rachel se mit à réfléchir à toute vitesse. Quand les petites interrogeaient leur mère, le soir, sur leur père, son regard marron se voilait. Il se faisait un peu distant mais y avait comme un doute. C’était louche mais même si Rachel se montrait être très intelligente, elle restait une petite fille de 8 ans et donc, elle ne pouvait pas tout comprendre non plus au monde des adultes. Maddison, qui semblait au bord des larmes, commença à partir en live dans les bras de sa sœur. Rachel eut la décence de rougir quand elle fit une allusion aux bruits peu discrets de ses parents. Mouais elle allait quand même pas lui dire que ses parents s’entraîner en vue de leur faire un petit frère ou une petite sœur. La pauvre, elle serait traumatisée. La petite resserra son étreinte autour du corps de sa cadette et posa sa petite tête sur celle de sa sœur.

    « Ben euh oui, ils s’aiment beaucoup alors c’est peut être une mauvaise passe. Papa a du dire une bêtise et il est puni ! La dernière fois qu’il avait osé dire que son plat n’était pas bon, il avait dormi sur le canapé. Alors il a juste du dire une grosse bêtise, comme d’habitude. »

    Elle ne savait pas si c’était vrai ou non mais elle souhaitait avant tout rassurer gizmo. L’enfant ne voulait pas qu’on fasse du mal à sa petite sœur, car mine de rien, c’est comme avec le chiot de la famille ; on s’y habitue à force (XD). Quand Maddison émit l’idée qu’il fallait découvrir toute la vérité, Rachel sauta du fauteuil pour faire les 100 pas dans le grenier. Il y aurait bien un moyen de tout découvrir. Son père travaillait souvent dans le bureau du premier étage, peut être qu’elles arriveraient à trouver quelque chose. Sa sœur ajouta quand même qu’elles allaient devoir faire attention et lui fit se rappeler de la fessée qu’elle avait prise quand, une fois de plus, elle avait dépassé les bords.

    « Ouais m’en rappelle pas, mes fesses me piquent encore ! Ça valait quand même le coup de souffrir un peu. Bon, c’est pas en restant ici qu’on fera avancer les choses. On va aller fouiller dans la chambre des parents puis dans le bureau de papa, t’es ok ? Faut juste qu’on fasse diversion… hum on va demander à Junior de nous aider mais tu te rappelles où est-ce qu’il est ? »

    Junior, le chien de la famille que son père détestait le plus ! Maddison lui répondit et les deux petites se dirigèrent vers la trappe, bien décidée à connaître le fin mot de l’histoire. De leurs petits bras musclés, elles entrouvrirent la trappe, pour voir si la mégère se trouvait dans le coin puis elles descendirent rapidement avant de refermer l’accès et d’aller vite se cacher dans un placard à balais.

    « Bon, je crois qu’elle est en train de préparer le dîner. Tu files chercher junior et moi je fais le guêt dans l’escalier pour voir si elle monte ou pas. T’es ok pour ce plan ? »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Mer 28 Nov - 4:59


  • Maddison leva les yeux en voyant Rachel s’asseoir près d’elle, pour ensuite la prendre dans ses bras. Si, au début, elle figea, légèrement surprise, elle se laissa ensuite consoler par sa grande sœur. Maddie lui était reconnaissante. Elle savait que son aînée détestait les marques d’affection, particulièrement en public. Habituellement, c’est sa maman qui se chargeait de calmer la petite à l’aide de câlins et d’un peu de chocolat. Mais cette fois, elle n’était pas présente pour jouer son rôle de mère. La blondinette tâchait d’imiter sa sœur en jouant les dures, et en ne pleurant pas quand son papa lui annonçait qu’une fois de plus, Penny ne rentrerait pas pour le dîner. Depuis plus d’une semaine, c’est Dean qui s’occupait des filles, du moins, quand il avait le temps, puisqu’il passait toutes ses journées au Groupe W, au plus grand désespoir des gamines, qui se trouvaient séparés de leurs parents, et donc, incapable de leur soutirer des informations. Rachel tenta de rassurer sa petite sœur, et cette dernière lui adressa un sourire timide, pour lui signaler qu’elle allait un peu mieux. Toutefois, elle continuait de s’inquiéter. Même si l’aîné affirmait que Dean et Penelope s’aimaient toujours, un doute planait toujours dans l’esprit de Maddison.

    « J’espère que tu as raison. Tu te rappelles comment papa et maman étaient heureux pendant le mariage ? Et depuis, papa, il veut même plus faire des grimaces avec moi, et il sourit presque plus. En plus, il a tout plein de noir sous les yeux. »

    Si la gamine de sept ans s’inquiétait pour sa mère qui ne leur rendait plus visite le jour, elle avait aussi peur pour son papa. Il agissait de façon bizarre depuis le mariage. Auparavant, il était ravi de jouer avec la cadette des Winchester, peu importe le jeu. Ils s’amusaient tous les deux à inventer des grimaces plus horribles les unes que les autres, pour faire peur à Rachel et Penelope. Parfois, elle réussissait même à la convaincre d’écouter un film de Disney avec elle. Mais depuis une semaine, il refusait gentiment toutes ses propositions. Le soir, lorsqu’elle était incapable de s’endormir, Maddie descendait l’escalier qui menait au hall, et venait se blottir dans les bras de son père qui regardait un match de basket à la télé. La petite adorait ces moments privilégiés avec son papa. Mais ils se faisaient de plus en plus rares, ces derniers temps, puisque Dean passait une bonne partie de ses nuits dans son bureau, au premier étage. Maddison refusait toujours l’éventualité de voir ses parents se séparer, et elle appuya sa théorie par les dires de Rachel. Elle lui rappela que les bruits qui provenaient de la chambre principale, et la manie de son père de vouloir empêcher sa maman de respirer correctement en l’embrassant (XD).

    « Tu crois ? Alors il a dû faire une énorme gaffe. M’man dit toujours qu’elle est incapable de se fâcher contre papa ! On pourrait peut-être l’aider à réparer sa bêtise, comme ça, maman va revenir plus vite ! »

    Malgré ses sept ans, la gamine tentait par tous les moyens de trouver une façon pour aider son père. Maddie croisait les doigts. Si Rachel avait raison, les deux petites pourraient sûrement arranger les choses en ajoutant leur petit grain de sel. Étant de fières représentantes du clan Winchester, les choses risquaient de tourner à la catastrophe, mais c’est l’intention qui compte non ? (XD) La cadette affirma sur un ton déterminé qu’elles devaient absolument découvrir la vérité. Maddison et Rachel semblaient avoir hérité de la curiosité irrépressible et de l’instinct de flic de leur père. La blondinette était encore très craintive, mais elle pouvait toujours compter sur son aînée pour l’aider à se sortir du pétrin. Le petit ange de la famille cacherait-elle des jolies cornes de diablotin ? Qui sait ! Dans le cas présent, Maddie était prête à enfreindre les règles, pour aider sa maman et son papa. Pas question qu’ils se séparent. Qui leur préparerait des crêpes à tous les samedis et dimanches matins ? Qui les berceraient en chantant la nuit, quand elles feraient des cauchemars ? Penelope devait absolument revenir.

    « Le bureau de papa est fermé à clef ! Tu connais un moyen de déverrouiller la porte ? Pour la diversion, j’y vais. La mémé a enfermé Junior au sous-sol, parce qu’il a essayé de la mordre. Bien fait pour elle, ça lui apprendra à être aussi méchante avec nous ! On y va ? »

    Rachel répondit affirmativement, puisque les deux gamines se dirigèrent vers la trappe qui menait au deuxième étage du Manoir Winchester. Les petites se dirigèrent donc vers un placard à balais, après avoir vérifié que Mme Jenkins ne se trouvait pas dans le coin. Elles avaient besoin d’encore un peu de temps pour mener leur mission à bien. Maddie était bien décidée à ne pas se faire coincer. Elle voulait sincèrement aider ses parents. Mais d’abord, elle devait connaître la vérité, et enfin comprendre ce qui se passait.

    « Je file le chercher, et ensuite, je le relâche pour qu’il casse tout sur son passage. La vieille va en devenir dingue, et elle s’occupera plus de nous. On aura le champ libre. À tout à l'heure ! »

    Maddie se dirigea descendit l’escalier sans faire de bruit. Elle était tellement légère, délicate, qu’on ne l’entendait pas du tout, ou à peine plus qu’une minuscule petite souris. Maddison se dirigea dans la cuisine, et jeta un coup d’œil. La nounou prenait le thé dans le salon. Un sourire espiègle se dessina sur les lèvres de la blondinette. Elle ouvrit la porte menant au sous-sol, libérant le chiot de la famille du même coup. Elle l’attrapa dans ses petits bras, et caressa son adorable petite tête. Si son papa détestait l’animal depuis son arrivée dans la famille, Maddie l’adorait. Le chiot lui obéissait pratiquement toujours. Elle était la seule ou presque qui arrivait à le calmer. La nuit, il se glissait même dans sa chambre et dormait au pied de son lit, et le matin, il s’amusait à lui lécher les orteils. Maddison regarda la petite boule de poils, et murmura ses ordres, pour éviter que Mme Jenkins l’entende.

    « Alors Junior, mon chien, c’est le moment de te venger de cette horrible vieille dame ! Amuse-toi bien, et occupe-la le temps qu’on découvre ce qui se passe entre papa et maman ! Allez, si tu fais beaucoup de bêtise, je vais te donner les friandises que tu adores ! On compte sur toi, Junior ! »

    Maddison relâcha le chiot dans le salon, et ce dernier ne tarda pas à faire des siennes. La petite grimpa jusqu’à l’étage et rejoignit sa sœur qui l’attendait impatiemment. Un sourire fier illumina le visage de la blondinette.

    « Voilà, Junior occupera la mémé pendant une bonne demi-heure, sinon plus ! Je lui fais confiance, c’est lui le meilleur pour faire des bêtises. Alors on commence par où, le bureau de papa ou sa chambre ? »

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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Lun 3 Déc - 17:06

  • C’était décidé les détectives en herbe allaient passer à l’action et découvrir le mystérieux secret de leurs parents. Les deux petites filles mirent au point un plan infaillible. Dans un premier temps, elles allaient occuper la vieille nounou grâce à junior, le chien de la famille. Ce dernier obéissait au doigt et à l’œil de Maddison alors elle se chargerait de lui. Quant à elle, elle ferait le guet avant de trouver la planque de la clef du bureau de leur père. Ensemble, elles ouvrirent la trappe et descendirent silencieusement de leur cachette. Maddison lui posa alors une question à laquelle, elle se fit un plaisir de répondre.

    « Ne t’inquiète pas pour la clé, je sais exactement où elle est enfin je pourrais réduire la zone de recherche. Ok va pour junior dans le sous-sol, te fais pas avoir petite sœur sinon notre plan tombe à l’eau. Au cas où que tu serais au main de l’ennemie, ne dis rien. »

    Après avoir réglé les derniers préparatifs de leur plan, Rachel accompagna Maddison jusqu'à l’escalier et commença à faire le guet en attendant que sa cadette aille libérer le monstre. Au bout de quelques minutes d’un silence insoutenable, elle entendit les cris de Mrs Jenkins. Bien joué Maddison ! En parlant du loup, elle montra sa jolie frimousse dans le hall et remonta rapidement les escaliers, toujours aussi silencieusement. Rachel lui tendit la main pour qu’elle fasse « topons la » et retourna dans le couloir du premier étage. Bon mission 1 terminée ! Passons à la suivante.

    « Sacré junior ! Un jour faudra me dire comment tu fais pour te faire obéir de cette tête de mule. Avec papa, on n’y arrive pas du tout. Alors on va commencer par la chambre, la clé est cachée quelque part là dedans. On y va. »

    Les deux Winchester se dirigèrent dans un bel ensemble vers la porte de la chambre de leurs parents et Rachel l’ouvrit avant de la refermer derrière Maddison. Les enfants se partagèrent la pièce en deux, histoire de fouiller le plus rapidement possible. Rachel s’occupa de la commode et de l’armoire, quant à Maddison, elle s’occupait des tables de nuit et du lit. Au bout de quelques minutes, Rachel pouffa de rire en montrant à Maddison un petit ensemble de leur mère. Du haut de ses huit ans, elle connaissait beaucoup de choses grâce aux adolescentes de l’orphelinat où elle avait habité ! Maddison, elle, restait un peu ingénue vis-à-vis des occupations de leurs parents.

    « Et ben, maman en a plein des comme ça ! Je crois qu’elle fait collection ou alors c’est papa ! Han cool des menottes ! Je crois que c’est les anciennes à papa quand il bossait au FBI. Trop bien, on va les prendre, en plus y a les clefs à côté. Si Mrs Jenkins nous embête, on aura qu’a la menotter et la bâillonner. Tu trouves la clef du bureau ou pas ? »

    En voyant la réponse négative de sa sœur, elle continua à chercher jusqu'à ce que ses petits doigts entre en contact avec elle, dans la boite à chaussette de leur papa. Fièrement, elle failli s’écrier qu’elle l’avait mais Maddison la bâillonna de sa main avant. Un petit oups franchit alors les lèvres de Rachel et elle haussa les épaules pour s’excuser. Les deux petites quittèrent la chambre, pouffant de rire en entendant la colère de leur nounou vis-à-vis de leur chiot. Trop fort le Junior. La petite ouvrit donc le bureau de leur père et elles s’engouffrèrent dedans avant de s’y enfermer à l’intérieur. Bon, il fallait maintenant fouiller toute la pièce.

    « Dis on commence par quoi ? Les dossiers ou l’ordinateur. En plus papa a mis un mot de passe dessus. Va falloir qu’on trouve ce que c’est. Tu as une idée ? J’y connais rien aux ordis moi. »

    Une nouvelle fois, elles se partagèrent les tâches. Maddison s’occupait du PC, puisqu’elle s’y connaissait super bien et elle, elle se concentrait sur les dossiers. Au bout de dix minutes, elle interrogea Maddison du regard pour savoir si elle avait trouvé quelque chose.

    « Alors ? Tu trouves ? Moi j’ai un truc mais je ne comprends pas trop. Ça parle de personnes qui ont perdu la mémoire. P’pa a un gros dossier avec plein d’articles de presse ou de magasine. »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Mar 4 Déc - 4:35

    Rachel et Maddison étaient respectivement âgées de huit et sept ans, pouvaient facilement être qualifiées de vraies terreurs par toutes les nounous du coin. Son papa avait dû trimer dur pour trouver quelqu’un qui était prête à s’occuper des deux petits monstres ambulants. Depuis leur arrivée au Manoir, les petites avaient traumatisé au moins cinq vieilles dames. Eh oui, la gentille et douce Maddie subissait la mauvaise influence de son aînée. Au contact de Rachel, la blondinette s’affirmait un peu plus, et n’hésitait pas à faire des tas de bêtises. Dean était fier de voir ses filles agir de la sorte, il disait même qu’elles étaient toutes les deux de vraies Winchester. Sa maman commençait à désespérer de les voir suivre l’exemple de leur père, mais heureusement, les gamines arrivaient toujours à se faire pardonner avec un câlin, un sourire angélique et un regard abattu. La situation avait changé depuis que les visites de Penny se raréfiaient. Les petites étaient décidées à découvrir la vérité.

    « Tu peux compter sur moi ! On va découvrir la vérité, et c’est pas la vieille qui va nous en empêcher ! »

    Les deux sœurs se rendirent jusqu’à l’escalier. Maddie, avant de descendre, jeta un regard solennel à son aîné accompagné d’un sourire confiant. Elle se détourna ensuite pour se rendre au sous-sol, afin de récupérer Junior, le cinquième membre de la famille Winchester. Bizarrement, cette adorable petite boule de poils n’obéissait qu’à elle et sa maman. La cadette retrouva rapidement le pauvre animal, qui s’ennuyait à mourir, seul, enfermé dans cette horrible pièce. Maddie caressa doucement le chiot, et ce dernier lui lécha la joue. Elle retint un éclat de rire, et se dirigea en direction du salon avec Junior. Elle lui murmura à l’oreille les consignes, et le relâcha sans plus tarder. Un sourire fier illumina le visage de sa maîtresse. Il exécuta parfaitement sa tâche. Maddison observa le spectacle, avant de filer en direction de l’étage supérieur pour y rejoindre sa sœur.

    « Mission accomplie ! On s’attaque à la chambre ? D’accord, j’espère qu’on la trouvera rapidement. Junior est génial, mais il ne pourra pas occuper la nounou trop longtemps. C’est bizarre, il écoute que moi et ma maman ! Vous êtes trop durs avec lui, le pauvre petit chiot, il ne fait rien de mal ! »

    Maddie tira la langue à Rachel en souriant. Les deux gamines s’introduisirent dans la chambre des parents, et l’aînée sépara la pièce en deux, histoire de réduire le temps de recherche, tout en obtenant de meilleurs résultats. La cadette se dirigea vers la table de nuit de son père. Elle découvrit tout un tas de photos du mariage, et plusieurs autres qui représentaient sa mère. La blondinette sourit tristement en voyant sa maman, si belle dans sa robe blanche. Elle se souvenait encore de Penny lors de ce fameux jour. Jamais Maddison ne l’avait vu aussi heureuse et épanouie. Comment les choses avaient-elles pu changer aussi radicalement en si peu de temps ? Elle secoua vivement la tête, en se remettant à la recherche de la clef qui ouvrait le bureau de Dean. Maddie se retourna en direction de Rachel et rigola en voyant la tenue qui appartenait à sa mère.

    « Maman ne porte sûrement pas ce genre de truc ! Y a pas assez de tissu pour qu’elle puisse le porter, c’est beaucoup trop petit. Moi j’ai toujours rien trouvé, y a que des photos de maman dans la table de nuit de papa ! Tu as trouvé les menottes de p’pa ? Avant que tu débarques, ils faisaient toujours plein d’allusions aux menottes, mais j’y ai jamais rien compris ! Laisse-les là, on ne bâillonnera pas Mme Jenkins. Elle est pas très sympa, mais j’ai pas envie que papa se mette en colère contre nous ! »

    Les deux sœurs continuèrent leurs recherches, et c’est Rachel qui trouva enfin la clef. Elle passa à deux doigts d’hurler qu’elle l’avait enfin trouvé, mais Maddie, qui avait prévu son geste, était arrivée juste à temps pour la faire taire. Sans plus attendre, les deux gamines quittèrent la chambre pour se diriger vers le bureau de Dean. La cadette adressa un sourire malicieux à l’aînée en entendant la vieille dame hurler contre leur chien. La brunette ouvrit rapidement et silencieusement la porte du bureau, et Maddison entra dans la pièce. Elle n’y était jamais venue sans son père, c’était bizarre de voir l’endroit aussi bien rangé et calme (XD).

    « Je m’occupe de l’ordinateur. J’espère que papa a choisi un truc facile comme mot de passe ! »

    Maddison chercha donc le mot de passe de son père pendant les dix minutes suivantes. Elle essaya d’abord des trucs plus compliqués, comme leur date de naissance, leur numéro de téléphone… Mais elle n’arrivait toujours pas à avoir accès aux donnés. La petite eut soudainement une illumination et tapa un mot : Penelope. Le nom de sa maman. Une fenêtre s’afficha pour lui annoncer qu’elle avait trouvé le bon mot de passe.

    « Ça y est, j’ai trouvé !!! C’était vraiment trop facile, papa a pris Penelope comme mot de passe ! Mais au fait, pourquoi papa ramasse des trucs sur l’amnésie, on connaît personne qui a perdu la mémoire ! Attends, je vais jeter un coup d’œil aux trucs qu’ils stockent sur le PC. »

    Maddison se dirigea vers sa boîte de mails. Elle fronça les sourcils en découvrant que son père recevait des tas de mails de la part d’une certaine Eva. La gamine se tourna vers Rachel pour lui faire part de ce constat.

    « Papa reçoit pleins de messages d’une fille qui s’appelle Eva ! Tu crois que c’est la blonde qui passe ses soirées dans son bureau avec lui ? C’est peut-être à cause d’elle que m’man s’est fâchée avec p’pa. »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Sam 8 Déc - 13:41

    Rachel pouffa de rire à la réponse naïve de sa cadette. Elle rangea le pauvre petit tissu de lingerie dans le tiroir de sa mère avant d’expliquer à sa sœur que justement, c’était le but recherché. Ah son gizmo, encore si innocent alors qu’elle, elle représentait l’image même du petit diablotin. Ses parents allaient y perdre la tête avec le petit duo qu’ils avaient engendré. Ok, techniquement Maddison n’était pas une vraie Winchester mais elle s’en fichait pour elle, c’était le cas. Attention au premier qui oserait lui dire le contraire. Gizmo Winchester était bel et bien sa petite sœur de sang et puis tant pis si ça ne plaisait pas à certain. Elle s’en fichait comme de sa première chaussette. Les deux détectives en herbe continuèrent leurs recherches jusqu'à ce que Rachel trouve la fameuse clé. Heureusement, grâce à la présence d’esprit de sa cadette, elle ne les compromit pas en poussant un cri de victoire. Elle s’accorda quand même son traditionnel oups mais ses yeux illuminaient la pièce de malice et de douce folie de gamine turbulente.

    « Je les emporte quand même au cas où ! Et un jour, je te ferais un dessin sur les différentes utilisations de ce petit objet métallique. Au fait, je t’ai jamais demandé, tu as grandit où ? Comment étaient tes parents ? C’est vrai, je connais presque rien de ta vie d’avant les Winchester mais euh.. je voulais te dire.. Chuis contente que tu sois ma petite sœur. Répète ça et je te noie pour de vrai. »

    En boudant comme une petite fille prit la main dans le sac, elle se dirigea rapidement vers le bureau de son père, rampant sur le sol pour passer inaperçue vis-à-vis de Mrs Jenkins, qui se trouvait dans le hall à rouspéter contre leur sale sac à puces. Au moins ce chien se révélait être à la hauteur de sa réputation. Enfin, elles arrivèrent au bureau où normalement, il leur était interdit d’entrer. Toutefois, depuis quand un Winchester respectait les règles qu’on lui imposait ? (XD). Après avoir ouvert la porte, elle fit entrer Maddy avant de refermer discrètement la porte à clef derrière elles.

    « Ok donc à moi les papiers ! Je crois que j’ai hérité du côté bordélique de papa. Regarde moi ce bordel, on croirait voir ma chambre. »

    Aussitôt dit, aussitôt fait, Rachel se mit à la recherche d’indice dans les papiers entassaient de leur père. Autant chercher dans une botte de foin. Tiens, elle ne savait pas qu’il gardait cette photo dans ce bureau. Il s’agissait de Pénélope et elle, quand elle avait 5 ans. Sa mère comme d’habitude, était venue passer la journée de Noël avec elle à l’orphelinat et Maddy pour la première fois de sa vie, portait une robe que lui avait offerte sa maman. Un tendre sourire effleura les lèvres de l’enfant à ce souvenir. Malgré tout, elle était heureuse à cette époque car à la différence des autres orphelines, elle n’était jamais seule lors des fêtes de fin d’année. Sa mère restait auprès d’elle ! Rachel se secoua la tête et reprit ses recherches avant de tomber sur un dossier étrange. Ça ne parlait que de personnes amnésiques. Elle en fit part à sa sœur qui s’exclama dans la foulée qu’elle avait trouvé le mot de passe de leur père.

    « Tu parles, il a une mémoire de poisson rouge alors faut pas un mot de passe trop dur. Une fois, c’était spider cochon. J’ai entendu maman dire qu’il serait facile de je sais plus le terme, son engin. »

    Elle pouffa de rire aux souvenirs comiques entre leur père et leur mère. Comme ça lui paraissait lointain et même si elle ne le montrait pas autant que sa petite sœur, Rachel souffrait de cette situation. Est-ce que c’était sa faute ? Peut être que Dean ne voulait pas d’une deuxième fille aussi vite. C’est Maddison qui lui fit reprendre pied à la réalité en lui parlant d’une blonde, dénommée Eva.

    « La dirlo de l’Institut ? Tu crois que.. p’pa trompe maman avec elle ? Pas possible, c’est la belle mère de Lucas. Rappelles toi, ils nous en a parlé, il y a quelques jours quand papa nous a déposé à l’Institut avant d’aller au travail. Attends regarde ce message, elle lui parle d’un docteur, un hypnotiseur. C’est quoi tout ça ? Au mon dieu.. Tu crois que c’est pour maman ? Pourquoi papa et Eva, parlent de personne amnésique. Je.. crois que c’est maman. Elle a perdu la mémoire. Quand on réfléchit bien, c’est peut être ça qu’on cherche. J’ai une idée, trouve sur le PC de papa, le numéro de portable de maman, on va faire un test. On lui pose une question qu’elle doit forcement connaître la réponse et on verra bien. T’en penses quoi ? »

    Rachel, qui commençait à paniquer, serra la main de Maddy. A ce moment là, elle n’en menait pas large. Elle avait si peur d’avoir raison. Au moins, on ne pouvait pas dire que les deux petites ne faisait rien pour découvrir la vérité mais à quel prix !
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Dim 9 Déc - 3:37

    Maddison fronça les sourcils lorsque Rachel lui expliqua pourquoi les vêtements de sa maman étaient si petits. La gamine tenta de comprendre les dires de sa sœur, sans grand succès. La blondinette ne connaissait pas grand chose à ce domaine, et c’était peut-être mieux ainsi après tout. Elle n’avait jamais eu de discussion à ce sujet avec ses anciens parents, les Findley. Lorsque l’aînée découvrit la clef, bien cachée dans le tiroir à chaussettes de son père, elle décida de s’armer des menottes de leur père, histoire de pouvoir se défendre contre Mme Jenkins au cas où elle déciderait de les empêcher de découvrir la vérité. Une mine surprise se dessina sur le visage de ce petit ange sur pattes. Sa sœur s’informa de ce qu’était sa vie avant de devenir la fille adoptive de Penelope et Dean. Un sourire triste naquit sur les lèvres de la petite. Elle n’avait pas pensé à ses vrais parents depuis longtemps. Certes, ils lui manquaient beaucoup, mais elle ne pouvait s’empêcher d’être heureuse. Auprès des Winchester, elle découvrait enfin le bonheur d’avoir une famille présente pour elle. Elle avait la chance d’avoir un père aimant, qui n’hésitait jamais à faire mille et une bêtises avec ses deux petites princesses, et une maman adorable qui ne lésinait pas sur les câlins. N’y tenant plus, Maddison enlaça sa sœur et déposa un baiser sonore sur sa joue, même si elle se doutait que cette dernière n’apprécierait pas cette marque d’affection.

    « Je t’adore aussi Rachel ! Mais euh, tu ne me pousserais pas dans la piscine hein ? Tu sais que je sais pas nager ! Et si tu veux savoir, avant, je vivais au Texas, dans un ranch, et on avait plein de chevaux ! Mon vrai père était un ami de Dean. Ils sont morts dans un accident de voiture. Quand tu dis que les menottes ont plusieurs utilisations, tu veux dire que ça sert à autre chose qu’attacher les méchants ? »

    Suite à ce grand moment de fraternité, les deux sœurs se dirigèrent vers le bureau de Dean, en rampant au sol pour éviter que la vieille dame les remarque. Junior était toujours aussi doué pour embêter les adultes. La petite était fière de son adorable chiot, et c’est sur cette pensée qu’elle entra dans le bureau totalement bordélique de son père. Maddie détestait le désordre, sa chambre était toujours parfaitement rangée. Elle passait des heures à tout remettre en place quand Rachel s’y incrustait pour lui voler un jouet qu’elle massacrait par la suite pour l’une de ses fameuses expériences. Le matin, elle aidait toujours sa maman à faire son lit. Elle adorait ces moments privilégiés avec Penelope. Elle aimait beaucoup Rachel, mais par moment, elle appréciait de se retrouver seule avec sa maman, obtenant du même coup toute son attention. D’ailleurs, l’absence de sa mère lui causait de plus en plus d’inquiétude. D’accord, elle avait peut-être sept ans, mais Maddison désirait retrouver sa mère à tout prix.

    « On ne trouvera rien dans un désordre pareil ! Je dirais même que c’est pire que ta chambre, au moins, maman la range un peu de temps en temps, alors que papa veut pas qu’elle entre fouiller dans son bureau ! »

    Maddison se concentra donc sur l’ordinateur du père. Elle se trouva cependant confrontée à un problème de taille. Elle ne connaissait pas le mot de passe qui permettait d’accéder à ses documents. La gamine se creusa la tête, essayant de multiples combinaisons, jusqu’à ce qu’elle le découvre enfin. Son papa n’avait vraiment aucune imagination pour prendre quelque chose d’aussi facile. Dean avait choisi le nom de sa mère, Penelope. Encore une preuve qu’il aimait toujours sa maman, du moins, c’est ce qu’elle pensa, pour essayer de se rassurer un peu. La petite n’imaginait plus sa vie sans son père et sa mère. Quelques jours avant le mariage, elle souriait sans arrêt en racontant à tout le monde que Penelope était comme une princesse de Disney et son père, le beau chevalier qui venait à sa rescousse. Ces instants de bonheur en famille semblaient si loin désormais.

    « Je vais fouiller un peu pour essayer de découvrir quelque chose. Y a des tas de photos de nous et de maman. Mais rien qui pourrait nous aider. »

    Maddison continua ses recherches jusqu’à ce qu’elle découvre la boite de courriels de son père. Il recevait des tas de mails de la part d’une certaine Eva. La gamine émit une hypothèse, bien vite rejetée par Rachel. La cadette continuait de se creuser la cervelle, à la recherche d’une quelconque réponse aux milliers de questions qu’elle se posait depuis plusieurs semaines. La panique s’empara de Maddie quand sa sœur affirma que leur mère était peut-être amnésique. La blondinette se mordit la lèvre, et retint ses larmes. Elle aurait tant voulu que son père soit là pour la serrer dans ses bras et sa maman pour la bercer. Noël approchait, et elle n’avait pas envie de célébrer sans eux. Elle rêvait depuis si longtemps de fêter en famille, ses parents biologiques étant rarement présents en cette journée si importante pour tous les enfants du monde. Maddison avait tant espéré qu’ils passeraient Noël tous ensemble autour d’un immense sapin.

    « Je veux pas que maman soit amnésique !! Elle a pas le droit, je veux qu’elle revienne, et papa aussi ! Elle n’est pas venue la nuit dernière, alors qu’elle passe nous voir à tous les soirs depuis un mois. Tu crois qu’elle va bien ? Laisse-moi deux petites minutes pour trouver son numéro. »

    Maddie trouva ce qu’elle cherchait en quelques secondes à peine. Elle composa elle-même le numéro, mais personne ne répondait. Sa maman avait probablement éteint son portable. La petite se tourna vers sa sœur, complètement démolie.

    « M’man décroche pas ! Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?! »

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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Mer 12 Déc - 22:22

    Rachel leva les yeux au ciel à la réponse de sa petite sœur. Elle lui expliqua au passage que quand on voulait noyer une personne, et bien justement, on le poussait volontairement dans la piscine. Et le must, et bien c’est que cette personne ne sache pas nager. La petite grimaça d’un dégoût feint quand Maddison l’enlaça et l’embrassa sur la joue. Rachel avait beau le nier, elle adorait ces petits moments de fraternité, ainsi l’enfant avait véritablement l’impression d’appartenir à une famille et puis ce n’était pas désagréable d’avoir une petite sœur. Ben oui, ça lui faisait une réserve de poupée supplémentaire pour ses expériences. Rachel ne pouvait s’empêcher de démonter tous les objets qui retenaient son attention. Il fallait qu’elle sache comment fonctionner tel ou tel truc. Une petite scientifique en herbe s’extasie son père. Il est vrai que si Maddison se trouvait proche de sa mère, Rachel, elle, ne jurait que par son père. Ryry adorait sa mère mais n’ayant jamais connu son père, elle tentait par tous les moyens de rattraper le temps perdu et autant vous dire, Dean avait du mal à ne pas l’avoir sur le dos mais ça ne la gênait pas. Et oui, pendant que Maddison aidait sa mère a faire les lits et à ranger, elle, elle jouait au basket avec son père. L’enfant n’avait jamais été aussi heureuse que depuis cette fameuse nuit où elle débarqua à l’Institut. Maintenant, elle ferait tout pour préserver ce bonheur même si pour cela, elle devait faire des bêtises comme s’introduire en douce dans le bureau de son père.

    « Euh comment t’expliquer et bien ça sert pas à attacher uniquement les méchants. Les adolescentes de l’orphelinat disaient que les grandes personnes aimaient s’attacher. A ce qu’il parait c’est très marrant. Par contre, personnellement je n’arrive pas à comprendre pourquoi. Chais pas, ils jouent peut être au flic et au méchant. Les adultes ont des jeux bizarres. »

    Rachel haussa les épaules et les deux petites rampèrent jusqu’au bureau. Après, et bien vous connaissez la suite des événements. Quand Maddison parla de sa chambre, sa sœur prit un air offusqué.

    « Ma chambre peut sembler en désordre mais c’est un désordre organisé ! Et puis pas ma faute, j’ai prit le système de rangement de papa, il est très efficace mais avec m’man, vous ne voyez pas du tout ça comme ça. Vous êtes des maniaques de la propreté. »

    Tirant la langue à sa sœur pour conclure cet échange d’amabilité, elle se concentra sur ses recherches. Au final, les deux petites eurent plus de questions que de réponses. Qu’est ce qui se passait dans leur famille ? Leur mère était-elle vraiment amnésique ? Pourquoi on ne leur disait jamais rien ?! Maddison essaya d’appeler leur mère mais rien n’y faisait, elles n’arrivèrent pas à la rejoindre.

    « Je sais pas gizmo ! On va trouver une solution et puis tu verras, notre famille sera comme avant et…oups ! »

    Rachel s’interrompit en voyant dans l’embrasure de la porte Mrs Jenkins, en colère. Les deux petites se regardèrent et rentrèrent la tête dans les épaules quand la vieille dame les attrapa par les oreilles en les rouspétant. Bientôt les filles furent punies et condamner à rester dans leur chambre. C’est ainsi qu’après dîner, les deux enfants remontèrent en boudant dans leur chambre respective pour dormir. Rachel eut beaucoup de mal, car elle ne cessait de penser à sa nouvelle famille. En aucun cas, elle désirait retourner dans un orphelinat. C’est sur cette pensée qu’elle s’endormir. Le matin, quand elle se réveilla, une bonne odeur de crêpe lui chatouilla les narines et à moitié endormie, elle descendit dans la cuisine pour voir sa mère au fourneau. Etonnée, elle se frotta les yeux puis elle regarda sur sa droite pour voir son père, lisant tranquillement le journal. Aussitôt la petite couru vers les escalier et sauta sur sa sœur qui dormait profondément.

    « MADDY REVEILLES TOIII !! Y a papa et maman, ils sont revenus ! M’man fait même des crêpes !! Dépêche toii »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Dim 16 Déc - 4:37

    Maddison grimaça légèrement lorsque Rachel confirma qu’elle avait bien l’intention de la pousser dans la piscine pour la noyer. La cadette connaissait sa sœur, et elle la savait incapable d’un tel acte de cruauté. L’aînée démontrait certes une tendance à vouloir détruire tout ce qui lui tombait sous la main – en particulier les jouets préférés de Maddie – mais malgré les apparences, la gamine ne doutait pas un seul instant que Rachel l’appréciait réellement. Cette dernière boudait à chaque fois que la petite blondinette lui faisait un câlin, même si au fond, elle adorait ces marques d’affection. Sa maman disait souvent que son père et sa sœur se ressemblaient comme deux gouttes d’eau sur ce point, étant tous les deux trop fiers pour révéler ce qu’ils ressentaient véritablement. Elle ne comprenait pas trop ce principe, puisque Maddison ne possédait pas encore cet orgueil caractéristique de la famille Winchester. Un jour, peut-être ! Pour l’instant, elle aimait bien se laisser bercer par ses parents. Maddie pouvait se montrer très timide par moment, mais elle s’améliorait de jour en jour, au contact de cette famille haute en couleur, c’est le moins que l’on puisse dire.

    « On aura qu’à demander à papa et maman ce qu’ils font avec des menottes ! Quand on aura compris ce jeu, on pourra peut-être s’amuser tous ensemble ! Mais avant, faut déjà les retrouver et comprendre ce qui se passe ! »

    L’innocence d’un enfant, comme c’est mignon. Pauvres parents qui allaient devoir répondre aux questions de leurs deux adorables petites princesses. Par la suite, Rachel et Maddie se dirigèrent en direction du bureau de Dean, avec la clef qu’elles avaient impunément volée. En voyant le désordre de la pièce, la blondinette soupira. Elle n’était pas exactement une maniaque de la propreté comme sa sœur l’affirmait, mais elle préférait voir ses affaires bien rangées.

    « Tu perds toutes mes affaires dans ton bordel, Rachel ! Et quand on cherche un truc, on passe des heures et des heures à explorer ton bordel personnel ! Moi au moins, je sais où mes choses sont rangées. »

    Maddie imita son aînée et lui tira gentiment la langue. Elle avait pris cette habitude depuis son arrivée chez les Winchester, puisqu’auparavant, elle n’aurait jamais osé faire un geste de la sorte. Les Findley accordaient une très grande importance à la politesse. Dean et Penelope exigeait de leurs filles une bonne conduite enfin, en général, même si les deux demoiselles multipliaient les bêtises. Maddison s’inquiétait de plus en plus. Elle avait peur de voir sa famille se séparer. Noël approchait à grands pas, et cette année, elle n’avait fait qu’un souhait. Célébrer cette fête entourée de son père, sa mère et sa sœur. Mais en apprenant que sa maman avait peut-être perdu la mémoire, elle comprit que son rêve risquait de ne pas se réaliser. Elle se moquait bien de tous les cadeaux, la petite Maddie ne désirait qu’une seule chose : son papa et sa maman.

    « Tu crois qu’ils vont revenir ? Qu’est-ce qui se… ? Zut, on est coincée ! »

    La silhouette de Mme Jenkins se dessina et Maddie feignit un sourire tout innocent. Raté, la vieille dame refusait tout bonnement de les écouter. Elle leur tira les oreilles en répétant une longue tirade que la blondinette avait déjà entendu des centaines de fois. Après le dîner, la nounou les punit et envoya les deux gamines dans leur chambre respective. Maddison attrapa au passage son chiot adoré, et passa une bonne partie de la soirée à tourner en rond, à pleurer en caressant le petit animal. Junior semblait presque sensible à la douleur de sa maîtresse. Il se montrait beaucoup plus calme que d’habitude. La blondinette se sentait réconfortée par ce petit corps chaud qui se blottissait bien gentiment au creux de ses bras. Ce geste si innocent lui rappelait sa maman. Maddie n’avait pratiquement jamais eu aussi peur. Et cette fois, elle se retrouvait seule. Rachel était enfermée dans sa propre chambre, et elle n’avait aucun moyen de communiquer avec elle. Maddie se laissa finalement tomber sur son lit, épuisée par les derniers évènements. Elle sombra dans un sommeil sans rêve, mais réparateur. Une surprise l’attendait au petit matin…

    « Rachel, je t’ai déjà dit de ne pas me réveiller en… Maman est à la maison ? Tu en es sûre ? Et elle fait des crêpes ? Papa aussi est ici ? Tu as sûrement rêvé, laisse-moi dormir encore un peu ! »

    Maddison, qui venait tout juste de se faire réveiller par une Rachel presque hystérique, enfouit sa petite tête blonde sous les couvertures. Une véritable petite marmotte. Sa sœur la convainquit toutefois d’aller jeter un coup d’œil dans la cuisine. D’une démarche hésitante, la cadette suivit son aînée sans se faire de faux espoirs. Elle avait peur d’être déçue. Mais ce ne fut pas le cas, puisqu’elle découvrit sa mère assise sur les genoux de son père. Les deux parents s’amusaient à échanger leur salive. L’information secoua complètement la petite, qui sans plus tarder, se jeta dans les bras de ses parents pour un énorme câlin.

    « Vous pouvez vous baver dessus tant que vous voulez, ça me dérange plus ! Vous allez plus partir, hein ? Maman, tu as pas perdu ta mémoire ? Maintenant que vous êtes revenus, je veux plus qu’on se quitte. »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Dim 16 Déc - 21:03

    « Merci Mrs Jenkins, je suis désolé qu’elles vont ont donné autant de fil à retordre ! »
    « Oh mon petit, ça ne serait jamais pire que ce que tu m’as fait subir avec ta sœur étant petit ! »
    « … »
    « Je vous laisse les amoureux et soyez heureux mes enfants. Mon petit, veillez bien sur cet homme, il n’en a pas l’air mais c’est un grand timide ! »
    « … »

    Dean affichait une mine des plus dépitée en regardant son ancienne nurse les quitter. Lui un grand timide ? Elle avait fumé quoi avant qu’ils n’arrivent non mais c’est vrai, il n’avait rien de timide. Pff, vieille bique va ! Pénélope allait entrer chez eux quand il la stoppa en posant sa main sur son bras avant de la prendre dans ses bras pour passer le seuil du manoir. Tradition oblige, il devait porter sa douce et tendre sinon ils n’auraient pas de mariage heureux et autant vous dire, il préférait faire les choses correctement.

    ** Note à moi-même : devenir superstitieux, on sait jamais ! **

    Une fois dans le salon, il posa doucement sa femme à terre avant de l’embrasser tendrement. Que ça faisait du bien de se retrouver chez soit, en famille. Il annonça à Pénélope qu’il montait voir les filles et régler les affaires courantes du Groupe W. Bien qu’il est refusé de s’occuper à temps plein du groupe, il restait quand même le président et ce rôle incluait quelques responsabilité. D’ailleurs, Dean avait fait en sorte de passer deux jours plein au siège social de la firme et le reste du temps à la NYPD. Seule condition qu’il avait imposé à son père pour accepter de reprendre son poste. Certes son emploi du temps était chargé mais il devait faire avec. Ce n’est pas Sammy qui pourrait s’en charger. La pauvre, elle ne tiendrait même pas deux heures avec le conseil d’administration avant de se jeter sur eux pour les tuer. Et oui, la douce Sammy cachait une véritable tigresse au tempérament de feu.

    Il redescendit vingt minutes plus tard pour surprendre sa femme derrière les fourneaux. Mon dieu que cette vision lui plaisait. A pas de loups, il s’approcha de son épouse et entoura sa taille de ses bras avant de l’embrasser dans le cou. Dean adorait ce genre de moments intimes entre eux. Oui, il ne pensait pas toujours au sexe quand il voyait sa femme. Pff c’est pas un pervers désespéré non plus hein ! Silencieux, il se contenta de fermer les yeux et de maintenir son étreinte. Le fait de se retrouver dans cette situation des plus banales dans une vie de famille, pansait ses blessures psychiques mais surtout, le rendait heureux.

    « Je t’aime Penny, je crois que je le répéterais jamais assez ! Et puis j’adore tes crêpes, le seul plat où je suis sûr de pas finir empoisonner. »

    En souriant malicieusement, il l’embrassa sur la joue avant d’aller s’asseoir à sa place pour lire le journal. Il ne remarqua même pas la frimousse de sa fille aînée ni ne vit son départ précipité. Il faut dire qu’il lisait conscieusement les dernières nouvelles de New York. Pff le maire avait décidé de baisser les subventions. Génial, après faudra pas qu’il se plaigne si la criminalité augmente. Soudain, son journal lui échappa des mains. Dean regarda sa femme en haussant un sourcil mais son sourire coquin montrait clairement qu’il n’était pas contre le câlin qu’elle semblait réclamer. Sans se séparer de son sourire, il attrapa sa femme pour l’installer sur ses genoux et l’embrassa langoureusement avant de s’arrêter en entendant Maddison. En rigolant, il attrapa sa fille qui venait de se jeter sur eux.

    « Du calme ma puce, tout va bien maintenant. On ne part plus du moins plus sans vous. Bien dormi mon bébé ? »

    Avisant l’arrivée de Rachel, il lui fit signe de venir et l’attrapa également dans ses bras pour l’embrasser. Son aînée était sans aucun doute, celle qui lui ressemblait le plus et il savait par expérience qu’elle n’avouerait jamais sa souffrance face au malheur qu’avait connu leur petite famille.

    « Et moi petite puce, tu as bien dormi ? M’man a fait des crêpes, tu vois, tout est rentré dans l’ordre. Comme je suis bon prince, je ne vous punirais pas pour votre intrusion dans mon bureau, il va juste falloir que je trouve un moyen de vous y interdire l’accès à l’avenir mes petites fouineuses. »
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Penelope Winchester
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Lun 17 Déc - 18:21

    « Tu ne m’avais jamais dit que tu étais du genre timide, mon amour ! »

    Penelope rigola de sa bêtise. Dean, était tout sauf timide et réservé. Les yeux de la jeune femme pétillaient d’une lueur tendre. Elle était fébrile à l’idée de retrouver enfin sa maison et ses filles. Dire que la famille Winchester était passée à deux doigts de la catastrophe. La belle demoiselle repoussa rapidement ses sombres pensées. L’homme qu’elle aimait plus que tout au monde était près d’elle, tout irait bien, maintenant qu’elle l’avait enfin retrouvé. Penny s’apprêtait à rentrer au Manoir, puisque, mine de rien, elle avait froid, mais son époux stoppa doucement son geste. Elle lui jeta un regard surpris, puisqu’elle ne comprenait pas trop ce qu’il cherchait à faire en l’empêchant d’aller se réfugier bien au chaud dans leur demeure. Son sourire s’étira encore en voyant qu’il avait l’intention de la prendre dans ses bras. Elle se laissa donc guider jusqu’au salon, après avoir déposé un baiser sur la joue de son bien aimé.

    « Tu ne rates jamais une occasion de me serrer dans tes bras, pas vrai ?! »

    Dean consentit finalement à la laisser poser le pied au sol. Le couple s’embrassa tendrement, et lorsqu’il lui annonça qu’il montait à l’étage pour jeter un coup d’œil aux filles et aux affaires courantes du Groupe W, Penelope tenta de le retenir encore une petite minute en se blottissant contre son torse musclé. La jeune femme se sentait bien dans cette ambiance chaleureuse. Elle n’était pas entrée dans le Manoir autrement que par une fenêtre pour visiter en secret ses deux trésors depuis plus d’un mois. La demoiselle libéra finalement son mari de son étreinte, et se dirigea vers la cuisine. Elle n’avait pas touché à une casserole depuis belle lurette. En ouvrant le réfrigérateur à la recherche des ingrédients nécessaires pour faire des crêpes, elle croisa les doigts en espérant qu’elle n’avait pas perdu la main. Penny, même si elle faisait des efforts considérables pour s’améliorer, n’avait pas du tout l’âme d’un cuistot. Pour l’instant, elle excellait dans l’art de faire des petits déjeuners, mais passons pour le reste (XD).
    Plongée dans ses livres de recette, la jeune femme ne remarqua pas son mari qui se faufilait derrière elle pour entourer sa taille de ses bras. Penelope appréciait grandement ces marques d’affection, surtout les baisers tendres qu’il s’amusait à déposer dans son cou, comme à cet instant précis. Son épouse se laissa gagner par cette douce étreinte. Elle avait l’impression d’avoir enfin trouvé sa place dans cette famille aimante, d’être chez elle lorsqu’il l’emprisonnait dans ses bras. Penny avait d’ailleurs prévenu Eva, la directrice de l’Institut, qu’elle reprendrait très prochainement les cours de maîtrise de pouvoirs, mais qu’elle passerait peut-être un peu moins de temps auprès des élèves. Le couple, éprouvé par les évènements des derniers mois, avait besoin de se retrouver, mais surtout, de passer du temps avec Rachel et Maddison.

    « Je ne me tannerai jamais de t’entendre murmurer ce genre de mots doux à mon oreille, ça, tu peux en être certain ! Je t’aime aussi, mon lapin. Pour ce qui est de mon talent culinaire, promis, je vais continuer mes cours avec Thomas, qui sait, un jour, ce que je vais préparer sera peut-être mangeable ! »

    En rigolant, Dean l’embrassa sur la joue, avant de la quitter pour aller lire le journal à quelques mètres d’elle. La jeune femme, quant à elle, se concentra sur la préparation de ses fameuses crêpes. Préoccupée par les quantités à ajouter, elle ne remarqua pas l’arrivée de sa petite Rachel. Quelques minutes plus tard, la pâte était terminée. En souriant malicieusement, elle se dirigea vers son époux et lui retira son journal. Penny était absolument adorable, affublée de ce sourire. Le jeune homme ne résista pas bien longtemps, il l’attrapa sans plus attendre par la taille pour l’asseoir sur ses genoux. C’est un baiser des plus langoureux qui s’en suivit. Penelope sursauta et mit fin à leur échange de salive en entendant la voix de Maddison, qui ne tarda pas à se jeter sur eux. La mère se chargea de lui faire un énorme câlin. En la voyant agir de la sorte, certains pourraient se demander qui jouait le rôle de la maman, la demoiselle étant une éternelle gamine.

    « Tu m’as manqué, ma chérie ! Je suis revenue, et je ne vous abandonnerai plus, c’est promis ! »

    Rachel les rejoignit bien vite. Pauvre chaise qui devait supporter les quatre membres de la famille Winchester (XD). La jeune femme serra aussi son aînée dans ses bras et déposa un baiser sur son front, même si elle savait que sa fille ferait la grimace. Les Winchester et leur éternelle fierté !

    « Rien ne vous arrête, vous deux ! Vous savez pourquoi votre père ne vous punira pas ? Parce qu’étant gamin, il a sûrement fait bien plus de bêtises ! J’ai une idée, quand on aura terminé de manger les crêpes que j’ai préparé, on pourrait sortir dehors, histoire de faire une petite bataille de boules de neige ! »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Jeu 20 Déc - 1:15

    Rachel dormait d’un sommeil du juste où dans ses rêves sa famille était réunie pour les fêtes de Noël. Sa mère préparant avec amour des crêpes, seul plat qu’elle arrivait à réussir sans empoisonner son mari. Son père lisant son journal et sa petite sœur essayant de planquer sa nouvelle poupée pour pas qu’elle ne lui fasse subir des tortures inimaginables. Quel doux songe quand elle y pensait. Puis petit à petit, une bonne odeur s’insinua dans sa chambre, la plus près des escaliers et sa jolie frimousse se plissa de contentement. Rachel ouvrit alors un a un ses petits yeux gorgés de sommeil et s’étira de tout son long. En baillant, elle chaussa ses chaussons en forme de bugs bunny et fila à la cuisine, comme attirée par l’odeur de crêpes. Son rêve était super réel quand même. Voila qu’elle pouvait entendre sa mère chantonner, le bruit des pages du journal que son père tournait en grommelant quelque chose à propos des politiciens. La gamine se frotta les yeux puis se pinça avant d’afficher un sourire des plus resplendissant en filant à tout allure vers la chambre de sa cadette pour lui sauter carrément dessus pour la réveiller.

    « Gizmo j’ai dit debouuut !! »

    Pour la convaincre de se réveiller, elle sauta comme une acharnée sur son lit avant de faire voltiger la couette de Maddison. Voila un réveil made in Rachel ! De quoi réveiller les morts comme disait si bien son père. En même temps pour réveiller cette marmotte, il fallait faire tout un cirque (XD). Sa sœur consentit enfin à se lever et à descendre avec elle. Bien sûr, les deux enfants avancèrent prudemment comme si elles avaient peur que tout ne soit qu’un rêve. Arrivées à la cuisine, Rachel crut qu’elle allait tombée par terre de désespoir. Sa mère avalait la langue de son père. Un mois qu’elle n’avait pas vu sa mère en compagnie de son père et il fallait qu’ils trouvent le moyen de jouer aux pervers devant leurs filles. Pff désespérant les adultes ! L’enfant préférait encore la vision précédente, ça faisait plus famille normale. Pff les avaleurs de salive, on ne les changera jamais (XD). Presque timidement, elle regarda sa sœur se jeter dans les bras de ses parents avant de faire de même sur l’invitation de son père.

    « Ouais mais j’ai la fesse gauche qui me pique ! Mrs Jenkins n’a pas apprécié que je lui morde la main. Pas ma faute, elle voulait me faire enfiler de force un pyjama rose ! Je hais le rose. Eurk m’man arrête de me baver sur mon front ! ça fait tâche et j’ai une réputation à préserver. »

    En rigolant, elle se blottit contre son père avant de tirer la langue à sa mère. Vivi ce n’est pas bien de faire ça à sa mère mais elle le faisait depuis toute petite et puis Pénélope pouvait se montrer très douée dans les grimaces. En tout cas la petite était on ne peut plus heureuse dans les bras de son père mais elle préférait être sur sa chaise car mine de rien, la pauvre ne supporterait pas le poids de toute la famille. Quand sa mère proposa une partie de bataille de neige, elle leva les bras en l’air, en signe de victoire.

    « Ouais !! Papa et moi contre gizmo euhh Maddison et toi ! On va vous battre à plate couture, pas vrai p’pa. Les adoratrices du rose contre les défenseurs des Winchester sans rose. »

    Toute contente de sa bêtise, elle s’assit correctement sur sa chaise avant de tendre son assiette avec un sourire gourmand. Le message était clair, elle voulait remplir son estomac avec tout plein de nutella. Rachel mangeait donc tranquillement quand elle se rappela de la question de Maddison. Se retournant vers son père, la bouche enrobée de chocolat et s’exclama :

    « Au fait P’pa, avec Maddy on voulait savoir, pourquoi tu attaches maman avec des menottes ? Vous jouez au flic et au méchant ? Même que Maddy voulait jouer avec vous. Moi aussi comme ça je jouerais le rôle d’un flic comme dans les séries à la télévision. »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Jeu 20 Déc - 2:25

    Un adorable petit ange blond dormait, bien au chaud, enveloppée dans ses nombreuses couvertures. Maddison Winchester se révélait être une gamine douce, soucieuse du bien être de son entourage, et tellement mignonne avec ses grands yeux bleus. Malheureusement, depuis plus d’un mois, la petite affichait une mine triste. Dire qu’avant le mariage de ses parents, elle était au comble du bonheur. Cette vie dans sa nouvelle famille lui plaisait tant ! Elle était, pour la première fois de sa courte existence, entourée de parents aimant prêts à tout pour la rendre heureuse. Et en prime, elle se retrouvait maintenant affublée d’une grande sœur qu’elle adorait. Rachel pouvait parfois se montrer diabolique, du haut de ses huit ans, et Maddie, qui prenait son aînée comme modèle, délaissait peu à peu son petit côté timide, et se transformait, au fil du temps, en une véritable Winchester ! Eh oui, la gentille Maddison s’avérait également dotée d’un tempérament de feu. Pourtant, le quatuor semblait condamné à se séparer. Les visites de Penelope se faisaient de plus en plus rares, et Dean passait toujours plus de temps au boulot… Le sommeil troublé de la blondinette fut cependant interrompu par Rachel.

    « J’arrive, j’arrive… dans cinq minutes ! »

    Notre petite marmotte nationale s’apprêtait à fermer les yeux à nouveau, mais sa grande sœur n’avait pas l’intention de la laisser dormir ne serait-ce qu’une seconde de plus. Maddison, après avoir enfilé ses pantoufles roses, suivit Rachel dans les couloirs du Manoir. La gamine portait son ensemble de nuit rose. Si son père et sa sœur avait une sainte haine de cette couleur, la cadette ne jurait que par elle. En même temps, quand on a sept ans, c’est un peu normal, même si on fait partie de la famille Winchester (XD). Penelope lui avait acheté ce pyjama à la demande de Maddie. Vous n’imaginez même pas la tête de Dean quand il avait vu son petit trésor entièrement vêtu de rose. Il avait beau détesté cette couleur, il ne pouvait nier que sa cadette était tout à fait adorable dans son joli pyjama. Les deux sœurs se retrouvèrent finalement dans la cuisine, et le cœur de la blondinette cogna très fort dans sa poitrine en voyant son papa et sa maman qui se bavaient dessus. En temps normal, Maddison n’appréciait pas tellement ce genre de vision. Elle ne comprenait toujours pas l’intérêt de son père qui semblait essayer de manger la langue de sa mère (XD). Mais cette fois, les choses étaient différentes. Elle n’avait pas vu ses parents ensemble depuis des semaines, et les voir s’embrasser, lui redonnait espoir. Sans plus attendre, elle se jeta dans les bras de ses parents.

    « Papa, je suis pas ton bébé ! J’ai sept ans, et les bébés, ça porte des couches et ça pleure tout le temps ! J’ai bien dormi, mais ce soir, je veux faire dodo dans votre lit, tous les quatre, ensemble ! »

    Comment dire non à cette adorable gamine ? Surtout lorsque la petite en question s’employait à faire craquer ses parents en les regardant avec son sourire timide, tandis que ses beaux yeux bleus brillaient comme de véritables pierres précieuses. Rachel rejoignit bien vite la petite famille, qui squattait les genoux de Dean. Maddie rigola lorsque sa sœur grogna en voyant sa mère déposer un baiser sur son front, bientôt suivi par la blondinette, qui enlaça bien gentiment son aînée.

    « Tu n’aimes pas les câlins, Rachel ?! Papa, la prochaine fois, trouve une autre babysitter ! Mrs Jenkins est horrible ! On a été très sage, et elle s’amuse à nous punir ! »

    Rachel et Maddison Winchester, sages ? Dans une autre vie, peut-être, mais certainement pas dans celle-là ! Le père était sans doute très fier des exploits de ses deux petites princesses, qui avaient multiplié les bêtises au cours des dernières semaines. La cadette se promit quand même de calmer les choses. Après tout, elle n’avait surtout pas envie de faire fuir sa maman à nouveau. Maddie, qui se trouvait dans les bras de ses parents, ne voulait plus les quitter. Elle se sentait en sécurité blottie contre son père et sa mère. Elle consentit toutefois, à la demande de Penelope, à quitter leur étreinte pour s’asseoir sur sa propre chaise, tout près de Rachel qui venait de déclencher les hostilités. Pas question de laisser sa sœur et son père gagner la bataille !

    « C’est très joli le rose ! Et puis avec le pouvoir de télénésékie de maman, on va vous battre ! Si on gagne la partie, papa et Rachel vont devoir porter du rose pendant toute une journée ! »

    Maddie rigola et tendit son assiette à sa maman pour avoir droit à sa crêpe. La cadette dégustait son petit déjeuner en songeant à des plans pour vaincre l’équipe adverse dans la bataille de boules de neige. Le visage de la petite s’illumina lorsque Rachel commença à parler de menottes. Maddison se retourna donc vers son père, pour appuyer les dires de sa sœur.

    « Oui !! On veut apprendre à jouer nous aussi ! Moi aussi, je veux faire le flic ! Vous allez nous apprendre, pas vrai ? »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Ven 21 Déc - 1:14

    Dean enlaça sa femme par derrière et posa sa tête au creux de son épaule pour humer son délicieux parfum. A ce moment là, il se sentait le plus heureux des hommes. Enfin, ils reformaient une famille et son bonheur n’avait d’égal à l’amour qu’il portait à sa famille. Sa femme et ses filles comptaient plus que tout au monde et savoir qu’elles seraient présentes à ses côtés valait tout l’or du monde. Il taquina toutefois sa femme sur ses talents culinaires pour le moins inexistant et rigola suite à sa réponse. Il l’embrassa sur la joue avant de lui souffler deux trois mots à l’oreille.

    « Tant que tu passes pas trop de temps avec Kinkade ça me va. Je n’aimerai pas devoir tuer mon meilleur ami quand même. Déjà que je lui en veux encore pour le coup de mon enterrement de vie de garçon. Enfin c’est une autre histoire que je préfère garder pour moi ! »
    En souriant malicieusement, il l’embrassa une nouvelle fois avant de prendre place derrière son journal pour voir les dernières nouvelles. Bien sur, il n’arriva pas à stopper le grognement d’énervement que lui causait le Maire de New York. On faisait des efforts et voila comment on était récompensé. Si ça continuait, le mutant était prés à user de l’influence du Groupe pour le mettre dehors. Des incapables comme lui, il valait mieux les mettre dehors le plus vite possible. Bon ok, il ne connaissait pratiquement rien au monde de la politique mais il connaissait son monde, celui des flics et ils savaient que sans moyen, on ne pouvait pas lutter efficacement contre la criminalité. Enervé, il s’adressa à sa femme pour lui lire l’article en question.

    « Chérie, écoute ça ! Le Maire de New York a décidé de réduire les fonds liés aux commissariats des quartiers en difficulté afin de réduire le déficit de la ville. Non mais il est con ou quoi ce type ? Comment veux-tu qu’on achète du bon matériel si on n’a aucun moyen. Déjà tu verrais les vieux ordinateurs qu’on se traîne, on se croirait revenu au premier temps de l’ère de l’informatique. »

    Dean sentit alors le journal lui quitter des mains et intrigué, il regarda sa femme. Qu’est ce qu’il avait encore dit qu’il n’allait pas ? En réalité, Pénélope ne souhaitait qu’un câlin, ce que s’empressa de lui donner son mari. L’attirant sur ses genoux, Dean l’embrassa, passant ses bras autour de la taille de sa compagne. Au passage, il ne lui avalait ni ne lui mangeait la langue ! Pff les gamines je vous jure ! C’est à ce moment qu’ils furent interrompus par leur cadette que Dean attrapa pour la mettre sur ses genoux. La petite Maddison s’injuria du terme bébé et Dean la regarda en souriant tendrement. Plus le temps passait et plus elle ressemblait à une Winchester pure et dure. Rachel ne devait y être totalement étrangère à ce fait. Tiens en parlant du loup, la miss pointa le bout de son nez et Dean lui fit signe de venir le rejoindre. Le mutant pria quand même pour que la chaise tienne le coup mais elle semblait bien robuste.

    « Maddy, tu resteras éternellement mon bébé que j’aime même si tu ne portes plus de couches depuis longtemps. Pour ce qui est de dormir tous les quatre, je ne suis pas contre mais demain soir, tout le monde dans son propre lit car nous allons faire un grand voyage. Cette année, nous partons tous les quatre aux Bahamas fêter Noël. »

    Observant sa petite famille, Dean eut un plus grand sourire quand les filles rouspétèrent contre leur dernière nounou. Ah nostalgie quand tu nous tiens. Le mutant revivait par l’intermédiaire de ses filles, son propre passé où, avec Samantha, ils râlèrent contre le parent quant au choix de la nounou. Sa femme lança alors l’idée d’une bataille de neige, et, Rachel ainsi que Maddy mirent au point les équipes.

    « Hey, pas le droit aux pouvoirs, c’est de la triche ! On va faire cela dans les règles de l’art les enfants ! Pour ce qui est du gage, je ne dirais qu’une chose, Maddison, tu as hérité du côté sadique de ta mère. Me faire porter du rose, c’est criminel tiens ! »

    Dean rigola et embrassa les trois femmes de sa vie avant que chacun reprenne sa place habituelle autour de la table. Toutefois, le calme fut vite rompu quand, ingénue, ses filles lui demandèrent si elles pouvaient jouer avec eux aux flics et aux voleurs. Bon sang, elles étaient trop curieuses pour leur propre bien. Désespéré, il lança un coup d’œil à sa femme qui se retenait difficilement d’éclater de rire.

    « Euh les filles, en fait c’est un jeu réservé aux adultes. Vous voyez, certaines grandes personnes aiment bien pimenter leurs vies en s’attachant. C’est compliqué mais rappelez vous d’une chose. Si un jour un homme veut vous attacher, frapper entre les jambes d’accord ?! »

    Fiou, il avait eu chaud ! C’est pour ce genre de situation, qu’il préférait avoir un garçon, au moins, il se sentirait peut être un peu plus à l’aise dans ce genre de conversation. Soudain, Dean entendit un craquement sinistre et avant qu’il n’ait eu le temps de comprendre, il traversa le sol de la cuisine. Vive son pouvoir qui s’était enclenché pour lui éviter la souffrance d’une rencontre avec le sol. Repassant au travers du sol, le mutant regarda, dépité, sa chaise cassée.

    « Elles sont de moins bonnes qualités que je le pensais ! Bon les filles, vous finissez de manger, puis sous la douche et on s’habille chaudement. Papa ne peut pas tomber malade mais vous oui alors tout le monde s’habille avec un gros pull, des gants, une écharpe, un bonnet et un gros manteau. Moi je file sous la douche, j’ai de la confiture partout. »

    En effet, dans sa chute, tout le pot de confiture lui avait atterri dessus. Embrassant ses filles sur le sommet de leurs crânes et sa femme d’un tendre baiser, il les quitta pour aller prendre sa douche.
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Ven 21 Déc - 4:28

    Vous n’avez même pas idée à quel point elle appréciait les moments de tendresse qu’elle partageait avec l’homme de sa vie. La tête de Dean était posée au creux de son épaule, et son mari s’amusait à un humer son parfum si délicat. Penny, quant à elle, frissonnait de plus bel. La jeune femme avait envie de sourire, sans aucune raison, tout simplement parce qu’elle était heureuse, ainsi entourée de sa famille, de ces êtres qu’elle chérissait tant. Elle aimait Dean d’un amour si puissant, qu’elle serait prête à tout pour préserver leur bonheur. Penelope n’imaginait plus sa vie sans lui. En sa personne, elle avait découvert un homme aimant, adorable, charmant, et un père merveilleux. Il lui avait répété à maintes reprises qu’il n’était pas doté d’un instinct paternel très développé, pourtant, il se gourait complètement. La demoiselle ne cessait de s’attendrir devant le spectacle de son époux enlaçant ses deux petits trésors. Une fois de plus, elle attisa sa jalousie naturelle, mais inconsciemment. La jeune femme rigola, avant de répliquer, après lui avoir ravi un doux baiser.

    « Mon chéri, tu n’as pas à t’inquiéter ! Pourquoi j’irais voir ailleurs ? L’homme que j’aime est à mes côtés, et c’est tout ce que je demande. Et je préfère nettement te consacrer du temps, mon lapin. J’adore être maman, mais parfois, ça me plait bien d’être seulement ton épouse. »

    Penelope lui adressa ce sourire malicieux dont elle seule avait le secret, et après avoir déposé un long baiser sur les lèvres de son épouse, Dean se dirigea vers la table pour lire son journal. En préparant ses crêpes, la jeune femme l’observait du coin de l’œil. Même lorsqu’il rechignait contre les politiciens, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir un élan de tendresse. La vie de la jeune femme avait radicalement changé en seulement quelques mois, mais jamais, elle ne regretterait leur histoire, et tout ce qui avait eu lieu entre eux depuis leur rencontre officielle. Son cas était devenu très grave. Penny partait à peine quelques jours pour Washington à tous les mois, et elle ne pouvait s’empêcher de communiquer avec eux par voie télépathique au moins une fois à toutes les heures. D’ailleurs, lors de son dernier voyage diplomatique, elle avait pris le vol de nuit, histoire d’être chez elle le plus rapidement possible. Sa famille était devenue sa nouvelle drogue, et elle ne pourrait plus jamais se passer d’eux. Lorsque Dean lui fit part de son point de vue, elle tenta de le conseiller, au mieux. Certes, elle connaissait très bien le monde politique, et même si elle ne connaissait pas grand-chose à la façon de gérer une multinationale, son mari demandait bien souvent l’avis de sa femme avant de prendre une décision importante.

    « C’est pas très malin, je l’admets. Je sais que tu n’aimes pas particulièrement user de ton influence pour te mêler des affaires politiques, mais tu pourrais peut-être faire exception, cette fois. C’est une bonne cause après tout, et tu connais ton boulot mieux que quiconque, tu es bien placé pour savoir qu’ils ont besoin d’argent dans ce domaine. Je peux aussi plaider ta cause auprès du Président, mais je doute qu’il se soucie de l’état des commissariats new-yorkais. »

    La jeune femme, qui n’avait pas trop envie de gâcher cette première matinée en famille à la maison depuis bien longtemps en discutant politique avec son époux, lui retira doucement son journal. Son sourire mutin laissait clairement deviner ses intentions. Elle réclamait son câlin, et Dean ne tarda pas à accéder à cette si délicieuse demande. Le jeune homme l’attira à lui pour l’asseoir sur ses genoux, et Penelope profita de cet instant pour embrasser son mari avec amour et passion. Elle mit fin au baiser en voyant ses deux princesses débarquer, et la grimace de dégoût de Rachel, qui ne comprenait toujours pas pourquoi ses parents passaient la moitié du temps à s’embrasser, et l’autre à se faire des câlins. Penelope ressentit un bonheur intense. Depuis combien de temps n’avait-ils pas été ainsi réunis ? Trop longtemps. En serrant les deux petites dans ses bras, elle comprit à quel point elles lui avaient manqué, malgré ses nombreuses visites nocturnes.

    « Eh oui, c’est année, c’est la plage, et des glaces pour tout le monde ! Mais promis, on aura quand même un immense sapin qu’on pourra décorer tous ensembles. Et qui sait, on aura peut-être la visite du Père Noël ! »

    Penelope jeta un coup d’œil amusé à son époux, qui avait promis d’endossé le costume du Père Noël pour faire plaisir à ses filles. Certes, en échange, elle avait dû lui promettre qu’elle jouerait à la Mère Noël avec lui lorsqu’ils se retrouveraient seuls, mais elle avait tout de même réussi à le convaincre. La jeune femme pouvait se vanter d’arriver à lui faire exécuter n’importe quoi, enfin tout, sauf l’obliger à porter du rose (XD). Pourtant, c’est pas faute d’avoir essayé. Dean restait cependant intraitable à ce sujet. Penny était toutefois persuadée qu’il serait irrésistible vêtu d’une chemise de cette couleur. La demoiselle émergea de ses pensées en entendant son mari, et en rigolant, elle répliqua sur un ton amusé.

    « Je ne suis pas du tout sadique ! Je maintiens que tu serais absolument craquant avec une chemise rose ! Alors, vous êtes d’accord pour le pari ou vous avez la trouille de perdre ? Deux Winchester qui portent du rose la même journée, ouch, ça va faire mal à votre orgueil ! »

    Les trois jeunes demoiselles quittèrent finalement les genoux de Dean pour prendre leur place respective. Penelope se chargea de servir son mari et ses deux princesses, qui mourraient sûrement de faim. Elle figea instantanément lorsque ses filles parlèrent de menottes. Elle retint difficilement un éclat de rires, et adressa un regard malicieux à son mari pour lui signifier qu’elle le laissait se débrouiller avec les questionnements de leurs petites fouines adorées. Penny préférait quand même éviter de traumatiser ses filles en ce qui concerne ce genre de « jeux » auxquels elle s’adonnait avec leur père (XD). Dire qu’elles étaient à peine âgées de sept et huit ans !

    « Vous êtes trop jeunes pour l’instant, mes chéries ! Mais quand vous serez un peu plus vieilles, c’est promis, votre père vous répondra à toutes vos questions ! »

    Penny adorait le mettre dans ce genre de situation impossible. Il était toutefois conscient du fait que sa femme lui viendrait en aide à ce sujet. La jeune femme sursauta en entendant la chaise s’effondrer, pendant que Dean traversait le sol grâce à son pouvoir. Sa femme se précipita d’ailleurs près de lui pour s’assurer qu’il allait bien. Même s’il se régénérait, elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter de son état.

    « Tout va bien, mon amour ? Bon, allez, file prendre ta douche pendant que nous, on se prépare à sortir pour une bonne bataille de boules de neige ! »

    Le couple se sépara, et Dean se dirigea vers l’étage du haut, tandis que les petites suivaient Penelope pour enfiler manteaux, gants, bonnets et pulls. Vingt minutes plus tard, la petite famille se retrouvait dans l’entrée, prête à sortir.

    « Rachel, Dean, prêts à vous faire battre par Maddie et moi ? Vous n’avez aucune chance face à nous ! »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Ven 21 Déc - 23:44

    Rachel crut qu’elle allait éclater de rire quand Maddison affirma qu’elles avaient été sage. Un doux euphémisme quand on y repensait. Pauvre nounou qui avait du subir tous ses coups tordus et à en voir le sourire de leur père, il n’était pas dupe pour un sous. Bien tenté tout de même. Sa petite sœur devenait de plus en plus une vraie petite terreur sur patte et elle aurait pu écraser une larme de joie mal placée si seulement, elle ne se retenait pas. Après tout, elle était le mentor de son gizmo adoré et il y avait de quoi être fière non ?! Il restait toutefois un détail à régler. Sa manie de lui faire des câlins en public ! Personne ne songeait une seule seconde, à part son père, qu’elle devait préserver sa réputation de petit caïd. Certes, elle ne se trouvait plus à l’orphelinat mais quand même, ce n’était pas une raison pour se laisser aller au sentimentalisme.

    « Ouais sage comme des images ! Comme si on pouvait faire des bêtises, ça se saurait quand même. Pas vrai Maddy ?! Au passage, est-ce que vous allez enfin arrêter de me baver dessus ou de me confondre avec une peluche ? C’est gênant à force. »

    Elle n’en pensait pas un mot, appréciant à sa juste valeur les effusions de tendresse dont elle bénéficiait mais plutôt perdre une autre dent que de le reconnaître. Pire, elle préférait encore porter du rose. Autant vous dire que la petite possédait déjà toute la fierté et l’orgueil des Winchester. S’en suivit alors une petite bataille verbale concernant la future bataille de neige ! Non mais oh, comme s’ils pouvaient perdre. Regardant son père droit dans les yeux, la petite du haut de ses huit printemps, s’exclama :

    « Bien raison ! On va pas les laisser gagner, hors de question qu’on porte du rose ! Et na on a pas la trouille, on veut juste que vous ne soyez pas tristes de perdre. C’est vrai, on est trop forts pour vous, reconnaissez-le. »

    La petite famille continua alors de débattre sur qui allait perdre et qui allait gagner. L’ambiance était vraiment redevenue la même, comme si tous les événements de ces dernières semaines, n’avaient qu’un souvenir, un mauvais souvenir certes, mais un souvenir tout de même. Rachel se souvint alors de la discussion qu’elle avait eu quelque temps avant avec sa cadette. Au sujet des menottes. Aux vues de la réponse de son père, elle soupira, ennuyée.

    « Pff même pas drôle ! Je comprendrais jamais les adultes, vos jeux sont ennuyants au possible. Moi je préfère mes expériences. D’ailleurs Maddy, tu pourrais me prêter une poupée ? Promis je te la rends tout de suite après. »

    Enfin s’il lui reste encore la tête ou un bras pensa-t-elle en souriant malicieusement. Alala Rachel et ses expériences, toute une histoire d’amour ! La plus a plaindre dans l’histoire était quand même Maddison, la pauvre, tous ses jouets y passaient. C’est ce moment là que choisit son père pour tomber par terre. Les yeux émerveillés, elle le regarda traverser le sol. Debout sur sa chaise, la gamine frappa dans ses mains, désormais tout à fait réveillée.

    « Trop fort papa !! Je veux un pouvoir comme le tiens !! Et puis aussi, pouvoir lire dans la tête des gens comme maman. Ça serait trop bien !! »

    Après quelques minutes à finir son petit déjeuner, entre filles, Dean étant parti se doucher, Pénélope sonna l’heure de se préparer. Tout de suite, elle fila dans sa chambre comme une furie pour s’habiller bien chaudement. D’après son expérience, valait mieux être bien couvert pour ne pas ressentir le froid mordant de la neige s’écrasant sur vous. Quand elle redescendit, Pénélope l’aida à mettre ses gants, son écharpe et son bonnet. Une vraie mère poule sa maman, mais c’est comme ça qu’elle l’aimait. D’ailleurs à l’arrivée de son mari, elle osa leur dire qu’ils allaient perdre.

    « Tu rigoles ! A l’orphelinat, j’étais la meilleure et papa est un flic donc il sait super bien visé ! On va vous avoir et si vous perdez, on aura le droit de vous donner un gage. Que les meilleurs gagnent, à savoir P’pa et moi. »

    La petite ne demanda pas son reste et attrapa la main de son père pour sortir dehors. Aussitôt, elle se plaça face à Pénélope et Maddison, prête à en découdre.
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Lun 24 Déc - 1:11

    « Papa, arrête de me prendre pour un bébé ! Si tu en veux un, tu peux toujours demander à la cigogne, je suis sûre qu’elle pourrait nous en livrer un pour Noël ! Comme ça, plus besoin de poupées, et Rachel pourra tester ses expériences sur le bébé ! Arrête de faire cette tête, je sais que tu adores les câlins, hier, tu as même dit que tu étais contente de m’avoir comme petite sœur ! »

    Maddison adressa un magnifique sourire à ses parents et sa sœur. La gamine adorait taquiner Rachel à ce sujet, même si elle risquait de terminer noyer au fond de la piscine. En fait, la blondinette ne craignait pas cette menace provenant de son aînée, après tout, qu’est-ce qu’elle ferait sans son petit gizmo adoré, comme elle se plaisait à la surnommée ? Maddie, quant à elle, n’avait pas honte de dire tout haut qu’elle adorait les câlins de sa maman, et n’hésitait pas à les réclamer lorsqu’elle ressentait le besoin de se glisser bien au chaud dans les bras de ses parents. D’ailleurs, elle n’était pas contre l’idée d’avoir une autre petite sœur, ou pourquoi pas un frère ! Peut-être qu’avec un autre enfant dans la maison, Rachel cesserait de se servir d’elle pour toutes ses expériences plus tordues les unes que les autres. D’un autre côté, elle ne détestait pas ce rôle, elle commençait même à l’apprécier, puisqu’elle avait la chance de passer du temps privilégié avec sa sœur, tout en multipliant les bêtises et les crises de nerfs de la pauvre nounou. Enfin, seul l’avenir nous dira si un jour, la famille Winchester comptera un membre de plus. Pour l’instant, la situation de Maddison n’était pas à plaindre. Elle avait des parents merveilleux, et passerait Noël sous le soleil des Bahamas. Mais tout d’abord, une joute dans la neige s’imposait.

    « Même sans les pouvoirs de maman, on va vous battre ! Pff, tu me fais même pas peur Rachel. Je vais préparer une jolie robe rose pour toi ! »

    La gamine était heureuse de retrouver cette ambiance familiale et si chaleureuse qui régnait toujours dans le grand manoir. Elle était chez elle, dans cette demeure si accueillante, avec Dean et Penelope comme parents, et Rachel comme sœur. Maddie était en admiration totale devant son aînée, surtout lorsqu’elle osait tenir tête aux grosses brutes de l’école qui se moquait de la frêle blondinette. Le sourire de la petite s’étira encore lorsque son aînée questionna son père sur l’usage qu’il faisait des menottes lorsqu’il se retrouvait en tête à tête avec leur mère. Dean refusa cependant de répondre à toutes les questions de ses filles, puisqu’il affirmait qu’elles étaient trop jeunes pour avoir accès à ce genre d’informations. Même avec son adorable moue boudeuse, elle ne réussit pas à convaincre son père de lui avouer la vérité. C’était très certainement, beaucoup mieux ainsi. Dean et Penelope économiseraient ainsi les coûts d’une longue thérapie pour les deux petites.

    « S’il te plaît, n’utilise pas encore une de mes poupées pour tes expériences ! Tu as noyé ma préférée, hier. Au fait, maman, tu pourrais me prêter tes vêtements trop petits ? On les a trouvé dans ta chambre. Tu sais, ton tiroir de lingerie ! C’est beaucoup trop petit pour toi, et je pourrais les utiliser pour faire des robes à mes poupées ! »

    Maddie porta ensuite son attention sur ses crêpes, attendant la réponse de sa maman. La gamine sursauta et lâcha un cri de surprise en voyant son père s’effondrer sur le sol et passer à travers le plancher. Rassurée, elle applaudit l’exploit de Dean. Elle éclata de rires en le voyant revenir parmi elles, couvert de confitures. Penelope se précipita immédiatement vers lui, et une fois de plus, ils échangèrent leur salive ! Maddison leva les yeux au ciel en se moquant de ses parents. Décidément, elle ne comprendrait jamais les adultes. Elle ne voyait pas l’intérêt de se menotter et de passer la plupart de leur temps à se baver dessus.

    « Allez, on va s’habiller et tout le monde dehors après ! »

    La cadette fila rapidement dans sa chambre, et s’habilla chaudement. Elle n’avait surtout pas envie d’attraper froid, puisqu’elle détestait être malade le jour de Noël. Maddison était confiante, elle savait qu’elle arriverait à gagner facilement contre son père et son aînée. Et puis, l’idée de voir Dean et Rachel porter du rose lui insufflait beaucoup de courage. Elle redescendit à la hâte et trouva sa maman qui aidait sa sœur à enfiler ses gants. Maddie eut droit au même traitement quelques minutes plus tard. Son papa fit ensuite son apparition, et la petite famille s’élança vers l’extérieur.

    « Tu peux toujours rêver Rachel !! On va gagner et papa portera une chemise rose pour aller travailler et toi, une jolie robe de la même couleur pour aller à l’école ! »

    Maddison se positionna et commença à préparer des boules de neige. Elle déclara la guerre à l’autre équipe en envoyant la première balle… qui frappa Rachel de plein fouet !

    « Alors, c’est qui les meilleurs ?! »
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Ven 28 Déc - 22:02

    « Ne t’inquiète pas Pen’ ça va très bien ! Juste mon ego qui souffre en ce moment même. »

    En souriant comme un gamin, Dean se releva et embrassa ses filles avant d’en faire de même avec sa femme. Peu après, il les quitta pour emprunter le couloir puis traversa le salon, le hall avant de monter à l’étage pour se diriger vers sa chambre. Une fois à destination, il enleva ses affaires, sans se préoccuper du rangement ! Pour lui, ça équivalait à jeter tout ça dans la chambre sans différencier le linge sale du propre. Vieilles habitudes de célibataire que sa femme tentait vainement de corriger. Oui, Rachel tenait son côté bordélique de son vieux père et croyez le ou non, quand il parlait de zone sinistrée, c’est qu’il était presque impossible de mettre un pied devant l’autre dans ladite zone. Nu comme au premier jour de sa naissance, il passa au travers de la porte avant de rentrer dans la cabine de douche. Il espéra durement cinq bonnes minutes que Pénélope le rejoigne mais il termina par se faire une raison et entreprit de prendre sa douche. Dommage, il avait toujours aimé faire l’amour à sa femme quand elle se trouvait sous la douche. Allez savoir pourquoi avec cet esprit pervers qu’est le sien. Peut être une raison qui faisait qu’il adorait leurs câlins à la plage. Bon changeons de sujet car sinon, pauvre Dean, il allait avoir le droit à une bonne douche froide pour se remettre les idées en place.

    Dix minutes plus tard, une serviette autour des hanches, il se parfumait grâce à son déodorant dont sa femme raffolait puis balança la serviette dans un coin de la salle de bain. Aïe, Pen’ allait une nouvelle fois l’engueuler mais pas grave, dans les disputes, ce qu’il préférait, restait avant tous les réconciliations. Dean s’habilla ensuite d’un jean, d’une chemise, d’un polo et de sa veste en cuir avant de redescendre pour retrouver ses trois princesses qui terminaient de se préparer. Il chopa au passage sa paire de gant avant de sourire devant les piques que s’envoyaient les deux sœurs. Sa femme s’ajouta à la liesse et Dean les mains dans les poches, la regarda, d’un air de défi.

    « Oh ma chérie, comme l’a dit Rachel, nous sommes les meilleurs et puis tu veux vraiment te mesurer à un ex-commando qui a une sainte horreur de la couleur rose ? »

    Sans perdre son sourire malicieux, il suivit son aîné qui venait de ravir sa main pour le conduire dans le jardin enneigé. Tout de suite après, elle prit position mais se reçut très vite une boule de neige. Madison lançait les offensives mais il ne comptait pas laisser Rachel sans se venger. Attrapant une boule de neige, il la roula avant de s’élancer et de faire un roulé boulé dans la neige puis toucha sa femme qui ne s’attendait pas à ce genre d’attaque. Se relevant, il attrapa sa fille dans ses bras pour fêter cette touche !

    « On était pas prêt mais maintenant on l’est ! Alors les filles prêtes à subir le courroux des Winchester ? »

    La bataille fit rage, les deux clans voulant remporter la victoire si bien qu’au bout d’une demie heure, ils se trouvaient tous deux dans une position très serrée. Toutefois, la demie heure qui suivie termina par les départager, offrant ainsi la victoire à ??


[Alors si la somme des dés est égale à plus de 6, nous gagnons avec Rachel, sinon c’est vous !ça te va mon cœur ?]
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Ven 28 Déc - 22:02

Le membre Dean Winchester a effectué l’action suivante : Lancer de dés

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Penelope Winchester
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MessageSujet: Re: Manoir des Winchester   Sam 29 Déc - 20:00

    « L’orgueil des Winchester n’a d’égal que leur haine pour le rose ! »

    En rigolant, Penelope embrassa son mari, et se sépara de lui pour le laisser filer sous la douche. Elle l’observa pendant quelques secondes, alors qu’il s’amusait à user de son pouvoir en traversant murs et planchers pour finalement arriver à destination. La jeune femme s’attarda ensuite sur ces deux filles, et les invita à aller enfiler des vêtements chauds, histoire de ne pas attraper froid. Pendant ce temps, elle entreprit de se vêtir à son tour d’un pull. Nageant sur son petit nuage rose, Penny laissa inconsciemment son esprit dérivé et le lien télépathique qui la reliait à Dean prit encore de l’ampleur, à un tel point que les pensées de son mari se mêlèrent bientôt aux siennes. Un sourire malicieux et niais se dessina sur ses lèvres en comprenant l’idée qu’il avait à cet instant précis, il espérait qu’elle viendrait le rejoindre pour prendre une douche avec lui. Elle était tentée, mais elle ne pouvait tout simplement pas laisser ses princesses en plan. La demoiselle ferma les yeux, et plongea dans cette parfaite symbiose qui les unissait. Dans ces moments, leurs sentiments, leurs pensées étaient liées. Penelope adorait cette sensation, même si elle essayait sans cesse de rompre cet attachement.

    Dean connaissait l’existence de cette connexion, mais il ne se doutait pas que ce lien étroit s’avérait très puissant et pratiquement indestructible. La jeune femme avait, en quelque sorte, l’impression de le trahir, puisqu’elle lui avait fait autrefois la promesse de ne jamais s’infiltrer volontairement dans sa tête sans son accord. Si, auparavant, elle contrôlait sans problème cette union entre leur esprit, les choses étaient différentes, désormais. Ses pensées se retrouvaient mêlées à celles de l’homme de sa vie sans qu’elle le demande. Son pouvoir agissait instinctivement ! Mais ce n’était pas le seul problème qui s’imposait. Non seulement, elle refusait d’avoir accès à ses pensées les plus personnelles sans qu’il en soit conscient, mais elle savait aussi qu’un jour, cette connexion invisible lui permettrait de traverser ses propres barrières mentales. Pour l’instant, elle ne s’en souciait pas trop, mais elle prévoyait en parler à son époux le plus rapidement possible. Penelope secoua la tête ne voyant ses deux petites terreurs revenir vers elle, et leur donna un coup de main pour terminer d’enfiler leurs gants, et s’assura qu’elles n’attraperaient pas froid. Dean arriva sur ce, alors que Maddison et Rachel débattait à savoir qui remporterait la bataille. Penny, quant à elle, se contenta d’enlacer amoureusement son mari, et posa sa tête au creux de son cou, pour humer sa délicieuse odeur, avant de lui murmurer quelque chose à l’oreille, que Rachel et Maddie n’entendirent pas (Je tiens à préciser, mes petites pestes d’amour :p)

    « J’adore ton parfum, je t’adore tout simplement, mais ça ne m’empêchera pas de te battre ! Peu importe qui remporte la partie, tu as d’or et déjà gagné un câlin sous la douche. »

    En souriant malicieusement, Penny s’arracha à cette douce étreinte, et fit un clin d’œil à Maddie, pour lui signifier que Rachel et Dean n’avaient aucune chance face à elles. L’aînée de la famille Winchester et l’ex-commando pouvaient peut-être se montrer très doués, mais rien ni personne ne pourrait vaincre les deux fidèles adoratrices de la propreté et du rose (XD). Eh oui ! Si la petite et son mari se révélaient être les deux personnes les plus bordéliques qui soient sur cette Terre, ce n’était pas du tout le cas de Penelope et sa cadette. Sans être des maniaques de l’ordre, la jeune femme détestait pourtant que sa maison se transforme en une zone sinistrée. D’ailleurs, elle se disputait souvent avec son époux, puisqu’il possédait un véritable don pour foutre le bordel dans leur chambre (XD). Bon okay, généralement, leurs conflits ne duraient pas plus de dix minutes, puisqu’une certaine Madame Winchester se trouvait dans l’impossibilité de rester fâcher contre son mari pendant plus d’une minute. Elle avait depuis longtemps cessé de chercher un moyen pour ne pas craquer devant son sourire à la fois tendre et malicieux. Les baisers dans le cou aussi, ça peut aider.

    Maddie déclara finalement la guerre en lançant une boule de neige sur sa sœur. Penny se prépara donc à en découdre, puisqu’elle ne doutait pas une seule seconde que son mari chercherait à venger sa fille. Elle n’avait toutefois pas prévu la suite, puisque son époux usa d’une technique plutôt spéciale, et c’est elle qui se vit frapper par une balle.

    « Le courroux des Winchester, je tremble de peur ! Vous n’avez encore rien vu, mes amours ! On aura notre vengeance, et vous porterez du rose à coup sûr ! »

    Pendant l’heure suivante, les deux clans tentèrent de prendre le dessus. Une ambiance chaleureuse régnait, même en temps de guerre. Finalement, on attribua la victoire à… Roulement de tambour, Penelope et Maddison !

    « Nananananèreuuuuuu, on a gagné ! Je le savais, je le savais ! Bon, allez, ne faites pas la tête, vous trouverez bien une façon de nous rendre la pareille un de ces jours ! Pour l’instant, c’est nous les meilleures ! »

    Penelope s’approcha de son mari et passa ses bras autour de son cou. Alors qu’elle cherchait à l’embrasser, Dean s’amusait à la bouder. Apparemment, il n’appréciait pas trop l’idée de devoir porter une chemise rose pour se rendre à la NYPD. À force, Penny réussit à capturer ses lèvres dans un baiser tendre et passionné. Évidemment, elle aurait dû se douter que ses filles n’apprécieraient pas le spectacle, puisqu’elles ne tardèrent pas à se jeter sur eux. Du coup, toute la famille tomba dans la neige en rigolant.

    « Tout le monde à l’intérieur ! Chocolat chaud et cookies que je vais préparer pour tous, même pour les perdants ! Dois-je vous rappeler que vous allez tous les deux devoir porter du rose ?! Je me sens généreuse aujourd’hui, je vous laisse l’occasion de porter vos vêtements roses au Bahamas, comme ça, il n’y que Maddie et moi qui profiterons du spectacle ! »

    ## TOPIC CLOS ##
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